Le PSG, version qatarienne, troisième saison. Depuis début août, 13 matchs officiels : dix victoires (dont le Trophée des champions), trois match nuls. On a connu pire. On promettait pire. Principalement en raison de l'identité de l'entraîneur. Laurent Blanc, choisi par défaut selon la rumeur, après que de supposés grands noms ont décliné (Benitez, Villas-Boas, Capello) et que l'hypothèse Leonardo (le directeur sportif suspendu en appel un an pour avoir bousculé un arbitre) a fait long feu. L'ancien joueur polyglotte du Napoli, du Barça, de l'Inter et de Manchester United était soupçonné de ne pas avoir la carrure pour gérer un vestiaire d'ego à haute intensité. Une hypothèse qui stupéfait Luis Fernandez, l'ancienne idole du Parc, vainqueur d'une Coupe des coupes comme T1, en 1996 avec le PSG: " En tant que joueur, 'Lolo' a un palmarès et un parcours qui plaident pour lui. Comme entraîneur, il a emmené Bordeaux au titre de champion et en quart de finale de la Ligue des champions. Avec les Bleus, il a été invaincu pendant plus de vingt matchs avant de les qualifier en quart de l'Euro. Alors, savoir s'il a l'envergure, c'est une question qui ne pose pas. Depuis qu'il est là, le PSG joue mieux, il a la possession et l'équipe est mieux équilibrée. Sa grande idée, c'est d'avoir associé Thiago Motta, Verratti et Matuidi au milieu. Depuis, tout va bien... " Vrai. Les trois pistons, aux profils dissemblables, se complètent à merveille. Déjà et avant tout, Thiago Motta est bien là et ça change tout. On l'avait constaté au Camp Nou en avril dernier dans une de ses rares apparitions de la saison, au milieu d'une cascade de blessures. L'ex-Interiste et Barcelonais bonifie les ballons et rend les autres meilleurs (" C'est une machine à laver ", euphémise Fernandez). Verratti, ensuite, a franchi un cap. Un peu plus haut sur le terrain, plus sobre dans son expression, il a appris la constance au contact des grands frères du vestiaire, les deux Thiago, Silva et Motta, et Zlatan. Du coup, il éclabousse et il n'a que vingt ans. Matuidi, enfin, fait du Matuidi. Au four et au moulin, un numéro huit old fashion qui galope d'une surface à l'autre, magnifié par les talents qui l'entourent. " Dans cette configuration, Paris est bien plus équilibré. Le bloc-équipe est regroupé sur trente mètres, compact, les trois du milieu se sacrifient pour les autres. Le jeu est plus élaboré et, à la fois, plus vertical. Quand ils auront régler l'animation offensive et la relation Ibra-Cavani, ils vont faire quelques dégâts ", soutient Vincent Guérin.

Par Rico Rizzitelli à Paris

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Le PSG, version qatarienne, troisième saison. Depuis début août, 13 matchs officiels : dix victoires (dont le Trophée des champions), trois match nuls. On a connu pire. On promettait pire. Principalement en raison de l'identité de l'entraîneur. Laurent Blanc, choisi par défaut selon la rumeur, après que de supposés grands noms ont décliné (Benitez, Villas-Boas, Capello) et que l'hypothèse Leonardo (le directeur sportif suspendu en appel un an pour avoir bousculé un arbitre) a fait long feu. L'ancien joueur polyglotte du Napoli, du Barça, de l'Inter et de Manchester United était soupçonné de ne pas avoir la carrure pour gérer un vestiaire d'ego à haute intensité. Une hypothèse qui stupéfait Luis Fernandez, l'ancienne idole du Parc, vainqueur d'une Coupe des coupes comme T1, en 1996 avec le PSG: " En tant que joueur, 'Lolo' a un palmarès et un parcours qui plaident pour lui. Comme entraîneur, il a emmené Bordeaux au titre de champion et en quart de finale de la Ligue des champions. Avec les Bleus, il a été invaincu pendant plus de vingt matchs avant de les qualifier en quart de l'Euro. Alors, savoir s'il a l'envergure, c'est une question qui ne pose pas. Depuis qu'il est là, le PSG joue mieux, il a la possession et l'équipe est mieux équilibrée. Sa grande idée, c'est d'avoir associé Thiago Motta, Verratti et Matuidi au milieu. Depuis, tout va bien... " Vrai. Les trois pistons, aux profils dissemblables, se complètent à merveille. Déjà et avant tout, Thiago Motta est bien là et ça change tout. On l'avait constaté au Camp Nou en avril dernier dans une de ses rares apparitions de la saison, au milieu d'une cascade de blessures. L'ex-Interiste et Barcelonais bonifie les ballons et rend les autres meilleurs (" C'est une machine à laver ", euphémise Fernandez). Verratti, ensuite, a franchi un cap. Un peu plus haut sur le terrain, plus sobre dans son expression, il a appris la constance au contact des grands frères du vestiaire, les deux Thiago, Silva et Motta, et Zlatan. Du coup, il éclabousse et il n'a que vingt ans. Matuidi, enfin, fait du Matuidi. Au four et au moulin, un numéro huit old fashion qui galope d'une surface à l'autre, magnifié par les talents qui l'entourent. " Dans cette configuration, Paris est bien plus équilibré. Le bloc-équipe est regroupé sur trente mètres, compact, les trois du milieu se sacrifient pour les autres. Le jeu est plus élaboré et, à la fois, plus vertical. Quand ils auront régler l'animation offensive et la relation Ibra-Cavani, ils vont faire quelques dégâts ", soutient Vincent Guérin.Par Rico Rizzitelli à ParisRetrouvez l'intégralité de l'article consacré au PSG dans votre Sport/Foot Magazine