Mesut Özil, jamais avare de tweets provocateurs, a enflammé la toile mardi soir après la débâcle allemande en Espagne (6-0). Le joueur de 32 ans, mis au placard par Arsenal, a écrit qu'il était temps pour la Mannschaft de rappeler Jérôme Boateng. Ce faisant, l'ex-international (92 caps) a relancé une question partagée par beaucoup en Allemagne : pourquoi Joachim Löw met-il de côté Boateng, Thomas Müller et Mats Hummels depuis mars 2019 ? Face aux critiques croissantes, le sélectionneur et le directeur de la fédé, Oliver Bierhoff, se sont toujours défendus de la même manière : une cure de rajeunissement est nécessaire.

Difficile à encaisser

L'Allemagne n'a pas fait le poids face à l'Espagne., DPA
L'Allemagne n'a pas fait le poids face à l'Espagne. © DPA

Les deux hommes ont longtemps pu se retrancher derrière leurs résultats. Mais après la raclée subie à Séville et la non-qualification pour le Final Four de la Nations League pour la deuxième fois d'affilée, le crédit de Löw semble sérieusement entamé. L'Allemagne a subi une véritable humiliation et Manuel Neuer, qui "célébrait" sa 96e sélection et dépassait ainsi l'icône Sepp Maier, a été mitraillé de toutes parts. Déjà sous l'eau à la pause, la défense a été remaniée à la mi-temps et après le remplacement du joueur du Bayern Niklas Süle, elle était composée du quatuor Matthias Ginter-Jonathan Tah-Robin Koch-Philipp Max. Et elle n'a pas fait le poids face à Alvaro Morata, Ferran Torres, Koke et Dani Olmo. Même un Joshua Kimmich en état de jouer n'aurait pu y changer grand-chose. L'Allemagne a même encaissé à deux reprises sur phase arrêtée, Serge Gnabry et Ilkay Gündogan se laissant beaucoup trop facilement dominer dans le jeu aérien par de pourtant plus petits Espagnols.

Kicker a dû remonter loin dans ses archives pour trouver trace d'une telle défaite : un 6-0 subi en Autriche en 1931. En 1909, ce fut encore pire : un 9-0 bien tassé en Angleterre. "Pas la défaite la plus amère de Löw, mais la plus horrible", a conclu l'hebdomadaire allemand.

Hansi à la rescousse ?

L'heure d'Hansi Flick aurait-elle sonné ?, DPA
L'heure d'Hansi Flick aurait-elle sonné ? © DPA

Ces derniers jours, certains suggéraient déjà de rappeler Hummels, fort de son expérience, pour stabiliser la défense. Une idée repoussée par Löw et Bierhoff, conséquents avec leur stratégie de rajeunissement des cadres. Une exception ne serait possible que pour Mario Götze (28 ans, PSV). Même après le calvaire espagnol, Löw a persisté : "Je ne vois en ce moment pas de raison de refaire appel à Boateng, Hummels et Müller. Nous faisons confiance aux joueurs du noyau actuel. Si je dois me chercher un nouveau job ? Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander."

Le journal Bild-Zeitung voit les choses autrement. Seulement trois victoires lors des treize derniers matches de phase de groupe de Coupe du monde (contre la Suède en 2018) ou de Nations League (deux fois contre l'Ukraine), c'en est trop. Sport Bild propose d'ailleurs déjà un successeur : Hansi Flick, le coach du Bayern qui a réanimé la puissance bavaroise et le duo Boateng-Müller, et a décroché les dernières Bundesliga et Champions League. Le journal exprime ainsi un scénario qui serait évoqué en haut lieu à la fédération allemande. Et ajoute une citation provocante de Neuer en couverture : "Müller, Hummels et Boateng pourraient nous aider".

SPORT1, qui parle de honte et de désespoir, épingle également le manque de maturité de l'équipe, mais termine par une déclaration de Bierhoff : "Nous avons confiance en Joachim Löw, ce ne match ne change rien." Reste à voir si le futur le confirmera.

Mesut Özil, jamais avare de tweets provocateurs, a enflammé la toile mardi soir après la débâcle allemande en Espagne (6-0). Le joueur de 32 ans, mis au placard par Arsenal, a écrit qu'il était temps pour la Mannschaft de rappeler Jérôme Boateng. Ce faisant, l'ex-international (92 caps) a relancé une question partagée par beaucoup en Allemagne : pourquoi Joachim Löw met-il de côté Boateng, Thomas Müller et Mats Hummels depuis mars 2019 ? Face aux critiques croissantes, le sélectionneur et le directeur de la fédé, Oliver Bierhoff, se sont toujours défendus de la même manière : une cure de rajeunissement est nécessaire. Les deux hommes ont longtemps pu se retrancher derrière leurs résultats. Mais après la raclée subie à Séville et la non-qualification pour le Final Four de la Nations League pour la deuxième fois d'affilée, le crédit de Löw semble sérieusement entamé. L'Allemagne a subi une véritable humiliation et Manuel Neuer, qui "célébrait" sa 96e sélection et dépassait ainsi l'icône Sepp Maier, a été mitraillé de toutes parts. Déjà sous l'eau à la pause, la défense a été remaniée à la mi-temps et après le remplacement du joueur du Bayern Niklas Süle, elle était composée du quatuor Matthias Ginter-Jonathan Tah-Robin Koch-Philipp Max. Et elle n'a pas fait le poids face à Alvaro Morata, Ferran Torres, Koke et Dani Olmo. Même un Joshua Kimmich en état de jouer n'aurait pu y changer grand-chose. L'Allemagne a même encaissé à deux reprises sur phase arrêtée, Serge Gnabry et Ilkay Gündogan se laissant beaucoup trop facilement dominer dans le jeu aérien par de pourtant plus petits Espagnols. Kicker a dû remonter loin dans ses archives pour trouver trace d'une telle défaite : un 6-0 subi en Autriche en 1931. En 1909, ce fut encore pire : un 9-0 bien tassé en Angleterre. "Pas la défaite la plus amère de Löw, mais la plus horrible", a conclu l'hebdomadaire allemand. Ces derniers jours, certains suggéraient déjà de rappeler Hummels, fort de son expérience, pour stabiliser la défense. Une idée repoussée par Löw et Bierhoff, conséquents avec leur stratégie de rajeunissement des cadres. Une exception ne serait possible que pour Mario Götze (28 ans, PSV). Même après le calvaire espagnol, Löw a persisté : "Je ne vois en ce moment pas de raison de refaire appel à Boateng, Hummels et Müller. Nous faisons confiance aux joueurs du noyau actuel. Si je dois me chercher un nouveau job ? Ce n'est pas à moi qu'il faut le demander."Le journal Bild-Zeitung voit les choses autrement. Seulement trois victoires lors des treize derniers matches de phase de groupe de Coupe du monde (contre la Suède en 2018) ou de Nations League (deux fois contre l'Ukraine), c'en est trop. Sport Bild propose d'ailleurs déjà un successeur : Hansi Flick, le coach du Bayern qui a réanimé la puissance bavaroise et le duo Boateng-Müller, et a décroché les dernières Bundesliga et Champions League. Le journal exprime ainsi un scénario qui serait évoqué en haut lieu à la fédération allemande. Et ajoute une citation provocante de Neuer en couverture : "Müller, Hummels et Boateng pourraient nous aider". SPORT1, qui parle de honte et de désespoir, épingle également le manque de maturité de l'équipe, mais termine par une déclaration de Bierhoff : "Nous avons confiance en Joachim Löw, ce ne match ne change rien." Reste à voir si le futur le confirmera.