En mai, les bookmakers n'accordaient guère de chances à Arsenal, pourtant finaliste de l'Europa League mais renvoyé à la maison les mains vides par Chelsea. Arsenal a terminé le championnat en cinquième position, juste en-deçà des billets pour la LC et derrière Tottenham Hotspur. L'enfer absolu pour un Gunner.

Par-dessus le marché, Arsenal a dû se contenter d'un seul transfert, celui de Dani Ceballos, loué par le Real Madrid, alors qu'Aaron Ramsey a mis le cap sur l'Italie sans rapporter un centime. La saison à venir semblait peu prometteuse, d'autant que le club a fait savoir ne posséder que 50 millions d'euros pour ses transferts.

Mais tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir et d'un coup, les Gunners ont dépensé... 152 millions. Ils en ont empoché 50. Outre Ceballos, Arsenal a enrôlé Nicolas Pépé, David Luiz et le prometteur arrière gauche Kieran Tierney. Le noyau a donc belle allure avec en plus Mesut Özil, Pierre-Emerick Aubameyang, Alexandre Lacazette, Granit Xhaka et quelques autres du même acabit. Unai Emery a du beau monde et les bookies sont de cet avis : d'un coup, ils ont diminué de moitié les cotations de succès.

Arsenal a-t-il menti en évoquant son budget? Oui et non. Il a dépensé plus mais si on analyse les chiffres et qu'on répartit les investissements sur plusieurs années, les experts en arrivent à une dépense de 50 millions en transferts et de 25 millions en salaires.

Derrière, David Luiz doit être en mesure de remplacer Laurent Koscielny. Selon les observateurs anglais, Tierney est meilleur en défense que Sead Kolasinac, dont la femme est retournée en Allemagne après le carjacking armé dont le couple a été victime, de même qu'Özil. Les deux footballeurs sont placés sous surveillance et ont été repris dans le noyau pour la première fois le week-end dernier contre Burnley. Sur papier, Arsenal semble renforcé mais samedi, on pourra le jauger avec plus de précision face à un Liverpool déjà bien rôdé. L'objectif d'Arsenal? Retrouver la LC et plus si possible. Qui sait...