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En millions, c'est le salaire moyen annuel des joueurs du noyau A du Barça cette saison. C'est moins que la campagne précédente (12,3 millions), mais le club catalan occupe ainsi la première place au classement des clubs sportifs qui rémunèrent le mieux leurs joueurs. On notera la différence significative par rapport aux chiffres d'il y a deux saisons : le salaire moyen n'était que de 7,7 millions. Il a été dopé par de coûteuses prolongations de contrat - parmi lesquelles celles de Gerard Piqué, Sergi Roberto, Samuel Umtiti et Sergio Busquets, sans oublier Lionel Messi, le sportif de club le mieux payé du monde avec un salaire annuel brut de près de 60 millions jusqu'en 2020-2021, ainsi que par le transfert de vedettes très chères comme Philippe Coutinho, Antoine Griezmann, Frenkie de Jong, Arturo Vidal, Arthur et Malcom.
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En millions, c'est le salaire moyen annuel des joueurs du noyau A du Barça cette saison. C'est moins que la campagne précédente (12,3 millions), mais le club catalan occupe ainsi la première place au classement des clubs sportifs qui rémunèrent le mieux leurs joueurs. On notera la différence significative par rapport aux chiffres d'il y a deux saisons : le salaire moyen n'était que de 7,7 millions. Il a été dopé par de coûteuses prolongations de contrat - parmi lesquelles celles de Gerard Piqué, Sergi Roberto, Samuel Umtiti et Sergio Busquets, sans oublier Lionel Messi, le sportif de club le mieux payé du monde avec un salaire annuel brut de près de 60 millions jusqu'en 2020-2021, ainsi que par le transfert de vedettes très chères comme Philippe Coutinho, Antoine Griezmann, Frenkie de Jong, Arturo Vidal, Arthur et Malcom. Comme dans tout le rapport de Sporting Intelligence, il s'agit de salaires bruts, qui ne comprennent pas les primes à la signature, ni autres boni. Ceux-ci coûtent 35% de plus au Barça, d'après le bilan comptable de la saison 2018-2019, ce qui porte la masse salariale totale à près de 366 millions d'euros. Et cela vaut rien que pour l'équipe première, car si on y ajoute les salaires des jeunes, mais aussi des autres sportifs de Barcelone - il aligne de grandes équipes en basket, en handball, en hockey sur glace et en futsal, ainsi que les émoluments du management et du staff, on en arrive à 525 millions. Tout à fait payables, puisque cette saison, le club catalan va probablement fonctionner avec un budget d'un bon milliard d'euros, une première pour un club sportif. En millions d'euros, c'est la moyenne gagnée par les 440 joueurs de NBA ayant entamé la saison en cours, pour un total de 3,3 milliards. Aucune autre compétition n'offre un salaire aussi élevé. Les trente clubs de NBA figurent même dans le top 38 des clubs sportif payant le mieux. Les Portland Trailblazers (9,4 millions d'euros) et les Golden State Warriors (9,3) occupent la quatrième et la cinquième places, les New York Knicks la 38e (6,7). Les basketteurs doivent ces émoluments à la machine-marketing qu'est devenue la NBA et surtout à l'injection des droits TV. En 2016-2017, la NBA a signé un contrat de neuf ans avec ESPN/Turner Sports pour une valeur totale de 21,5 milliards d'euros. Les contrats TV locaux rapportent également des montants gigantesques, surtout dans les big markets : ainsi, les LA Lakers génèrent 180 millions par an grâce à leur contrat avec Time Warner Cable. Ce nouveau contrat TV a fait passer le salaire annuel en NBA de 4,1 millions en 2015-2016 à 7,5 millions dans la campagne actuelle. Ce qui est frappant, c'est que les trente franchises profitent de la formule. C'est un système communiste qui répartit 50% des rentrées totales entre toutes les franchises. En outre, cette saison, le plafond salarial de 98 millions diminue les revenus de grandes stars comme Stephen Curry (36,1 millions) et LeBron James (33,7), qui gagneraient nettement plus s'ils se produisaient dans un marché ouvert. Selon les experts, ils gagneraient autant que Messi (50 à 60 millions). Les clubs de NBA qui franchissent ce salary cap doivent s'acquitter d'une luxury tax, des dollars qui reviennent à d'autres équipes. Les salaires des clubs les plus généreux ne se différencient donc pas énormément de ceux des autres. Les clubs sont aussi obligés de consacrer au moins 90% du salary cap aux salaires des joueurs. Ceux-ci ont en effet exigé une partie du gâteau lors des négociations du contrat-cadre. En NFL, le football américain, le salaire moyen annuel reste à trois millions d'euros alors que cette compétition a un audimat nettement supérieur aux USA, avec les cent millions de spectateurs du Superbowl en guise de cerise sur le gâteau. La NFL perçoit quatre milliards par an en droits de retransmission, un record mondial. Au total, elle consacre même cinq milliards aux salaires, mais ils sont répartis entre 1.696 joueurs, contre seulement 440 en NBA. En millions, c'est le salaire moyen d'un footballeur de Premier League cette saison. Elle reste la compétition de football qui paie le mieux et il n'en a pas été autrement de toute la dernière décennie. Il faut dire que les vingt clubs de PL génèrent des revenus énormes grâce à leurs contrats commerciaux. Rien que le sponsoring principal et/ou maillot rapporte 410 millions d'euros. La PL est celle qui engrange le plus de droits TV après la NFL : quelque 3,5 milliards, dont 46% vendus à l'étranger. La NFL, plus concentrée sur le marché américain, n'écoule de 2,7% en-dehors de ses frontières et même la NBA, plus internationale, ne grappille que 14% en-dehors des USA. La saison passée, la Premier League a ainsi pu distribuer 144 millions à chaque club. Fait marquant, l'équipe qui paie le mieux, Manchester City (8,2 millions), n'est que 13e au classement global des plus gros salaires. La suivante, Manchester United (7,3 millions), n'est que 33e, alors qu'elle pointait encore à la dixième place il y a un an, simplement parce qu'elle n'a pas participé à la Ligue des Champions. Les différences salariales entre petits et grands clubs de l'élite anglaise sont relativement limitées : dix des vingt formations offrent un salaire supérieur à trois millions d'euros. Seul le dernier promu, Sheffield United, verse en moyenne moins d'un million par saison. Le gouffre salarial en Liga est nettement plus conséquent. Au classement des clubs, Barcelone (11,5 millions) devance le Real Madrid, qui affiche une moyenne de 10,5 millions, notamment grâce au nouveau contrat TV de trois ans, qui rapporte un milliard par an jusqu'en 2022. Il est partagé entre les vingt clubs de première division, mais le Barça et le Real en raflent la majeure partie. Dans neuf des vingt clubs de Primera División, les footballeurs gagnent moins d'un million par an. Ceux du Real Valladolid et d'Osasuna perçoivent " seulement " 500.000 euros. On relève le même écart en Serie A et en Ligue 1, où la Juventus, troisième du classement foot avec un salaire moyen de 9,5 millions, et le PSG, douzième avec 8,4 millions, sortent nettement du lot. Parmi l'élite italienne, le salaire moyen ne dépasse pas 1,5 million dans treize des vingt clubs. En France, c'est le cas de seize des vingt équipes. Nîmes, le moins généreux, verse en moyenne 280.000 euros par an, soit 30 fois fois que le PSG. Même les clubs classés de la deuxième à la quatrième place - Monaco (2,7 millions), Lyon (2,2) et Marseille (1,9) - n'atteignent pas la moitié du salaire moyen offert par le club parisien. Il n'en va pas autrement dans la Botte. L'AS Rome (4,2 millions), l'Inter Milan (3,8) et Naples (3,6) sont incapables de concurrencer la Juve sur le plan financier. À souligner : en 2017, la Vieille Dame n'occupait que la 32e place au classement mondial des salaires, mais est troisième cette année. Depuis deux ans, elle a enrôlé des vedettes extrêmement chères : Cristiano Ronaldo (31 millions euro), mais aussi Matthijs de Ligt, Gonzalo Higuaín (de retour de sa location à Chelsea), Aaron Ramsey et Adrien Rabiot. Grâce à une législation fiscale plus avantageuse à partir de 2020, le salaire annuel moyen va encore augmenter à la Juventus, mais les autres clubs en profiteront également. En millions, les suiveurs sur Facebook, Instagram et Twitter des 20 clubs de Liga, à la mi-novembre. C'est autant que la Premier League. Ces deux compétitions sont de loin les plus populaires, devant la NBA (320 millions pour 30 clubs), la NFL (200 millions pour 31 clubs) et la Serie A (200 millions pour 20 clubs). Le Top 10 des clubs sportifs les plus suivis ne comporte que des équipes de foot. Le Real Madrid mène la danse (224 millions de suiveurs), suivi par Barcelone (214) et la Juventus (80). Manchester United (126) et Chelsea (81) se glissent entre eux. La Premier League compte cinq équipes dans ce Top 10, avec en plus Liverpool (8e), Arsenal (9e) et Man City (10e). Seules cinq formations d'autres sports figurent dans le top 20 : quatre clubs de NBA - LA Lakers (11e), Golden State Warriors (13e), Chicago Bulls (16e), Miami Heat (18e) - et une équipe indienne de cricket, les Mumbai Indians (20e). C'est l'assistance moyenne des 18 clubs allemands de D1 la saison dernière. Trois clubs émergent : le Borussia Dortmund (81.000), le Bayern Munich (75.000) et Schalke (61.000). La Bundesliga est ainsi le championnat le plus activement suivi, devant la Premier League (38.168), la Liga (26.811), la Serie A (25.237), la Ligue 1 (22.799) et la MLS (21.310). Ses grands stades confortables ont un taux d'occupation de 90%. La Bundesliga peut aussi se vanter d'offrir les abonnements les plus avantageux. Le Bayern est ainsi le moins cher (145 euros). Les prix des 18 formations allemandes sont tous inférieurs à ceux de Premier League. Malgré tout, en 2018-2019, les clubs anglais atteignaient une moyenne de 38.168 fans. Cette saison, avec une moyenne de 39.000 jusqu'en décembre, la Premier League pourrait même battre le record de 1948-1949 (38.776), ce qui est étonnant, compte tenu des critiques quant aux prix et de la méfiance à l'égard des propriétaires étrangers. Cette augmentation est surtout due à l'afflux venus de l'étranger. Ils sont quelque 800.000 par an selon une enquête de VisitBritain. Toutefois, aucune compétition de foot ne peut rivaliser avec la NFL et son assistance moyenne de 67.100 personnes en 2018-2019. 29 des 31 franchises ont une arène de plus de 60.000 places et le nombre de matches du championnat régulier est restreint (8), ce qui engendre une forte demande. Le football de collège US fait encore mieux que la NFL : 21 des 30 équipes présentent une meilleure assistance et 5 clubs franchissent même le cap des 100.000. Là aussi, les équipes ne disputent que 6 ou 7 matches de championnat régulier. Les trois autres grandes compétitions américaines attirent beaucoup plus de spectateurs que la NFL (17,1 millions), malgré une moyenne nettement inférieure par match. L'année passée, 28.176 supporters étaient dans les tribunes de la Major League Baseball. Ce chiffre, multiplié par 162 matches réguliers, donne un total de 68,5 millions de spectateurs. Malgré une moyenne de 17.857, les 82 matches de championnat régulier par clubs de NBA atteignent un total de 22 millions. La Bundesliga (13,3 millions) et la Premier League (14,5) ne peuvent en dire autant.