Le public de White Heart Lane a retenu son souffle hier soir pour le compte de la 28e journée de Premier League. Bafé Gomis, l'attaquant français de Swansea, s'est écroulé en plein match. Tout le monde a craint le pire, car les malaises et crises cardiaques des sportifs et de footballeurs sont toujours soudains et innatendus. Avec des effets aléatoires.

Pour Gomis, ce n'était pas une première. On pourrait même affirmer que c'est un habitué, tant ces malaises ont jalonné sa carrière. Son médecin qui l'a suivi pendant son épopée lyonnaise déclarait à son sujet au Progrès : "Tout est connu pour Bafétimbi. Il a eu son premier malaise à l'AS Saint-Etienne au centre de formation à l'âge de 17 ans mais il nous a indiqué en avoir fait dès 14 ans. Il a eu un premier bilan cardiaque en 2002. Après la multiplication de ces malaises, il a eu d'autres bilans en 2004, 2005 et 2007, concluant à chaque fois la même chose. Il a eu des bilans très poussés comme tous ceux qui ont une pathologie cardiaque."

Evacué sur civière et aidé d'un masque à oxygène, la panthère a tenu à rassurer ses fans via Twitter.

Concrètement, le malaise vagal est dû à une suractivité du système nerveux et se traduit par un ralentissement du rythme cardiaque et une chute de la tension artérielle aboutissant à une hypoperfusion cérébrale. Si aucune anomalie cardiaque n'est reperée, ce genre de malaise est "sans risque", mais reste toutefois impressionant.

Marc Vivien-Foé, la prise de conscience

Un des premiers joueurs à avoir médiatisé les problèmes et insuffisances cardiaques est l'ancien Lion Indomptable Marc Vivien-Foé. Le milieu camerounais a perdu connaissance lors d'un match de Coupe des Confédérations le 23 juin 2003 au Stade Gerland, à Lyon. Evacué sur civière, il décédera 30 minutes plus tard à l'hopital. L'autopsie déterminera que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale, une hypertrophie cardiaque. Un cas qui a fait naître un débat, une prise de conscience.

"Depuis le décès de Marc-Vivien Foe en 2003, nous travaillons sur la prévention. Ce drame a généré une véritable prise de conscience vis-à-vis de ce phénomène. Nous savons désormais que nous devons tout faire pour limiter les risques au maximum. En 2005, nous avons proposé la mise en place d'un examen poussé de tous les joueurs avant les compétitions. Cette mesure a été appliquée lors de la Coupe du Monde 2006 et de la Coupe du Monde Féminine 2007. Par la suite, la FIFA a rendu cet examen obligatoire avant chaque compétition" expliquait en 2012 le professeur Jiri Dvorak, médecin en chef de la FIFA. Depuis son décès, plusieurs noms sont venus se rajouter à cette funèbre liste : Mikklo Feher en 2004, Antonio Puerta en 2007, Phil O'Donnel en 2007 ou Piermario Morosini en 2012.

Fabrice Muamba, un miraculé

L'histoire du milieu anglais Fabrice Muamba aurait pu avoir le même épilogue que celui de Foé. Le 1er avril 2012, à White Heart Lane (déjà), Muamba était victime d'un arrêt cardiaque. Entre son accident et le moment où son coeur a redémarré à l'hôpital, 78 minutes se sont écoulées. Quand on sait que les premières lésions irréversibles au cerveau surviennent dès 4 minutes quand l'apport d'oxygène vient à manquer, c'est une véritable résurrection.

Quelques mois plus tard, Muamba décidait, logiquement, de mettre un terme à sa carrière de joueur professionnel. Sans regret, il s'était confié à la BBC : "Une carrière de footballeur peut basculer en une seconde. J'en suis témoin. Je suis très heureux aujourd'hui, le football était juste un travail, je trouverai un autre emploi bientôt." L'ex-joueur de Bolton a d'ailleurs repris le chemin des études, dans une école de journalisme plus précisément.

Ce qui a sauvé Muamba, c'est la prise en charge rapide par du personnel et l'utilisation d'un défibrilateur. Ces machines sont d'ailleurs de plus en plus présentes dans l'enceinte des stades, mais surtout dans les centres sportifs. Le medecin de la Fifa exposait ses idées en 2012 sur la question : "Nous voulons faire comprendre aux autorités qu'un défibrillateur peut sauver des vies. Notre rôle est d'expliquer aux associations membres qu'il s'agit là d'une question de vie ou de mort." Ni plus, ni moins.

Le public de White Heart Lane a retenu son souffle hier soir pour le compte de la 28e journée de Premier League. Bafé Gomis, l'attaquant français de Swansea, s'est écroulé en plein match. Tout le monde a craint le pire, car les malaises et crises cardiaques des sportifs et de footballeurs sont toujours soudains et innatendus. Avec des effets aléatoires.Pour Gomis, ce n'était pas une première. On pourrait même affirmer que c'est un habitué, tant ces malaises ont jalonné sa carrière. Son médecin qui l'a suivi pendant son épopée lyonnaise déclarait à son sujet au Progrès : "Tout est connu pour Bafétimbi. Il a eu son premier malaise à l'AS Saint-Etienne au centre de formation à l'âge de 17 ans mais il nous a indiqué en avoir fait dès 14 ans. Il a eu un premier bilan cardiaque en 2002. Après la multiplication de ces malaises, il a eu d'autres bilans en 2004, 2005 et 2007, concluant à chaque fois la même chose. Il a eu des bilans très poussés comme tous ceux qui ont une pathologie cardiaque."Evacué sur civière et aidé d'un masque à oxygène, la panthère a tenu à rassurer ses fans via Twitter.Concrètement, le malaise vagal est dû à une suractivité du système nerveux et se traduit par un ralentissement du rythme cardiaque et une chute de la tension artérielle aboutissant à une hypoperfusion cérébrale. Si aucune anomalie cardiaque n'est reperée, ce genre de malaise est "sans risque", mais reste toutefois impressionant.Un des premiers joueurs à avoir médiatisé les problèmes et insuffisances cardiaques est l'ancien Lion Indomptable Marc Vivien-Foé. Le milieu camerounais a perdu connaissance lors d'un match de Coupe des Confédérations le 23 juin 2003 au Stade Gerland, à Lyon. Evacué sur civière, il décédera 30 minutes plus tard à l'hopital. L'autopsie déterminera que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale, une hypertrophie cardiaque. Un cas qui a fait naître un débat, une prise de conscience."Depuis le décès de Marc-Vivien Foe en 2003, nous travaillons sur la prévention. Ce drame a généré une véritable prise de conscience vis-à-vis de ce phénomène. Nous savons désormais que nous devons tout faire pour limiter les risques au maximum. En 2005, nous avons proposé la mise en place d'un examen poussé de tous les joueurs avant les compétitions. Cette mesure a été appliquée lors de la Coupe du Monde 2006 et de la Coupe du Monde Féminine 2007. Par la suite, la FIFA a rendu cet examen obligatoire avant chaque compétition" expliquait en 2012 le professeur Jiri Dvorak, médecin en chef de la FIFA. Depuis son décès, plusieurs noms sont venus se rajouter à cette funèbre liste : Mikklo Feher en 2004, Antonio Puerta en 2007, Phil O'Donnel en 2007 ou Piermario Morosini en 2012.L'histoire du milieu anglais Fabrice Muamba aurait pu avoir le même épilogue que celui de Foé. Le 1er avril 2012, à White Heart Lane (déjà), Muamba était victime d'un arrêt cardiaque. Entre son accident et le moment où son coeur a redémarré à l'hôpital, 78 minutes se sont écoulées. Quand on sait que les premières lésions irréversibles au cerveau surviennent dès 4 minutes quand l'apport d'oxygène vient à manquer, c'est une véritable résurrection.Quelques mois plus tard, Muamba décidait, logiquement, de mettre un terme à sa carrière de joueur professionnel. Sans regret, il s'était confié à la BBC : "Une carrière de footballeur peut basculer en une seconde. J'en suis témoin. Je suis très heureux aujourd'hui, le football était juste un travail, je trouverai un autre emploi bientôt." L'ex-joueur de Bolton a d'ailleurs repris le chemin des études, dans une école de journalisme plus précisément.Ce qui a sauvé Muamba, c'est la prise en charge rapide par du personnel et l'utilisation d'un défibrilateur. Ces machines sont d'ailleurs de plus en plus présentes dans l'enceinte des stades, mais surtout dans les centres sportifs. Le medecin de la Fifa exposait ses idées en 2012 sur la question : "Nous voulons faire comprendre aux autorités qu'un défibrillateur peut sauver des vies. Notre rôle est d'expliquer aux associations membres qu'il s'agit là d'une question de vie ou de mort." Ni plus, ni moins.