Il aura fallu attendre la 38e et dernière journée du championnat pour que la Ligue 1 se trouve un vainqueur. Une compétition qui n'avait d'ailleurs plus été aussi serrée depuis la saison 2011-2012 et le titre de Montpellier. Trophée à bout de bras, médaille entre les dents, Les Doges célèbrent leur titre 10 ans après leur dernier sacre. Des sourires qui éclipsent le Paris-Saint-Germain caché sous la grisaille et qui ne peut s'en prendre qu'à lui-même d'avoir laissé échapper la première place au cours de la saison.

Contrairement aux nombreuses années précédentes, au cours desquelles le club de la capitale s'est amusé à rouler sur le championnat français à coups de transferts fous et d'investissement qatari, leur début de saison 2020-2021 pouvait laisser présager moins facile accès au sacre final. Les défaites face aux Lensois et au rival marseillais lors des deuxième et troisième journée ? Peut-être les conséquences d'une préparation écourtée à cause du virus que l'on ne présente plus. Cela n'empêchera pas les Parisiens de se reprendre en écrasant littéralement leurs adversaires jusqu'à la dixième journée de championnat. Car quand Paris veut, Paris peut. Avec un Keylor Navas ou un Marquinhos en béton armé attelés aux chevaux de course que sont Kylian Mbappé et Neymar, peu d'équipes de Ligue 1 peuvent résister à l'armada francilienne. Mais cette année, les cavaliers de la Ville lumière ont décidé de ne pas s'aligner à chaque match. Une inconstance qui leur fera défaut lors de huit rencontres de championnat, et pas n'importe lesquelles : l'OM, l'OL, Monaco ou encore Lille font partie des heureux élus ayant renversé le PSG. Si l'inconstance parisienne est à souligner, il ne faut pas négliger les performances impressionnantes de ses principaux concurrents directs. Que ce soit Niko Kovac d'un côté ou Christophe Galtier de l'autre, la Ligue 1 a été cette année un championnat des plus compétitifs.

Changement de coach et claque skyblue

Le 24 décembre 2020, Thomas Tuchel se voit remercier de son poste de T1. Une aubaine pour les titis parisiens, pour lesquels beaucoup des maux du club lui sont imputables. Le coach allemand n'aura donc jamais su trouver le parfait équilibre entre ses individualités et ses choix tactiques souvent critiqués. L'intronisation de Mauricio Pochettino en tant qu'entraîneur principal, a l'allure d'un pari audacieux, mais son historique avec le PSG et ses bons résultats avec les Spurs laissent augurer du meilleur. Lancé pour une demi-saison, il n'a pas encore réussi à faire des miracles comme certains le prédisaient. Avec une philosophie propre et un amour du beau jeu, l'Argentin aura besoin de temps pour disposer ses cartes comme bon lui semble. Or, le temps est une denrée rare que la direction parisienne n'est pas du genre à octroyer facilement.

Le coach a donc changé, mais pas les habitudes. Le PSG souffle ainsi toujours le chaud et le froid en Ligue 1, et n'arrive pas à se montrer régulier. Trois défaites à domicile contre Monaco, Nantes et Lille, un total inédit depuis 2007. À côté du championnat national, le PSG impressionne pourtant. En Ligue des Champions, il se défait facilement du FC Barcelone, mais aussi du Bayern, tenant du titre et favori de la compétition. Mais alors que la demi-finale contre les Citizens de Kevin De Bruyne s'annonce bien, le spectre du foirage européen revient hanter la capitale. Une équipe désunie, un manque de sang-froid, à l'image d'un Ángel Di María exclu bêtement après son geste malheureux sur Fernandinho auront eu raison des hommes de Poch'. La Coupe aux grandes oreilles leur file à nouveau sous le nez et réactive la possibilité d'une saison ratée, tant ce trophée est devenu le must have du géant parisien.

Les mains pointées vers le ciel

Cinq jours après, toujours groggy suite à leur éviction en Ligue des Champions, le titre en Ligue 1 semble aussi désormais leur échapper. En cause, le PSG se prend les pieds dans le tapis rennais, ce qui le relègue à trois points des Dogues à seulement deux journées de la fin. La Coupe de France tombe alors à pic pour rebooster les troupes, avec une qualification acquise non sans mal contre Montpellier qui les amène en finale contre l'AS Monaco. Une Coupe finalement remportée, au cours d'une ultime confrontation où le PSG a pu compter sur l'aide d'un Mbappé des grands soirs. Mais l'appétit du champion en titre ne peut pas se satisfaire de ce titre. En fait, Paris n'a plus le choix : il doit gagner son dernier match et espérer un écart du LOSC pour pouvoir l'emporter.

Le Jour-J, le modeste Stade Brestois ne tient pas longtemps sous les assauts des stars de la cité parisienne. Les yeux rivés sur le score d'Angers-Lille, Paris retient son souffle. Mais l'explosion de joie au stade Raymond Kopa, met fin aux derniers espoirs de la capitale. Neymar & Co ne décrochent pas le dixième titre de l'histoire du club et marque définitivement le goût amer d'une saison ratée. Mais si un doublé avait sauvé leur parcours et comblé n'importe quel club en France, Paris aura toujours un goût de trop peu en bouche, tant la conquête de la Champions League semble être le seul festin capable de rassasier les patrons qataris.

Guillaume Vandroogenbroeck (st.)

Il aura fallu attendre la 38e et dernière journée du championnat pour que la Ligue 1 se trouve un vainqueur. Une compétition qui n'avait d'ailleurs plus été aussi serrée depuis la saison 2011-2012 et le titre de Montpellier. Trophée à bout de bras, médaille entre les dents, Les Doges célèbrent leur titre 10 ans après leur dernier sacre. Des sourires qui éclipsent le Paris-Saint-Germain caché sous la grisaille et qui ne peut s'en prendre qu'à lui-même d'avoir laissé échapper la première place au cours de la saison. Contrairement aux nombreuses années précédentes, au cours desquelles le club de la capitale s'est amusé à rouler sur le championnat français à coups de transferts fous et d'investissement qatari, leur début de saison 2020-2021 pouvait laisser présager moins facile accès au sacre final. Les défaites face aux Lensois et au rival marseillais lors des deuxième et troisième journée ? Peut-être les conséquences d'une préparation écourtée à cause du virus que l'on ne présente plus. Cela n'empêchera pas les Parisiens de se reprendre en écrasant littéralement leurs adversaires jusqu'à la dixième journée de championnat. Car quand Paris veut, Paris peut. Avec un Keylor Navas ou un Marquinhos en béton armé attelés aux chevaux de course que sont Kylian Mbappé et Neymar, peu d'équipes de Ligue 1 peuvent résister à l'armada francilienne. Mais cette année, les cavaliers de la Ville lumière ont décidé de ne pas s'aligner à chaque match. Une inconstance qui leur fera défaut lors de huit rencontres de championnat, et pas n'importe lesquelles : l'OM, l'OL, Monaco ou encore Lille font partie des heureux élus ayant renversé le PSG. Si l'inconstance parisienne est à souligner, il ne faut pas négliger les performances impressionnantes de ses principaux concurrents directs. Que ce soit Niko Kovac d'un côté ou Christophe Galtier de l'autre, la Ligue 1 a été cette année un championnat des plus compétitifs.Changement de coach et claque skyblueLe 24 décembre 2020, Thomas Tuchel se voit remercier de son poste de T1. Une aubaine pour les titis parisiens, pour lesquels beaucoup des maux du club lui sont imputables. Le coach allemand n'aura donc jamais su trouver le parfait équilibre entre ses individualités et ses choix tactiques souvent critiqués. L'intronisation de Mauricio Pochettino en tant qu'entraîneur principal, a l'allure d'un pari audacieux, mais son historique avec le PSG et ses bons résultats avec les Spurs laissent augurer du meilleur. Lancé pour une demi-saison, il n'a pas encore réussi à faire des miracles comme certains le prédisaient. Avec une philosophie propre et un amour du beau jeu, l'Argentin aura besoin de temps pour disposer ses cartes comme bon lui semble. Or, le temps est une denrée rare que la direction parisienne n'est pas du genre à octroyer facilement. Le coach a donc changé, mais pas les habitudes. Le PSG souffle ainsi toujours le chaud et le froid en Ligue 1, et n'arrive pas à se montrer régulier. Trois défaites à domicile contre Monaco, Nantes et Lille, un total inédit depuis 2007. À côté du championnat national, le PSG impressionne pourtant. En Ligue des Champions, il se défait facilement du FC Barcelone, mais aussi du Bayern, tenant du titre et favori de la compétition. Mais alors que la demi-finale contre les Citizens de Kevin De Bruyne s'annonce bien, le spectre du foirage européen revient hanter la capitale. Une équipe désunie, un manque de sang-froid, à l'image d'un Ángel Di María exclu bêtement après son geste malheureux sur Fernandinho auront eu raison des hommes de Poch'. La Coupe aux grandes oreilles leur file à nouveau sous le nez et réactive la possibilité d'une saison ratée, tant ce trophée est devenu le must have du géant parisien.Les mains pointées vers le cielCinq jours après, toujours groggy suite à leur éviction en Ligue des Champions, le titre en Ligue 1 semble aussi désormais leur échapper. En cause, le PSG se prend les pieds dans le tapis rennais, ce qui le relègue à trois points des Dogues à seulement deux journées de la fin. La Coupe de France tombe alors à pic pour rebooster les troupes, avec une qualification acquise non sans mal contre Montpellier qui les amène en finale contre l'AS Monaco. Une Coupe finalement remportée, au cours d'une ultime confrontation où le PSG a pu compter sur l'aide d'un Mbappé des grands soirs. Mais l'appétit du champion en titre ne peut pas se satisfaire de ce titre. En fait, Paris n'a plus le choix : il doit gagner son dernier match et espérer un écart du LOSC pour pouvoir l'emporter.Le Jour-J, le modeste Stade Brestois ne tient pas longtemps sous les assauts des stars de la cité parisienne. Les yeux rivés sur le score d'Angers-Lille, Paris retient son souffle. Mais l'explosion de joie au stade Raymond Kopa, met fin aux derniers espoirs de la capitale. Neymar & Co ne décrochent pas le dixième titre de l'histoire du club et marque définitivement le goût amer d'une saison ratée. Mais si un doublé avait sauvé leur parcours et comblé n'importe quel club en France, Paris aura toujours un goût de trop peu en bouche, tant la conquête de la Champions League semble être le seul festin capable de rassasier les patrons qataris.Guillaume Vandroogenbroeck (st.)