Pour la presse allemande, la cause est déjà entendue: "La prolongation de son contrat limité pour l'instant à la pause hivernale est -dans l'état actuel des choses- une évidence", assure ainsi Kicker, le magazine de référence du football.

Le patron du club Karl-Heinz Rummenigge a pourtant refusé jusqu'ici de se lier les mains. La décision, a-t-il promis, sera annoncée ce week-end, après le dernier match aller samedi à domicile contre Wolfsburg (15h30).

En attendant, les "Bayernologues" en sont réduits à interpréter ses propos: "Ce dont nous avons besoin, c'est d'un entraîneur qui maîtrise le football de possession de balle au niveau d'un van Gaal, d'un Heynckes ou d'un Pep Guardiola. C'est la philosophie du Bayern Munich", explique-t-il, "ces trois hommes ont été des références au poste d'entraîneur et ont laissé leur empreinte sur le club".

"Hansi a un profil différent, concède Rummenigge, mais je trouve qu'il fait du bon travail (...) Le style qu'il a donné à l'équipe ne nous plaît pas seulement à nous, mais aussi aux supporters. Le résultat sec n'est pas la seule chose qui compte, il y a aussi la qualité du jeu. On doit pouvoir voir la signature d'un entraîneur. Et c'est chez nous de nouveau le cas".

"Comme Jupp Heynckes"

Ancien adjoint de Niko Kovac, limogé début novembre, le technicien de 54 ans peut se prévaloir en moins de deux mois d'un bilan sportif correct: sept victoires, deux défaites, Ligue des champions comprise.

Mais c'est humainement qu'il a marqué le plus de points: vivement apprécié par les joueurs, il fait l'unanimité parmi les experts du pays.

"Je crois que chacun d'entre nous serait content de continuer avec Hansi", a ainsi plaidé le champion du monde 2014 Jérôme Boateng, qui a vu défiler cinq entraîneurs depuis son arrivée en 2011. "Il est très respectueux et professionnel avec nous les joueurs, avec ceux qui jouent comme ceux qui ne jouent pas (...) et dans un club comme le Bayern Munich, ça a beaucoup de valeur", poursuit le défenseur de 31 ans, avant de lâcher le compliment suprême: "C'est comme avec Jupp Heynckes, qui avait vraiment été extraordinaire. Hansi n'en est pas loin".

"Une perle comme entraîneur"

Jupp Heynckes ! Depuis sa retraite sur les bords du Rhin, le légendaire coach de 74 ans, l'homme qui a conduit en 2013 le Bayern vers l'unique triplé Bundesliga/coupe/Ligue de son histoire, a trouvé des accents presque lyriques pour louer Flick: "C'est une perle comme entraîneur", a-t-il écrit, dans une tribune très remarquée publiée par Kicker: "De tels talents doivent être reconnus et encouragés (...) Le FC Bayern a maintenant la grande chance d'avoir sur le long terme un entraîneur qui peut marquer une époque".

Preuve que sa prolongation est l'option numéro un: les rumeurs de novembre sur l'arrivée imminente d'un "grand nom", ten Hag, Pochettino, Allegri ou Mourinho (avant son embauche à Tottenham) se sont totalement éteintes.

Le principal intéressé, lui, joue profil bas mais sans fausse modestie: "Je sais ce que nous avons réussi, mais j'ai des conceptions très claires, et je dois aussi en faire part", a-t-il prévenu, comme s'il avait déjà un projet de cahier des charges à soumettre à ses dirigeants.

S'il reste, sa tâche en 2020 sera de ramener l'équipe au sommet de la Bundesliga (le Bayern a 4 points de retard sur le leader Leipzig) et de poursuivre l'aventure en Ligue des champions, avec un premier rendez-vous contre Chelsea en 8e de finale.

Pour la presse allemande, la cause est déjà entendue: "La prolongation de son contrat limité pour l'instant à la pause hivernale est -dans l'état actuel des choses- une évidence", assure ainsi Kicker, le magazine de référence du football.Le patron du club Karl-Heinz Rummenigge a pourtant refusé jusqu'ici de se lier les mains. La décision, a-t-il promis, sera annoncée ce week-end, après le dernier match aller samedi à domicile contre Wolfsburg (15h30).En attendant, les "Bayernologues" en sont réduits à interpréter ses propos: "Ce dont nous avons besoin, c'est d'un entraîneur qui maîtrise le football de possession de balle au niveau d'un van Gaal, d'un Heynckes ou d'un Pep Guardiola. C'est la philosophie du Bayern Munich", explique-t-il, "ces trois hommes ont été des références au poste d'entraîneur et ont laissé leur empreinte sur le club"."Hansi a un profil différent, concède Rummenigge, mais je trouve qu'il fait du bon travail (...) Le style qu'il a donné à l'équipe ne nous plaît pas seulement à nous, mais aussi aux supporters. Le résultat sec n'est pas la seule chose qui compte, il y a aussi la qualité du jeu. On doit pouvoir voir la signature d'un entraîneur. Et c'est chez nous de nouveau le cas". Ancien adjoint de Niko Kovac, limogé début novembre, le technicien de 54 ans peut se prévaloir en moins de deux mois d'un bilan sportif correct: sept victoires, deux défaites, Ligue des champions comprise. Mais c'est humainement qu'il a marqué le plus de points: vivement apprécié par les joueurs, il fait l'unanimité parmi les experts du pays."Je crois que chacun d'entre nous serait content de continuer avec Hansi", a ainsi plaidé le champion du monde 2014 Jérôme Boateng, qui a vu défiler cinq entraîneurs depuis son arrivée en 2011. "Il est très respectueux et professionnel avec nous les joueurs, avec ceux qui jouent comme ceux qui ne jouent pas (...) et dans un club comme le Bayern Munich, ça a beaucoup de valeur", poursuit le défenseur de 31 ans, avant de lâcher le compliment suprême: "C'est comme avec Jupp Heynckes, qui avait vraiment été extraordinaire. Hansi n'en est pas loin".Jupp Heynckes ! Depuis sa retraite sur les bords du Rhin, le légendaire coach de 74 ans, l'homme qui a conduit en 2013 le Bayern vers l'unique triplé Bundesliga/coupe/Ligue de son histoire, a trouvé des accents presque lyriques pour louer Flick: "C'est une perle comme entraîneur", a-t-il écrit, dans une tribune très remarquée publiée par Kicker: "De tels talents doivent être reconnus et encouragés (...) Le FC Bayern a maintenant la grande chance d'avoir sur le long terme un entraîneur qui peut marquer une époque".Preuve que sa prolongation est l'option numéro un: les rumeurs de novembre sur l'arrivée imminente d'un "grand nom", ten Hag, Pochettino, Allegri ou Mourinho (avant son embauche à Tottenham) se sont totalement éteintes. Le principal intéressé, lui, joue profil bas mais sans fausse modestie: "Je sais ce que nous avons réussi, mais j'ai des conceptions très claires, et je dois aussi en faire part", a-t-il prévenu, comme s'il avait déjà un projet de cahier des charges à soumettre à ses dirigeants.S'il reste, sa tâche en 2020 sera de ramener l'équipe au sommet de la Bundesliga (le Bayern a 4 points de retard sur le leader Leipzig) et de poursuivre l'aventure en Ligue des champions, avec un premier rendez-vous contre Chelsea en 8e de finale.