Le match aller, avec un score qui traduit mal l'impression de supériorité laissé par les Allemands, n'incite pas vraiment à l'optimisme pour les Spurs. Pendant 70 minutes, ils n'avaient pas vu la balle, jusqu'à ce que Leipzig, pris dans une série de matches importants, ne lève le pied.

Le club anglais est pourtant capable d'un exploit loin de Londres: finaliste l'an dernier, Tottenham a écrit les plus belles pages de son aventure européenne à l'extérieur avec une victoire (1-0) à Dortmund au même stade de la compétition, et surtout une demi-finale retour héroïque à Amsterdam.

Mais c'était avec Mauricio Pochettino, remplacé par Mourinho en novembre. L'entraîneur portugais a certes un palmarès bien garni - 2 C1 remportées avec Porto et l'Inter - mais son bilan européen récent n'a rien de glorieux.

Les équipes dirigées par le Portugais n'ont ainsi remporté aucune des sept dernières rencontres éliminatoires en Coupe d'Europe.

Le pessimisme entourant ce match retour en dit long sur la perte de prestige de Mourinho, jadis considéré comme susceptible de retourner n'importe quelle situation.

Une défense toujours trop perméable

Le "Mou" a semblé douter de ses propres capacités lorsqu'il a glissé - en plaisantant à moitié - que le conseil d'administration du club devait décider quel match privilégier entre la journée de championnat contre Burnley samedi (1-1) et le match retour contre Leipzig, car il ne pourrait pas jouer les deux à fond.

Un discours aux antipodes de sa tranquille assurance à son arrivée en Angleterre en 2004 où il avait clamé: "Je suis champion d'Europe, donc je ne suis pas de nulle part. Je suis un +Special One+".

Toujours aussi peu enclin à l'autocritique, Mourinho semble passer l'essentiel de son temps à se chercher des excuses - parfois recevables - ou à désigner des boucs-émissaires, à l'image du Français Tanguy Ndombélé, livré à la vindicte populaire samedi.

Il donne surtout l'impression d'avoir sous-estimé la gravité des problèmes à Tottenham, avec un groupe en fin de cycle et une fragilité défensive toujours aussi problématique.

"Nous ne gardons pas assez souvent notre cage inviolée", avait ainsi déploré la semaine passée le défenseur belge Jan Vertonghen. "Ça ne date pas de maintenant. Ça ne date pas de la semaine dernière. C'est depuis le début de la saison. Depuis plus d'un an, même", avait-il admis.

Mais l'absence de progrès dans ce secteur alors que l'organisation, surtout défensive, a toujours été son point fort, interroge.

Leipzig à la relance

D'autant qu'à Leipzig, il faudra gagner et prendre des risques.

Toujours habile dans ses analogies, le Portugais avait comparé son dilemme pour trouver un équilibre avec une couverture trop petite: "Si vous la remontez, vous avez froid aux pieds, mais si vous couvrez vos pied, la moitié du corps est à l'air libre".

Les Spurs devront pourtant y croire face à Leipzig qui espère que la Ligue des champions lui rendra un peu de l'élan perdu en championnat ces dernières semaines.

Le calendrier relevé contre des adversaires du haut de tableau a montré les limites de la jeune troupe de Julian Nagelsmann: quatre nuls sur les six dernières rencontres, contre Mönchengladbach, Munich, Leverkusen et Wolfsburg (0-0) samedi.

"Il s'agit maintenant de gagner de nouveau, et d'abord contre Tottenham", a martelé le gardien international hongrois Peter Gulacsi: "Nous voulons réussir quelque chose de très grand (...) mais il va falloir utiliser les espaces qui s'ouvriront et marquer des buts".

Et si Tottenham est orphelin de Harry Kane en pointe, Leipzig subit la baisse de régime de Timo Werner, buteur à Londres: après avoir affolé les compteurs avec 20 buts en 18 journées, l'international n'a marqué qu'une fois sur ses sept dernières sorties en Bundesliga.

Le match aller, avec un score qui traduit mal l'impression de supériorité laissé par les Allemands, n'incite pas vraiment à l'optimisme pour les Spurs. Pendant 70 minutes, ils n'avaient pas vu la balle, jusqu'à ce que Leipzig, pris dans une série de matches importants, ne lève le pied.Le club anglais est pourtant capable d'un exploit loin de Londres: finaliste l'an dernier, Tottenham a écrit les plus belles pages de son aventure européenne à l'extérieur avec une victoire (1-0) à Dortmund au même stade de la compétition, et surtout une demi-finale retour héroïque à Amsterdam.Mais c'était avec Mauricio Pochettino, remplacé par Mourinho en novembre. L'entraîneur portugais a certes un palmarès bien garni - 2 C1 remportées avec Porto et l'Inter - mais son bilan européen récent n'a rien de glorieux.Les équipes dirigées par le Portugais n'ont ainsi remporté aucune des sept dernières rencontres éliminatoires en Coupe d'Europe.Le pessimisme entourant ce match retour en dit long sur la perte de prestige de Mourinho, jadis considéré comme susceptible de retourner n'importe quelle situation.Une défense toujours trop perméableLe "Mou" a semblé douter de ses propres capacités lorsqu'il a glissé - en plaisantant à moitié - que le conseil d'administration du club devait décider quel match privilégier entre la journée de championnat contre Burnley samedi (1-1) et le match retour contre Leipzig, car il ne pourrait pas jouer les deux à fond.Un discours aux antipodes de sa tranquille assurance à son arrivée en Angleterre en 2004 où il avait clamé: "Je suis champion d'Europe, donc je ne suis pas de nulle part. Je suis un +Special One+".Toujours aussi peu enclin à l'autocritique, Mourinho semble passer l'essentiel de son temps à se chercher des excuses - parfois recevables - ou à désigner des boucs-émissaires, à l'image du Français Tanguy Ndombélé, livré à la vindicte populaire samedi.Il donne surtout l'impression d'avoir sous-estimé la gravité des problèmes à Tottenham, avec un groupe en fin de cycle et une fragilité défensive toujours aussi problématique."Nous ne gardons pas assez souvent notre cage inviolée", avait ainsi déploré la semaine passée le défenseur belge Jan Vertonghen. "Ça ne date pas de maintenant. Ça ne date pas de la semaine dernière. C'est depuis le début de la saison. Depuis plus d'un an, même", avait-il admis.Mais l'absence de progrès dans ce secteur alors que l'organisation, surtout défensive, a toujours été son point fort, interroge.Leipzig à la relanceD'autant qu'à Leipzig, il faudra gagner et prendre des risques.Toujours habile dans ses analogies, le Portugais avait comparé son dilemme pour trouver un équilibre avec une couverture trop petite: "Si vous la remontez, vous avez froid aux pieds, mais si vous couvrez vos pied, la moitié du corps est à l'air libre".Les Spurs devront pourtant y croire face à Leipzig qui espère que la Ligue des champions lui rendra un peu de l'élan perdu en championnat ces dernières semaines.Le calendrier relevé contre des adversaires du haut de tableau a montré les limites de la jeune troupe de Julian Nagelsmann: quatre nuls sur les six dernières rencontres, contre Mönchengladbach, Munich, Leverkusen et Wolfsburg (0-0) samedi."Il s'agit maintenant de gagner de nouveau, et d'abord contre Tottenham", a martelé le gardien international hongrois Peter Gulacsi: "Nous voulons réussir quelque chose de très grand (...) mais il va falloir utiliser les espaces qui s'ouvriront et marquer des buts".Et si Tottenham est orphelin de Harry Kane en pointe, Leipzig subit la baisse de régime de Timo Werner, buteur à Londres: après avoir affolé les compteurs avec 20 buts en 18 journées, l'international n'a marqué qu'une fois sur ses sept dernières sorties en Bundesliga.