Sevrés de titres depuis l'éclatement de l'URSS, les supporters du Dynamo se sont remis à y croire en 2013. C'est cette année-là que Boris Rotenberg a fait son entrée dans le club. Boris est, avec son frère aîné Arkadi, une vieille connaissance de Vladimir Poutine. Durant leur jeunesse à Saint-Pétersbourg, ils ont été partenaires de judo. Les deux frères possèdent notamment une banque et un groupe industriel qui travaille beaucoup pour l'Etat et pour Gazprom. Poutine se charge d'obtenir l'organisation de grands événements, comme les JO d'hiver, et les Rotenberg construisent les infrastructures.

L'arrivée de Rotenberg est allée de pair avec le déclin du FC Anzhi Makhatchkala. Là-bas, Souleyman Kerimov a fermé le robinet et a mis toute l'équipe en vente. Rotenberg a sauté sur l'occasion et a attiré les meilleurs éléments à Moscou : Denisov, Kokorin, Samba, Zhirkov, Gaboulov. Pour un peu moins de 70 millions d'euros, le Dynamo a été totalement remodelé. En 2014, d'autres renforts ont été recrutés pour 20 millions d'euros : les Français Vainqueur (Standard) et Valbuena (OM), et l'arrière gauche néerlandais Büttner (Manchester United).

A mi-saison, le titre semble hors de portée pour les Moscovites. Le Zenit a joué un match de plus, mais compte déjà neuf points d'avance. Le Dynamo livre un duel avec le CSKA pour la deuxième place. En Europa League, le Dynamo a réalisé le carton plein dans une poule qui comprenait également le PSV Eindhoven, le Panathinaikos et Estoril.

C'est une équipe expérimentée, assez âgée (29 ans de moyenne d'âge), qui a gagné tous ses matches européens avec un petit but d'écart (1-0 ou 2-1). Si Kevin Kuranyi débute le match, il joue comme attaquant de pointe, mais la plupart du temps, c'est Kokorin qu'on retrouve dans le 11 de départ. Le Dynamo pratique alors le football tout en mouvement d'autrefois, avec beaucoup de vitesse et de changements de positions.

Enfin, Anderlecht ne doit pas craindre le 12e homme : les trois matches européens à domicile n'ont attiré, au total, "que" 16.000 spectateurs. Le Dynamo a toujours été le quatrième en matière de popularité dans cette ville mondaine. Il joue d'autant plus dans un quartier excentré. Mais la construction d'un nouveau stade est envisagée et le club espère, grâce à cela, accroître sa moyenne de spectateurs.

Par Peter T'kint

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré au Dynamo Moscou dans votre Sport/Foot Magazine

Sevrés de titres depuis l'éclatement de l'URSS, les supporters du Dynamo se sont remis à y croire en 2013. C'est cette année-là que Boris Rotenberg a fait son entrée dans le club. Boris est, avec son frère aîné Arkadi, une vieille connaissance de Vladimir Poutine. Durant leur jeunesse à Saint-Pétersbourg, ils ont été partenaires de judo. Les deux frères possèdent notamment une banque et un groupe industriel qui travaille beaucoup pour l'Etat et pour Gazprom. Poutine se charge d'obtenir l'organisation de grands événements, comme les JO d'hiver, et les Rotenberg construisent les infrastructures.L'arrivée de Rotenberg est allée de pair avec le déclin du FC Anzhi Makhatchkala. Là-bas, Souleyman Kerimov a fermé le robinet et a mis toute l'équipe en vente. Rotenberg a sauté sur l'occasion et a attiré les meilleurs éléments à Moscou : Denisov, Kokorin, Samba, Zhirkov, Gaboulov. Pour un peu moins de 70 millions d'euros, le Dynamo a été totalement remodelé. En 2014, d'autres renforts ont été recrutés pour 20 millions d'euros : les Français Vainqueur (Standard) et Valbuena (OM), et l'arrière gauche néerlandais Büttner (Manchester United).A mi-saison, le titre semble hors de portée pour les Moscovites. Le Zenit a joué un match de plus, mais compte déjà neuf points d'avance. Le Dynamo livre un duel avec le CSKA pour la deuxième place. En Europa League, le Dynamo a réalisé le carton plein dans une poule qui comprenait également le PSV Eindhoven, le Panathinaikos et Estoril.C'est une équipe expérimentée, assez âgée (29 ans de moyenne d'âge), qui a gagné tous ses matches européens avec un petit but d'écart (1-0 ou 2-1). Si Kevin Kuranyi débute le match, il joue comme attaquant de pointe, mais la plupart du temps, c'est Kokorin qu'on retrouve dans le 11 de départ. Le Dynamo pratique alors le football tout en mouvement d'autrefois, avec beaucoup de vitesse et de changements de positions.Enfin, Anderlecht ne doit pas craindre le 12e homme : les trois matches européens à domicile n'ont attiré, au total, "que" 16.000 spectateurs. Le Dynamo a toujours été le quatrième en matière de popularité dans cette ville mondaine. Il joue d'autant plus dans un quartier excentré. Mais la construction d'un nouveau stade est envisagée et le club espère, grâce à cela, accroître sa moyenne de spectateurs.Par Peter T'kintRetrouvez l'intégralité de l'article consacré au Dynamo Moscou dans votre Sport/Foot Magazine