Certes, le "Rekordmeister" a surclassé l'OL en demi finale de Ligue des champions mercredi (3-0), par la seule qualité de son effectif. Mais la défense a vacillé en début de match, et les occasions manquées par les Lyonnais n'auraient sans doute pas été gâchées par Mbappé, Neymar et consorts!

"Nous avons eu de la chance de tenir le coup dans la première phase du match", a reconnu Hansi Flick, l'entraîneur du Bayern, plus soulagé qu'euphorique après la qualification pour la finale de dimanche (19h00 GMT).

"Le Bayern a eu plus de mal contre Lyon que contre Barcelone", a commenté à chaud l'ancien ballon d'Or Lothar Matthaüs, aujourd'hui consultant vedette sur Sky: "S'ils jouent dimanche comme ils joué contre Lyon, ils peuvent peut-être dire au revoir à la Ligue des champions".

A plusieurs reprises, les septièmes de la Ligue 1 ont réussi à jouer dans le dos de la défense allemande, positionnée très haut. Et s'ils sont très sûrs dans leurs interventions, les défenseurs centraux du Bayern Alaba, Boateng ou Süle s'il joue, ne rattraperont pas un Mbappé lancé dans les trente derniers mètres.

"Paris plus fort que Barcelone"

"Paris a plus de qualité que Barcelone et Lyon", met encore en garde Matthäus, champion du monde 1990: "Déjà contre Barcelone les Bavarois avaient montré des faiblesses défensives. En attaque, ils ont toujours leur qualité, mais derrière ils doivent être plus stables. Peut-être que contre Paris ils ne doivent pas défendre aussi haut, parce que Paris va utiliser la vitesse de Neymar et de Mbappé".

Vision similaire d'un autre grand ancien du Bayern, Bixente Lizarazu: "Quand Mbappé est là, la défense adverse recule de vingt mètres. Ça change tout. Comme les défenseurs savent qu'il va à 3.000 à l'heure, ils reculent pour laisser moins d'espaces. Il faut savoir défendre bas et tout le monde ne sait pas le faire", écrit-il dans sa chronique pour l'Equipe.fr.

Kicker, la Bible allemande du football, pointe les erreurs commises contre Lyon: un mauvais positionnement de Joshua Kimmich, redevenu latéral pour suppléer Benjamin Pavard blessé, la mauvaise passe de Thiago Alcantara qui amène l'occasion de Memphis Depay, ou la mauvaise trajectoire d'Alphonso Davies avant le tir sur le poteau de Karl Toko Ekambi.

"Au plus haut niveau et dans une finale, ces lacunes peuvent faire la différence", assène le magazine.

"Un jeu très risqué"

Fin tacticien, Hansi Flick a bien vu le danger. "Nous savons que Paris a des joueurs très rapides", décrypte-t-il: "Certes, notre grande force est de savoir mettre l'adversaire sous pression, mais nous savons que c'est aussi parfois un jeu très risqué."

"Contre Lyon nous avons mal défendu en début de match, nous avons aussi perdu des ballons trop facilement, il faut corriger ça (...) Nous allons réfléchir à nous organiser un peu différemment défensivement".

Différemment? La déroute de Manchester City en quart contre Lyon (3-1), alors que Pep Guardiola avait modifié son animation défensive, a bien montré le danger de déstabiliser la défense d'une équipe sur un match couperet.

Mais le Bayern a confiance et tire ses certitudes de ses statistiques monstrueuses cette saison en Ligue des champions: dix victoires en dix rencontres, plus de quatre buts par match de moyenne, et des cartons contre des grands d'Europe: 7-2 à Tottenham en match de poule, 7-1 contre Chelsea sur deux matches en huitièmes et le retentissant 8-2 du quart contre Barcelone!

Les Lyonnais ont toutefois prouvé que ce géant pouvait avoir des pieds d'argile. Aux Parisiens d'en tirer le meilleur profit pour aller au bout de leur rêve.

Certes, le "Rekordmeister" a surclassé l'OL en demi finale de Ligue des champions mercredi (3-0), par la seule qualité de son effectif. Mais la défense a vacillé en début de match, et les occasions manquées par les Lyonnais n'auraient sans doute pas été gâchées par Mbappé, Neymar et consorts! "Nous avons eu de la chance de tenir le coup dans la première phase du match", a reconnu Hansi Flick, l'entraîneur du Bayern, plus soulagé qu'euphorique après la qualification pour la finale de dimanche (19h00 GMT)."Le Bayern a eu plus de mal contre Lyon que contre Barcelone", a commenté à chaud l'ancien ballon d'Or Lothar Matthaüs, aujourd'hui consultant vedette sur Sky: "S'ils jouent dimanche comme ils joué contre Lyon, ils peuvent peut-être dire au revoir à la Ligue des champions". A plusieurs reprises, les septièmes de la Ligue 1 ont réussi à jouer dans le dos de la défense allemande, positionnée très haut. Et s'ils sont très sûrs dans leurs interventions, les défenseurs centraux du Bayern Alaba, Boateng ou Süle s'il joue, ne rattraperont pas un Mbappé lancé dans les trente derniers mètres."Paris plus fort que Barcelone""Paris a plus de qualité que Barcelone et Lyon", met encore en garde Matthäus, champion du monde 1990: "Déjà contre Barcelone les Bavarois avaient montré des faiblesses défensives. En attaque, ils ont toujours leur qualité, mais derrière ils doivent être plus stables. Peut-être que contre Paris ils ne doivent pas défendre aussi haut, parce que Paris va utiliser la vitesse de Neymar et de Mbappé". Vision similaire d'un autre grand ancien du Bayern, Bixente Lizarazu: "Quand Mbappé est là, la défense adverse recule de vingt mètres. Ça change tout. Comme les défenseurs savent qu'il va à 3.000 à l'heure, ils reculent pour laisser moins d'espaces. Il faut savoir défendre bas et tout le monde ne sait pas le faire", écrit-il dans sa chronique pour l'Equipe.fr.Kicker, la Bible allemande du football, pointe les erreurs commises contre Lyon: un mauvais positionnement de Joshua Kimmich, redevenu latéral pour suppléer Benjamin Pavard blessé, la mauvaise passe de Thiago Alcantara qui amène l'occasion de Memphis Depay, ou la mauvaise trajectoire d'Alphonso Davies avant le tir sur le poteau de Karl Toko Ekambi."Au plus haut niveau et dans une finale, ces lacunes peuvent faire la différence", assène le magazine."Un jeu très risqué"Fin tacticien, Hansi Flick a bien vu le danger. "Nous savons que Paris a des joueurs très rapides", décrypte-t-il: "Certes, notre grande force est de savoir mettre l'adversaire sous pression, mais nous savons que c'est aussi parfois un jeu très risqué." "Contre Lyon nous avons mal défendu en début de match, nous avons aussi perdu des ballons trop facilement, il faut corriger ça (...) Nous allons réfléchir à nous organiser un peu différemment défensivement".Différemment? La déroute de Manchester City en quart contre Lyon (3-1), alors que Pep Guardiola avait modifié son animation défensive, a bien montré le danger de déstabiliser la défense d'une équipe sur un match couperet.Mais le Bayern a confiance et tire ses certitudes de ses statistiques monstrueuses cette saison en Ligue des champions: dix victoires en dix rencontres, plus de quatre buts par match de moyenne, et des cartons contre des grands d'Europe: 7-2 à Tottenham en match de poule, 7-1 contre Chelsea sur deux matches en huitièmes et le retentissant 8-2 du quart contre Barcelone!Les Lyonnais ont toutefois prouvé que ce géant pouvait avoir des pieds d'argile. Aux Parisiens d'en tirer le meilleur profit pour aller au bout de leur rêve.