S'il peut éclipser Zlatan Ibrahimovic dans les magazines people, David Beckham, qui vient de s'engager avec le PSG, ne devrait pas lui faire de l'ombre sur le terrain. A 37 ans, la plus grand star médiatique que le football britannique ait connu, n'a plus les jambes de ses débuts, même s'il assure se sentir 'bien, comme à 21 ans". Il paraît impensable de retrouver ce merveilleux distributeur aligné dès le début des matches par Carlo Ancelotti. "Je ne me vois pas comme titulaire", a-t-il déclaré lors de sa présentation par Leonardo et Nasser el-Khelaïfi. Les autres non plus...

Beckham sort de trois saisons avec le Los Angeles Galaxy sans intérim dans un grand club européen comme l'AC Milan (2009 et 2010). Le niveau de la Major League Soccer est loin de celui de la Ligue 1, où l'engagement physique et tactique est bien plus intense. "Quelques semaines et je serai à 100%" a promis "Becks", forcément confiant. Mais quel 100%? Grâce à un pied droit qui n'a rien perdu de sa précision, il peut être le tireur de coups francs et de corners qui manque encore au Paris Saint-Germain, mais seulement lorsqu'il jouera.

Les spécialistes comme le site Maxifoot s'interrogent en tout cas sur le point de savoir "où évoluera l'ancien milieu de terrain de Manchester United et du Real Madrid dans le système en 4-4-2 de Carlo Ancelotti." Ils se demandent également qui il est susceptible de remplacer. Ecartant un poste de couloir, trop exigeant physiquement, Maxifoot le voit ainsi évoluer dans l'axe avec pour mission d'alimenter en ballons les artilleurs de devant. Dans cette hypothèse, c'est le Brésilien Thiago Motta qui pourrait devoir faire une place à la star anglaise.

Reste à savoir si là est l'essentiel. En reversant son salaire, estimé par le Parisien à plus de 800.000 euros net par mois, à des associations, il coupe court à toute future critique sur sa valeur sportive. S'il n'est pas au niveau sur le terrain, son influence pourrait se limiter à la transmission de valeurs. "Je suis sûr qu'il sera un exemple incroyable. S'il ne joue pas, il se taira et cela incitera les autres à l'imiter", estime Franck Leboeuf dans Le Parisien. Beckham a toujours été irréprochable dans le travail comme dans son comportement avec ses coéquipiers. Mais ces derniers en auront-ils quelque chose à faire ?

Par Clément Daniez

S'il peut éclipser Zlatan Ibrahimovic dans les magazines people, David Beckham, qui vient de s'engager avec le PSG, ne devrait pas lui faire de l'ombre sur le terrain. A 37 ans, la plus grand star médiatique que le football britannique ait connu, n'a plus les jambes de ses débuts, même s'il assure se sentir 'bien, comme à 21 ans". Il paraît impensable de retrouver ce merveilleux distributeur aligné dès le début des matches par Carlo Ancelotti. "Je ne me vois pas comme titulaire", a-t-il déclaré lors de sa présentation par Leonardo et Nasser el-Khelaïfi. Les autres non plus... Beckham sort de trois saisons avec le Los Angeles Galaxy sans intérim dans un grand club européen comme l'AC Milan (2009 et 2010). Le niveau de la Major League Soccer est loin de celui de la Ligue 1, où l'engagement physique et tactique est bien plus intense. "Quelques semaines et je serai à 100%" a promis "Becks", forcément confiant. Mais quel 100%? Grâce à un pied droit qui n'a rien perdu de sa précision, il peut être le tireur de coups francs et de corners qui manque encore au Paris Saint-Germain, mais seulement lorsqu'il jouera. Les spécialistes comme le site Maxifoot s'interrogent en tout cas sur le point de savoir "où évoluera l'ancien milieu de terrain de Manchester United et du Real Madrid dans le système en 4-4-2 de Carlo Ancelotti." Ils se demandent également qui il est susceptible de remplacer. Ecartant un poste de couloir, trop exigeant physiquement, Maxifoot le voit ainsi évoluer dans l'axe avec pour mission d'alimenter en ballons les artilleurs de devant. Dans cette hypothèse, c'est le Brésilien Thiago Motta qui pourrait devoir faire une place à la star anglaise. Reste à savoir si là est l'essentiel. En reversant son salaire, estimé par le Parisien à plus de 800.000 euros net par mois, à des associations, il coupe court à toute future critique sur sa valeur sportive. S'il n'est pas au niveau sur le terrain, son influence pourrait se limiter à la transmission de valeurs. "Je suis sûr qu'il sera un exemple incroyable. S'il ne joue pas, il se taira et cela incitera les autres à l'imiter", estime Franck Leboeuf dans Le Parisien. Beckham a toujours été irréprochable dans le travail comme dans son comportement avec ses coéquipiers. Mais ces derniers en auront-ils quelque chose à faire ?Par Clément Daniez