En arrivant devant la presse mardi soir après la victoire de Leipzig 3-0 contre Tottenham (après un succès 1-0 à l'aller), le jeune Allemand était l'image même du bonheur: rayonnant, intarissable, conscient surtout qu'il venait de franchir un palier majeur dans sa jeune et déjà prometteuse carrière d'entraîneur.

"C'est un résultat très important pour le club, c'est très, très bien!", a-t-il exulté, rappelant que Leipzig, dans sa jeune histoire, n'avait encore jamais atteint ce stade de la compétition.

"C'est un moment important pour les livres (d'Histoire), parce que c'est la première fois. C'est quelque chose qui sera en première page. On pourra feuilleter le livre et lire ce que nous avons réussi avec ce club", a-t-il poursuivi, illuminé.

Les livres raconteront aussi que Nagelsmann a mis à terre ce soir-là un monstre sacré: Mourinho, 57 ans, deux Ligues des champions à son palmarès, mais incapable d'atteindre les quarts de la compétition reine depuis 2014.

Tuchel et Guardiola

Avant cette double confrontation, l'entraîneur allemand a admis que Mourinho l'avait impressionné dans sa jeunesse: "Je me suis beaucoup inspiré de sa période à Porto. La façon dont il a gagné la Ligue des champions en 2004 contre Monaco, avec une équipe très forte au Portugal, mais qui n'était pas le plus grand club européen, m'a beaucoup impressionné".

"A l'époque, il était encore un très jeune entraîneur (41 ans, ndlr), qui n'avait lui-même pas été un grand joueur, et il avait donc un parcours un peu similaire au mien", note Nagelsmann.

Mais la comparaison s'arrête là. En matière de palmarès d'une part, et de philosophie du football d'autre part, les deux hommes sont sur deux planètes différentes.

"J'ai gagné un seul titre, avec une équipe junior, lui en a gagné plus de 20" à l'échelon professionnel, coupe Nagelsmann quand on essaie de la comparer au Portugais.

Et sur le plan tactique, ses maîtres sont des techniciens beaucoup plus tournés vers l'offensive et la créativité: Thomas Tuchel et Pep Guardiola. Le coach du Paris SG et celui de Manchester United, selon Nagelsmann, "partagent une façon de concevoir le football: la domination dans toutes les phases de jeu". L'exacte définition de ce que le RB Leipzig a montré lors de ses deux matches contre Tottenham!

"Entraîneur numérique"

Jeune homme de sa génération, Nagelsmann a aussi la réputation d'être ce que les Allemands appellent un "entraîneur-laptop", ou "entraîneur numérique". Féru de données, il est toujours prompt à tester tous les logiciels capables de l'aider à gérer la condition physique de ses joueurs, leurs efforts à l'entraînement, leur sommeil, etc.

Il a aussi avoué s'être livré à un "espionnage sur Internet" de son futur adversaire, pour tenter de comprendre l'ambiance qui régnait en interne chez les Spurs. "J'écoute toutes les conférences de presse, je regarde toutes les interviews. Le plus souvent, les propos des joueurs à la fin d'un match sont un reflet de ce que l'entraîneur leur avait demandé. C'est une bonne façon de saisir l'atmosphère", explique-t-il.

Obligé de renoncer à 20 ans à une carrière de joueur en raison d'une grave blessure au genou, ce grand gabarit (1,90 m) avait découvert sa passion pour le métier d'entraîneur en travaillant comme assistant de Tuchel à Augsbourg en 2008, auprès des équipes de jeunes.

Rapidement considéré comme un génie précoce, il avait été bombardé en 2016 entraîneur de Hoffenheim, devenant à 28 ans le plus jeune entraîneur de première division dans l'histoire des cinq grands championnats européens.

Au début de cette saison, il a rejoint la "galaxie" Red Bull, avec pour mission de faire franchir un nouveau palier au projet "RB Leipzig", lancé voici une décennie par l'Autrichien Dietrich Mateschitz, propriétaire de la marque de boissons énergisantes. Huit mois après son arrivée, il est pour l'instant à la hauteur des attentes.

En arrivant devant la presse mardi soir après la victoire de Leipzig 3-0 contre Tottenham (après un succès 1-0 à l'aller), le jeune Allemand était l'image même du bonheur: rayonnant, intarissable, conscient surtout qu'il venait de franchir un palier majeur dans sa jeune et déjà prometteuse carrière d'entraîneur."C'est un résultat très important pour le club, c'est très, très bien!", a-t-il exulté, rappelant que Leipzig, dans sa jeune histoire, n'avait encore jamais atteint ce stade de la compétition. "C'est un moment important pour les livres (d'Histoire), parce que c'est la première fois. C'est quelque chose qui sera en première page. On pourra feuilleter le livre et lire ce que nous avons réussi avec ce club", a-t-il poursuivi, illuminé.Les livres raconteront aussi que Nagelsmann a mis à terre ce soir-là un monstre sacré: Mourinho, 57 ans, deux Ligues des champions à son palmarès, mais incapable d'atteindre les quarts de la compétition reine depuis 2014.Tuchel et GuardiolaAvant cette double confrontation, l'entraîneur allemand a admis que Mourinho l'avait impressionné dans sa jeunesse: "Je me suis beaucoup inspiré de sa période à Porto. La façon dont il a gagné la Ligue des champions en 2004 contre Monaco, avec une équipe très forte au Portugal, mais qui n'était pas le plus grand club européen, m'a beaucoup impressionné"."A l'époque, il était encore un très jeune entraîneur (41 ans, ndlr), qui n'avait lui-même pas été un grand joueur, et il avait donc un parcours un peu similaire au mien", note Nagelsmann.Mais la comparaison s'arrête là. En matière de palmarès d'une part, et de philosophie du football d'autre part, les deux hommes sont sur deux planètes différentes."J'ai gagné un seul titre, avec une équipe junior, lui en a gagné plus de 20" à l'échelon professionnel, coupe Nagelsmann quand on essaie de la comparer au Portugais.Et sur le plan tactique, ses maîtres sont des techniciens beaucoup plus tournés vers l'offensive et la créativité: Thomas Tuchel et Pep Guardiola. Le coach du Paris SG et celui de Manchester United, selon Nagelsmann, "partagent une façon de concevoir le football: la domination dans toutes les phases de jeu". L'exacte définition de ce que le RB Leipzig a montré lors de ses deux matches contre Tottenham!"Entraîneur numérique"Jeune homme de sa génération, Nagelsmann a aussi la réputation d'être ce que les Allemands appellent un "entraîneur-laptop", ou "entraîneur numérique". Féru de données, il est toujours prompt à tester tous les logiciels capables de l'aider à gérer la condition physique de ses joueurs, leurs efforts à l'entraînement, leur sommeil, etc.Il a aussi avoué s'être livré à un "espionnage sur Internet" de son futur adversaire, pour tenter de comprendre l'ambiance qui régnait en interne chez les Spurs. "J'écoute toutes les conférences de presse, je regarde toutes les interviews. Le plus souvent, les propos des joueurs à la fin d'un match sont un reflet de ce que l'entraîneur leur avait demandé. C'est une bonne façon de saisir l'atmosphère", explique-t-il.Obligé de renoncer à 20 ans à une carrière de joueur en raison d'une grave blessure au genou, ce grand gabarit (1,90 m) avait découvert sa passion pour le métier d'entraîneur en travaillant comme assistant de Tuchel à Augsbourg en 2008, auprès des équipes de jeunes.Rapidement considéré comme un génie précoce, il avait été bombardé en 2016 entraîneur de Hoffenheim, devenant à 28 ans le plus jeune entraîneur de première division dans l'histoire des cinq grands championnats européens.Au début de cette saison, il a rejoint la "galaxie" Red Bull, avec pour mission de faire franchir un nouveau palier au projet "RB Leipzig", lancé voici une décennie par l'Autrichien Dietrich Mateschitz, propriétaire de la marque de boissons énergisantes. Huit mois après son arrivée, il est pour l'instant à la hauteur des attentes.