Dennis Praet a rejoint Leicester City il y a un an, après trois saisons à la Sampdoria. Trois bonnes saisons, durant lesquelles il a toujours été titulaire, mais était relativement peu impliqué dans la production de buts de son équipe, puisqu'on lui avait attribué un autre rôle. Un but durant sa première année, un autre la suivante et deux pendant la dernière : des stats faiblardes pour un médian offensif qui avait marqué en moyenne six buts par exercice pendant ses trois dernières saisons à Anderlecht. On note également une différence au niveau des assists : sept en trois saisons dans la Botte, un chiffre qu'il atteignait en l'espace d'un exercice à Bruxelles. Mais comme précisé plus haut, l'explication est simple : il occupait une autre position.
...

Dennis Praet a rejoint Leicester City il y a un an, après trois saisons à la Sampdoria. Trois bonnes saisons, durant lesquelles il a toujours été titulaire, mais était relativement peu impliqué dans la production de buts de son équipe, puisqu'on lui avait attribué un autre rôle. Un but durant sa première année, un autre la suivante et deux pendant la dernière : des stats faiblardes pour un médian offensif qui avait marqué en moyenne six buts par exercice pendant ses trois dernières saisons à Anderlecht. On note également une différence au niveau des assists : sept en trois saisons dans la Botte, un chiffre qu'il atteignait en l'espace d'un exercice à Bruxelles. Mais comme précisé plus haut, l'explication est simple : il occupait une autre position. Praet a retrouvé Youri Tielemans à Leicester City, qui a bâti une jeune équipe. Il a disputé une quarantaine de matches à Anderlecht avec son compagnon, plus jeune, avant que leurs chemins ne se séparent. Leicester espérait établir une nouvelle connexion en les réunissant. Elle a tardé. Si Tielemans, qui avait vécu une période pénible à Monaco, s'est immédiatement senti comme un poisson dans l'eau à Leicester City et a adopté d'emblée le rythme élevé du football britannique, Praet a connu plus de problèmes. Titularisé puis lancé en cours de match ou réserve pendant nonante minutes, il n'a pas été régulier. Les circonstances ne lui ont pas été favorables : Leicester City a vécu un automne fantastique, couronné par un éclatant succès 0-9 à Southampton. Brendan Rodgers a trouvé un onze de base performant, en 4-1-4-1, avec Wilfred Ndidi (ex-KRC Genk) devant la défense et le jeune James Maddison (23 ans) aux côtés de Tielemans, qui a le même âge, au centre de l'équipe. Praet n'est pas parvenu à s'y immiscer. Maddison jouait bien, a apporté sa créativité à l'équipe et a même intégré le noyau de l'équipe nationale, tandis que toute l'Angleterre débordait d'éloges envers Tielemans. Le club et le conseil des joueurs écoutent ce dernier. Brendan Rodgers estime qu'il a même l'étoffe d'un futur entraîneur. Praet a donc dû guetter sa chance, patienter jusqu'à ce qu'un concurrent soit blessé ou suspendu ou que Rodgers modifie sa tactique. Ce qu'il a fait, notamment face à Manchester City, en procédant en 3-5-2, ce qui a ouvert des possibilités à Praet. En l'absence de Ndidi, il a entamé le match dans le dos des deux avants. Malheureusement, City a inscrit le seul but de la partie à la 80e. L'interruption imposée par le coronavirus a été fatale aux ambitions de Leicester City, qui semblait être en lice pour une place en Champions League. Après la reprise le 20 juin, l'équipe n'a plus remporté que deux victoires. Elle n'a plus déployé la même énergie qu'en automne et elle a perdu un pion important, Ricardo Pereira, blessé. Praet a été titularisé une fois, à Bournemouth, mais a été remplacé à la mi-temps. Leicester s'est éteint et a échoué à la cinquième place. Depuis, les Foxes ont encore perdu un joueur prépondérant, l'arrière gauche Ben Chilwell, qui a rejoint Chelsea. Les statistiques de Praet durant sa première saison Outre-Manche : 27 matches, dont douze titularisations. Temps de jeu moyen par match : 42 minutes. Participation en championnat, sur l'ensemble de la saison : 33,2%. Un but, deux assists. Il a tiré seize fois en direction du but et cadré trois fois.Cette baisse de régime et le départ de Chilwell ont incité Rodgers à élaborer une variante tactique : le 3-4-3. Ce n'est pas un hasard s'il a transféré Timothy Castagne : l'Ardennais est capable de jouer sur les deux flancs, même s'il est meilleur à droite. Pour accélérer son intégration, Rodgers compte sur les deux autres Diables rouges de son noyau et sur Ndidi, qui a joué avec Castagne à Genk.Ce n'est pas non plus un hasard si on parle beaucoup, ces jours-ci, de l'arrivée de Cengiz Ünder, l'ailier de l'AS Rome, qui serait loué dans un premier temps, afin d'être certain qu'il est capable de s'épanouir en Premier League. Rodgers veut des flancs rapides afin de pouvoir varier son jeu et de lutter pour une place européenne. Le coeur de l'équipe n'a guère changé. Praet est toujours confronté à la concurrence de Maddison, Tielemans et, dans une moindre mesure, de Ndidi, un des meilleurs médians défensifs d'Angleterre selon la plupart des observateurs. Mais il va peut-être bénéficier d'une opportunité en 3-4-3, près de Jamie Vardy, à la position où Maddison atteint son meilleur rendement aussi. Quoi qu'il en soit, le Louvaniste a été titularisé à West Brom pour l'ouverture du championnat et son assist a permis à Castagne de marquer un but dès ses débuts. Leicester City s'est imposé 0-3 alors qu'il était handicapé : l'équipe était privée de trois joueurs : Jonny Evans, suspendu, Ricardo Pereira, blessé depuis le mois de mars, et Maddison. Tous trois devraient rapidement réintégrer la sélection. À West Brom, Ndidi a joué au centre de la défense, mais une fois le trio manquant de retour, on se demande à quel poste Rodgers donnera sa chance à Praet. Cette question est importante pour Roberto Martinez en prévision de l'EURO. Quoi qu'il en soit, Praet n'a pas raté son début de saison.