Pourquoi Lyon ne perce pas en Europe

12/12/18 à 12:00 - Mise à jour à 11/12/18 à 12:36

Jason Denayer peut apporter sa contribution à un club qui a de l'avenir en Europe mais pour cela, il doit réussir au moins un match nul en Ukraine ce soir.

Pourquoi Lyon ne perce pas en Europe

Jason Denayer face à Raheem Sterling de Manchester City en Champions League. © VI Images / Gerrit van Keulen

La sixième journée de la Ligue des Champions est cruciale : il y a une fameuse différence de prestige et de rentrées entre l'EL et la CL. Y compris pour Jason Denayer et son Olympique lyonnais, qui lutte pour la deuxième place en Ligue 1, derrière l'inaccessible PSG. Il est en concurrence avec Marseille, Lille, Montpellier et son voisin, Saint-Étienne. Mais ce soir, à Kharkiv, en Ukraine, Lyon joue son va-tout : soit il passe l'hiver en Ligue des Champions, soit il laisse sa place au Shakhtar Donetsk et doit se rabattre sur l'EL.

Lyon, c'est l'équipe de Moussa Dembélé (celui du Celtic et du PSG, avant), de Memphis Depay et de Bertrand Traoré, que Chelsea avait repéré à Auxerre. C'est aussi l'ancien employeur de Belfodil (ex-Standard, à Hoffenheim), Lacazette, Umtiti et Benzema, tous formés à Lyon. Nabil Fekir est l'actuel porte-drapeau de cette école. Tous ces footballeurs ont été vendus, parce qu'ils étaient bons mais aussi pour permettre au club de garder pied dans la course aux investissements menée par Monaco, l'OM et le PSG ces dernières années. Leur argent leur a permis de mettre un terme aux succès de l'OL.

Depuis 2016, un revirement s'opère grâce à la construction du nouveau stade. En début d'année, l'OL a rejoint la 21e place du classement des clubs les plus riches établi par Deloitte. Il se pourrait qu'en janvier, Lyon intègre le top 20. Récemment, L'Équipe a publié des chiffres qui illustrent sa progression : en 2014-2015, son budget était encore de 103 millions mais depuis le déménagement du stade de Gerland au nouveau stade de Décinnes, il est passé à 250 millions et l'année passée, il a même atteint 289,5 millions. Gerland générait onze millions par an. Décinnes 52,9 millions, un montant encore rehaussé par l'organisation de concerts et autres événements.

Ça ne va pas sans frais, Lyon a dû emprunter et beaucoup : 248 des 405 millions du coût total. Le club a diminué la somme en vendant 20% de ses parts à des Chinois, pour cent millions.

Par Peter T'Kint

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