Agé de 51 ans, Ceferin avait été élu en septembre 2016 en remplacement de Michel Platini, suspendu de toute activité liée au football.

Seul candidat jeudi lors du congrès organisé dans un grand hôtel des hauteurs de Rome, il a été réélu sans vote, sous les applaudissements des représentants des 55 fédérations européennes.

"Que va-t-il se passer maintenant ? C'est la question que beaucoup se posaient quand j'ai été élu il y a deux ans et demi. C'était une question légitime et pertinente et je me la suis posée moi-même. C'était un peu un saut dans l'inconnu", a reconnu le Slovène avant son élection.

Lors de son deuxième discours, une fois réélu, il a reposé la même question. "Elle est toujours légitime et pertinente. Que va-t-il se passer maintenant ? Mais je la pose avec j'espère moins de doutes et de scepticisme."

"Nous ne devons pas permettre que nos succès récents mais de court terme cachent les défis beaucoup plus complexes qui nous attendent. Ca n'est pas assez, on ne doit pas se reposer sur nos lauriers. On doit faire plus", a-t-il lancé comme première promesse de président élu.

Alors que l'UEFA et la Fifa s'opposent sur divers projets portés par l'instance mondiale, notamment une Coupe du monde des clubs élargie de 7 à 24 et une Ligue mondiale des nations, Ceferin a également assuré que sa Confédération serait "une source d'idées constructives pour la Fifa, et pas une source d'opposition".

- Infantino: "rattraper le temps perdu" -

Gianni Infantino, patron du football mondial présent à Rome, a également tendu la main au Slovène: "On doit être innovants. On doit continuer à se développer. Ca ne peut se faire que si on travaille ensemble, si on discute, si on débat. Essayons de trouver ce qu'on doit faire ensemble pour rattraper le temps perdu".

"Nous sommes prêts à travailler avec la Fifa pour que le football reste le sport N.1", a ajouté Ceferin, en prévenant tout de même qu'il comptait "défendre rigoureusement" les intérêts des fédérations et des clubs européens sur la question du calendrier international.

Ce dossier du calendrier international est l'un des plus importants aux yeux d'Andrea Agnelli, le président de la Juventus Turin et de l'ECA (le syndicat européen des clubs, ndlr), dont le partenariat avec l'UEFA a été encore renforcé mercredi par la signature d'un nouveau protocole d'entente.

Le patron de l'UEFA a d'ailleurs déclaré que la confédération européenne allait travailler "main dans la main avec l'ECA pour les compétitions de clubs de l'avenir et pour qu'elles restent ouvertes".

"On fera tout notre possible pour avoir le Mondial-2030 sur notre continent, douze ans après le grand succès qu'a été la Coupe du Monde en Russie", a-t-il par ailleurs déclaré.

"Pas de Super Ligue" tant que Ceferin et Agnelli sont là

Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, a assuré jeudi qu'il n'y aurait "pas de Super Ligue" européenne, tant que lui et Andrea Agnelli, président de l'Association européenne des clubs (ECA), resteraient en fonctions.

"Tant que moi et Andrea Agnelli serons à la tête de nos organisations respectives, il n'y aura pas de Super Ligue. Ca n'est pas une promesse. C'est un fait", a déclaré Ceferin lors de son discours en ouverture du Congrès de l'UEFA à Rome.

"Comme les médias l'ont révélé en novembre, il semble que, un peu avant, et dans les mois qui ont suivi mon élection, certains grands clubs européens ont envisagé de faire sécession", a déclaré Ceferin.

"Nous nous sommes parlés. Nous nous sommes écoutés. Nous nous sommes compris. Aujourd'hui, nous sommes à nouveau unis", a-t-il ajouté, remerciant le président de la Juventus Turin et de l'ECA Andrea Agnelli pour ses efforts, afin de "rassembler de nouveau le football européen derrière un idéal commun".

"Vous les grands clubs, vous captivez des générations entières. Mais cela vous donne des responsabilités. Si vous aviez suivi vos plans, vous auriez peut-être perdu votre statut de grands clubs", a estimé Ceferin.

"En respectant la pyramide du football, en respectant le principe de compétitions ouvertes à tous, en respectant le système de promotion/relégation qui est au coeur de notre culture sportive, en respectant les résultats obtenus sur le terrain qui diffèrent parfois de ceux des livres de comptes, en respectant les supporters (...) vous êtes restés de grands clubs aux yeux du monde. Les plus grands clubs de l'histoire. Pour l'éternité. Merci de l'avoir compris et, croyez-moi, vous ne le regretterez pas", a conclu le patron de l'UEFA.

Agé de 51 ans, Ceferin avait été élu en septembre 2016 en remplacement de Michel Platini, suspendu de toute activité liée au football. Seul candidat jeudi lors du congrès organisé dans un grand hôtel des hauteurs de Rome, il a été réélu sans vote, sous les applaudissements des représentants des 55 fédérations européennes."Que va-t-il se passer maintenant ? C'est la question que beaucoup se posaient quand j'ai été élu il y a deux ans et demi. C'était une question légitime et pertinente et je me la suis posée moi-même. C'était un peu un saut dans l'inconnu", a reconnu le Slovène avant son élection.Lors de son deuxième discours, une fois réélu, il a reposé la même question. "Elle est toujours légitime et pertinente. Que va-t-il se passer maintenant ? Mais je la pose avec j'espère moins de doutes et de scepticisme.""Nous ne devons pas permettre que nos succès récents mais de court terme cachent les défis beaucoup plus complexes qui nous attendent. Ca n'est pas assez, on ne doit pas se reposer sur nos lauriers. On doit faire plus", a-t-il lancé comme première promesse de président élu.Alors que l'UEFA et la Fifa s'opposent sur divers projets portés par l'instance mondiale, notamment une Coupe du monde des clubs élargie de 7 à 24 et une Ligue mondiale des nations, Ceferin a également assuré que sa Confédération serait "une source d'idées constructives pour la Fifa, et pas une source d'opposition".- Infantino: "rattraper le temps perdu" -Gianni Infantino, patron du football mondial présent à Rome, a également tendu la main au Slovène: "On doit être innovants. On doit continuer à se développer. Ca ne peut se faire que si on travaille ensemble, si on discute, si on débat. Essayons de trouver ce qu'on doit faire ensemble pour rattraper le temps perdu"."Nous sommes prêts à travailler avec la Fifa pour que le football reste le sport N.1", a ajouté Ceferin, en prévenant tout de même qu'il comptait "défendre rigoureusement" les intérêts des fédérations et des clubs européens sur la question du calendrier international.Ce dossier du calendrier international est l'un des plus importants aux yeux d'Andrea Agnelli, le président de la Juventus Turin et de l'ECA (le syndicat européen des clubs, ndlr), dont le partenariat avec l'UEFA a été encore renforcé mercredi par la signature d'un nouveau protocole d'entente.Le patron de l'UEFA a d'ailleurs déclaré que la confédération européenne allait travailler "main dans la main avec l'ECA pour les compétitions de clubs de l'avenir et pour qu'elles restent ouvertes"."On fera tout notre possible pour avoir le Mondial-2030 sur notre continent, douze ans après le grand succès qu'a été la Coupe du Monde en Russie", a-t-il par ailleurs déclaré.