Quel est le meilleur championnat d'Europe ? C'est la question autour de laquelle bon nombre d'amateurs de football discutent chaque année. Et mardi, il n'a fallu qu'une petite phrase d'Arsène Wenger, qui sonnait comme une excuse pour une élimination presque assurée, pour relancer le débat. Ce dernier a en effet prétendu que le trop bon niveau du championnat anglais pénalisait ses représentants en compétitions européennes.

Il y a un peu moins d'un an, une bombe tombait sur le football européen. Le 1er mai 2013, le Bayern Munich allait gagner sur le score de 0-3 à Barcelone. Jusque-là, le Barça était considéré comme le meilleur club au monde et son équipe était régulièrement citée comme une des meilleures formations de tous les temps. La Liga espagnole quant à elle dominait le foot mondial et l'équipe nationale ibérique dominait le monde. Mais dans le même temps, le Borussia Dortmund triomphait également face au Real Madrid et nous nous retrouvions avec une finale 100% allemande. Une finale qui sonnait comme un passage de témoin entre les deux championnats.

Waseige : "Dortmund a réveillé le Bayern"

On le sait, chaque championnat a ses périodes de gloire et ses années noires. Dans les années 80 et 90, la Série A italienne était proclamée meilleur championnat tandis que dans les années 2000, c'est la Premier League anglaise qui survolait le monde du football. Mais à l'heure où les clubs allemands et espagnols font des étincelles en huitièmes de finale de Champions League, c'est la soupe à la grimace pour l'Italie et l'Angleterre. En effet, avec les éliminations d'Arsenal et de Manchester City et la situation délicate de United, seul Chelsea semble en position favorable pour accéder aux quarts de finale pour le Royaume de Sa Majesté. Du côté de l'Italie, le constat est bien pire puisqu'on ne retrouvera aucun club de la botte parmi les huit meilleurs de cette année. "Pour moi, la bataille pour le meilleur championnat se joue entre l'Angleterre et l'Allemagne, mais c'est très serré", nous confie Frédéric Waseige, consultant pour BeTV. "L'Espagne, depuis des années, ne se résume qu'à deux équipes. Je dirais que l'Allemagne est un petit peu au-dessus de l'Angleterre. En Bundesliga, tous les stades sont pleins et tous les matchs sont difficiles. Même dans le fond du classement on a des matchs sublimes, meilleurs que dans le fond du classement anglais. Au niveau financier aussi l'Allemagne est plus forte. On compte sur les doigts de la main les clubs qui sont possédés par des organisations étrangères. Les stades sont neufs et pleins. Les demi-finales de la Champions League de l'an dernier, c'était un message fort, mais avant tout, c'était l'aboutissement de plusieurs années de travail et de sérieux. Je pense aussi que la résurrection de Dortmund a fait beaucoup de bien au Bayern, ça l'a réveillé. Cette année il sera encore possible d'avoir une finale 100% allemande."

Albert: "La discipline allemande et l'intensité anglaise"

Ce constat est partagé par Philippe Albert: "la Premier League était sûrement le meilleur championnat il y a quelques années, mais maintenant quand on voit le championnat allemand, on ne peut pas départager les deux. Je mettrais les deux championnats sur un même pied d'égalité. En Espagne, c'est différent. Il n'y a que trois clubs qui prestent chaque année à un haut niveau."

"Il ne faut pas oublier non plus que United et Chelsea ont aussi gagné la Ligue des Champions dans un passé récent. Pour moi, le niveau technique est plus élevé en Allemagne, mais l'intensité est plus grande en Angleterre. Le championnat espagnol est un cran plus bas et ensuite vient l'italien. À l'heure actuelle, ce dernier ne peut plus se payer de superstars comme en Angleterre. Là où le championnat anglais est inférieur à l'Allemand, c'est au niveau de la formation. On le voit, le Bayern sort quand même pas mal de jeunes tandis qu'en Premier League, les grands clubs préfèrent transférer sept ou huit joueurs à l'intersaison. Au niveau financier aussi l'Allemagne fait la différence avec beaucoup de discipline. On se demande un peu ce que vont devenir Manchester City et Chelsea une fois que leurs patrons en auront marre de leur jouet..."

Teklak: "Les caractéristiques ne sont pas comparables"

Alexandre Teklak trouve, quant à lui, qu'il est impossible de répondre à cette question: "il faut des profils particuliers pour jouer dans chaque championnat. En Espagne, les coachs sont très à cheval sur le placement tactique et c'est un championnat qui combine technique et vitesse d'exécution. En Allemagne, les équipes jouent très offensif. Et en Angleterre, on retrouve aussi énormément d'espace. En Italie, c'est très fermé et très tactique par contre. Je ne suis pas d'accord quand on dit que le championnat espagnol n'est pas homogène. À part le Real, le Barça et un ou deux autres clubs, toutes les équipes peuvent être concernées par la relégation. C'est un championnat très difficile justement. Je trouve par contre le championnat anglais un peu 'a-tactique' (sic), dans le sens où, à part les cinq ou six grands, il n'y a pas une culture de la mise en place tactique. Par contre, pour moi, l'argent que l'Angleterre produit est disproportionné par rapport au niveau réel du championnat. La preuve: l'équipe nationale anglaise va encore devoir attendre quelques années avant de pouvoir faire des résultats. Dans ce contexte, des entraîneurs étrangers comme Mourinho apportent vraiment quelque chose à ce football. Chelsea, c'est un ovni en Angleterre en ce moment. Mais pour moi, on ne peut pas dire quel est le meilleur championnat. Chaque club de chaque pays choisit ses joueurs en fonction de caractéristiques qui conviennent à sa compétition. À partir de ce moment, on ne peut pas faire un choix. Ne sous-estimons pas non plus la Ligue 1 française dans laquelle il est très dur de s'imposer."

S'il y a un point sur lequel les trois consultants s'accordent, c'est contre les paroles d'Arsène Wenger. Pour Waseige: "Wenger est de mauvaise foi. Qu'il explique alors pourquoi Mourinho est premier en Premier League et arrive à faire des résultats en C1". "Wenger tente de protéger ses joueurs, c'est normal, mais il a tort", nous dit Philippe Albert. "Il a l'habitude de trouver des excuses, mais à la grande époque d'Arsenal, il n'arrivait pas non plus à faire des résultats en Ligue des Champions."

Quel est le meilleur championnat d'Europe ? C'est la question autour de laquelle bon nombre d'amateurs de football discutent chaque année. Et mardi, il n'a fallu qu'une petite phrase d'Arsène Wenger, qui sonnait comme une excuse pour une élimination presque assurée, pour relancer le débat. Ce dernier a en effet prétendu que le trop bon niveau du championnat anglais pénalisait ses représentants en compétitions européennes. Il y a un peu moins d'un an, une bombe tombait sur le football européen. Le 1er mai 2013, le Bayern Munich allait gagner sur le score de 0-3 à Barcelone. Jusque-là, le Barça était considéré comme le meilleur club au monde et son équipe était régulièrement citée comme une des meilleures formations de tous les temps. La Liga espagnole quant à elle dominait le foot mondial et l'équipe nationale ibérique dominait le monde. Mais dans le même temps, le Borussia Dortmund triomphait également face au Real Madrid et nous nous retrouvions avec une finale 100% allemande. Une finale qui sonnait comme un passage de témoin entre les deux championnats.Waseige : "Dortmund a réveillé le Bayern" On le sait, chaque championnat a ses périodes de gloire et ses années noires. Dans les années 80 et 90, la Série A italienne était proclamée meilleur championnat tandis que dans les années 2000, c'est la Premier League anglaise qui survolait le monde du football. Mais à l'heure où les clubs allemands et espagnols font des étincelles en huitièmes de finale de Champions League, c'est la soupe à la grimace pour l'Italie et l'Angleterre. En effet, avec les éliminations d'Arsenal et de Manchester City et la situation délicate de United, seul Chelsea semble en position favorable pour accéder aux quarts de finale pour le Royaume de Sa Majesté. Du côté de l'Italie, le constat est bien pire puisqu'on ne retrouvera aucun club de la botte parmi les huit meilleurs de cette année. "Pour moi, la bataille pour le meilleur championnat se joue entre l'Angleterre et l'Allemagne, mais c'est très serré", nous confie Frédéric Waseige, consultant pour BeTV. "L'Espagne, depuis des années, ne se résume qu'à deux équipes. Je dirais que l'Allemagne est un petit peu au-dessus de l'Angleterre. En Bundesliga, tous les stades sont pleins et tous les matchs sont difficiles. Même dans le fond du classement on a des matchs sublimes, meilleurs que dans le fond du classement anglais. Au niveau financier aussi l'Allemagne est plus forte. On compte sur les doigts de la main les clubs qui sont possédés par des organisations étrangères. Les stades sont neufs et pleins. Les demi-finales de la Champions League de l'an dernier, c'était un message fort, mais avant tout, c'était l'aboutissement de plusieurs années de travail et de sérieux. Je pense aussi que la résurrection de Dortmund a fait beaucoup de bien au Bayern, ça l'a réveillé. Cette année il sera encore possible d'avoir une finale 100% allemande."Albert: "La discipline allemande et l'intensité anglaise"Ce constat est partagé par Philippe Albert: "la Premier League était sûrement le meilleur championnat il y a quelques années, mais maintenant quand on voit le championnat allemand, on ne peut pas départager les deux. Je mettrais les deux championnats sur un même pied d'égalité. En Espagne, c'est différent. Il n'y a que trois clubs qui prestent chaque année à un haut niveau." "Il ne faut pas oublier non plus que United et Chelsea ont aussi gagné la Ligue des Champions dans un passé récent. Pour moi, le niveau technique est plus élevé en Allemagne, mais l'intensité est plus grande en Angleterre. Le championnat espagnol est un cran plus bas et ensuite vient l'italien. À l'heure actuelle, ce dernier ne peut plus se payer de superstars comme en Angleterre. Là où le championnat anglais est inférieur à l'Allemand, c'est au niveau de la formation. On le voit, le Bayern sort quand même pas mal de jeunes tandis qu'en Premier League, les grands clubs préfèrent transférer sept ou huit joueurs à l'intersaison. Au niveau financier aussi l'Allemagne fait la différence avec beaucoup de discipline. On se demande un peu ce que vont devenir Manchester City et Chelsea une fois que leurs patrons en auront marre de leur jouet..."Teklak: "Les caractéristiques ne sont pas comparables"Alexandre Teklak trouve, quant à lui, qu'il est impossible de répondre à cette question: "il faut des profils particuliers pour jouer dans chaque championnat. En Espagne, les coachs sont très à cheval sur le placement tactique et c'est un championnat qui combine technique et vitesse d'exécution. En Allemagne, les équipes jouent très offensif. Et en Angleterre, on retrouve aussi énormément d'espace. En Italie, c'est très fermé et très tactique par contre. Je ne suis pas d'accord quand on dit que le championnat espagnol n'est pas homogène. À part le Real, le Barça et un ou deux autres clubs, toutes les équipes peuvent être concernées par la relégation. C'est un championnat très difficile justement. Je trouve par contre le championnat anglais un peu 'a-tactique' (sic), dans le sens où, à part les cinq ou six grands, il n'y a pas une culture de la mise en place tactique. Par contre, pour moi, l'argent que l'Angleterre produit est disproportionné par rapport au niveau réel du championnat. La preuve: l'équipe nationale anglaise va encore devoir attendre quelques années avant de pouvoir faire des résultats. Dans ce contexte, des entraîneurs étrangers comme Mourinho apportent vraiment quelque chose à ce football. Chelsea, c'est un ovni en Angleterre en ce moment. Mais pour moi, on ne peut pas dire quel est le meilleur championnat. Chaque club de chaque pays choisit ses joueurs en fonction de caractéristiques qui conviennent à sa compétition. À partir de ce moment, on ne peut pas faire un choix. Ne sous-estimons pas non plus la Ligue 1 française dans laquelle il est très dur de s'imposer." S'il y a un point sur lequel les trois consultants s'accordent, c'est contre les paroles d'Arsène Wenger. Pour Waseige: "Wenger est de mauvaise foi. Qu'il explique alors pourquoi Mourinho est premier en Premier League et arrive à faire des résultats en C1". "Wenger tente de protéger ses joueurs, c'est normal, mais il a tort", nous dit Philippe Albert. "Il a l'habitude de trouver des excuses, mais à la grande époque d'Arsenal, il n'arrivait pas non plus à faire des résultats en Ligue des Champions."