Neymar contre Robert Lewandowski pour le statut symbolique de meilleur joueur du monde, Kingsley Coman face à son club formateur, les retrouvailles de Kylian Mbappé avec ses coéquipiers champions du monde... PSG-Bayern, c'est d'abord une histoire de chocs à tous les étages.

A commencer par les bancs respectifs composés d'un staff au fort accent germanique, avec Thomas Tuchel à Paris et Hansi Flick au Bayern. Deux entraîneurs novices à ce niveau de la compétition, qui ont déjà affiché leur respect mutuel.

"Tuchel fait du super boulot à Paris. Son équipe tourne très bien, il fait un travail exceptionnel. Je me réjouis de le voir ce dimanche", a complimenté Flick, après la victoire du Bayern contre Lyon (3-0) mercredi.

Si, en Bavière, le succès maîtrisé des coéquipiers de Thomas Müller n'a pas suscité les scènes de liesse qui ont réuni la veille plusieurs milliers de personnes au coeur de Paris pour célébrer la qualification historique du PSG, c'est davantage par force de l'habitude que par retenue.

Deux clubs que tout sépare

Depuis la création de Ligue des champions en 1955, le club fondé en 1900 a déjà disputé dix finales de C1. S'il remportait la 11e dimanche contre Paris, le Bayern pourrait rejoindre Liverpool avec six titres.

La dernière Ligue des champions remportée par Munich remonte à 2013 avec notamment Manuel Neuer, Thomas Müller, Jérôme Boateng, David Alaba et Javi Martinez... tous encore là en 2020 !

En l'absence du Real Madrid, détenteur du record de victoires avec 13 couronnes, de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, vainqueurs de neuf des quinze dernières éditions avec leurs clubs respectifs, le Bayern fait donc figure de résistant de "l'ancien monde" face à l'émergence de nouvelles puissances incarnées par le PSG version QSI.

A l'image de modèles économiques et stratégies différentes, entre marque globale boostée par l'arrivée de stars contre prudence financière et tradition assumée, PSG-Bayern, c'est aussi le duel de deux visions opposées du foot moderne.

Malgré la crise sanitaire, les supporters parisiens se préparent à la fête en cas de sacre européen, synonyme de consécration pour les propriétaires qataris après une décennie d'investissements massifs dans foot français, qui attend une 2e étoile depuis le sacre de Marseille en 1993.

La finale sera ainsi retransmise sur les écrans géants du Parc des Princes devant 5.000 supporters, la jauge maximale imposée par le gouvernement. Mais il n'y aura pas de "fan zones" dans la capitale française, a appris l'AFP de source policière jeudi.

Faiblesses à exploiter?

La proposition émise mercredi par la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu est "n'est pas réfléchie et n'a pas de sens d'un point de vue sanitaire", a déclaré Anne Souyris, adjointe à la Santé à la mairie de Paris.

Si l'ébullition populaire est du côté du PSG, le Bayern reste toutefois le grand favori sur le terrain !

Loin de la démonstration de force contre Barcelone (8-2) en quarts de finale, Munich a laissé entrevoir quelques rares faiblesses contre Lyon, qui s'est procuré des occasions franches en jouant dans le dos de la défense.

Du pain bénit pour la vitesse éclair de Kylian Mbappé et les passes laser de Neymar en transition ? "On a regardé le match tous ensemble. C'est une équipe très forte, très physque, avec des joueurs de qualité. Ils ont l'habitude de jouer ce type de matches. Ils meritent d'être là", a prévenu Marco Verratti, jeudi lors d'un point-presse en visioconférence.

Autre motif d'espérance pour Paris, sa montée en puissance sur le plan physique depuis le début du "Final 8", qui s'ajoute au retour progressif des blessés, juste à temps pour le grand rendez-vous.

Après une victoire sur le fil contre l'Atalanta Bergame (2-1), les coéquipiers de Marquinhos ont fait étalage de leur force collective contre Leipzig (3-0) mardi dernier. Et après avoir perdu coup sur coup sur blessure Layvin Kurzawa, Verratti, Keylor Navas et Idrissa Gueye, les nouvelles sont rassurantes quant à leur possible participation en finale.

"C'est le coach qui prendra la décision mais je vais tout faire pour être dans le groupe", a promis Verratti, qui se prépare à vivre avec ses coéquipiers les 90 minutes "les plus importantes de (leur) carrière de footballeur et de l'histoire du club."

Neymar contre Robert Lewandowski pour le statut symbolique de meilleur joueur du monde, Kingsley Coman face à son club formateur, les retrouvailles de Kylian Mbappé avec ses coéquipiers champions du monde... PSG-Bayern, c'est d'abord une histoire de chocs à tous les étages.A commencer par les bancs respectifs composés d'un staff au fort accent germanique, avec Thomas Tuchel à Paris et Hansi Flick au Bayern. Deux entraîneurs novices à ce niveau de la compétition, qui ont déjà affiché leur respect mutuel."Tuchel fait du super boulot à Paris. Son équipe tourne très bien, il fait un travail exceptionnel. Je me réjouis de le voir ce dimanche", a complimenté Flick, après la victoire du Bayern contre Lyon (3-0) mercredi.Si, en Bavière, le succès maîtrisé des coéquipiers de Thomas Müller n'a pas suscité les scènes de liesse qui ont réuni la veille plusieurs milliers de personnes au coeur de Paris pour célébrer la qualification historique du PSG, c'est davantage par force de l'habitude que par retenue.Deux clubs que tout sépareDepuis la création de Ligue des champions en 1955, le club fondé en 1900 a déjà disputé dix finales de C1. S'il remportait la 11e dimanche contre Paris, le Bayern pourrait rejoindre Liverpool avec six titres.La dernière Ligue des champions remportée par Munich remonte à 2013 avec notamment Manuel Neuer, Thomas Müller, Jérôme Boateng, David Alaba et Javi Martinez... tous encore là en 2020 !En l'absence du Real Madrid, détenteur du record de victoires avec 13 couronnes, de Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, vainqueurs de neuf des quinze dernières éditions avec leurs clubs respectifs, le Bayern fait donc figure de résistant de "l'ancien monde" face à l'émergence de nouvelles puissances incarnées par le PSG version QSI.A l'image de modèles économiques et stratégies différentes, entre marque globale boostée par l'arrivée de stars contre prudence financière et tradition assumée, PSG-Bayern, c'est aussi le duel de deux visions opposées du foot moderne. Malgré la crise sanitaire, les supporters parisiens se préparent à la fête en cas de sacre européen, synonyme de consécration pour les propriétaires qataris après une décennie d'investissements massifs dans foot français, qui attend une 2e étoile depuis le sacre de Marseille en 1993.La finale sera ainsi retransmise sur les écrans géants du Parc des Princes devant 5.000 supporters, la jauge maximale imposée par le gouvernement. Mais il n'y aura pas de "fan zones" dans la capitale française, a appris l'AFP de source policière jeudi. Faiblesses à exploiter?La proposition émise mercredi par la ministre déléguée aux Sports Roxana Maracineanu est "n'est pas réfléchie et n'a pas de sens d'un point de vue sanitaire", a déclaré Anne Souyris, adjointe à la Santé à la mairie de Paris.Si l'ébullition populaire est du côté du PSG, le Bayern reste toutefois le grand favori sur le terrain !Loin de la démonstration de force contre Barcelone (8-2) en quarts de finale, Munich a laissé entrevoir quelques rares faiblesses contre Lyon, qui s'est procuré des occasions franches en jouant dans le dos de la défense. Du pain bénit pour la vitesse éclair de Kylian Mbappé et les passes laser de Neymar en transition ? "On a regardé le match tous ensemble. C'est une équipe très forte, très physque, avec des joueurs de qualité. Ils ont l'habitude de jouer ce type de matches. Ils meritent d'être là", a prévenu Marco Verratti, jeudi lors d'un point-presse en visioconférence.Autre motif d'espérance pour Paris, sa montée en puissance sur le plan physique depuis le début du "Final 8", qui s'ajoute au retour progressif des blessés, juste à temps pour le grand rendez-vous.Après une victoire sur le fil contre l'Atalanta Bergame (2-1), les coéquipiers de Marquinhos ont fait étalage de leur force collective contre Leipzig (3-0) mardi dernier. Et après avoir perdu coup sur coup sur blessure Layvin Kurzawa, Verratti, Keylor Navas et Idrissa Gueye, les nouvelles sont rassurantes quant à leur possible participation en finale. "C'est le coach qui prendra la décision mais je vais tout faire pour être dans le groupe", a promis Verratti, qui se prépare à vivre avec ses coéquipiers les 90 minutes "les plus importantes de (leur) carrière de footballeur et de l'histoire du club."