Les Diables Rouges iront loin, car...

... la confiance de l'équipe progresse visiblement. Là où ils ont commencé la rencontre assez gauchement contre l'Algérie, au début de leur match contre la Russie les Belges étaient manifestement plus libérés. Entamer un Mondial mollement ne doit pas nécessairement inciter au pessimisme. Il y a quatre ans en Afrique du Sud , l'Espagne, finalement championne du monde, avait commencé son tournoi par une défaite contre la Suisse. Ce que dit Vincent Kompany est exact: dans une compétition comme la Coupe du Monde, il faut progresser et se distinguer au bon moment. Donc à partir des quarts de finale. Par ailleurs, on devient également champion en gagnant les rencontres où l'on ne joue pas bien.

... nous avons une solide offensive finale. Les 20 dernières minutes sont décisives dans de nombreuses rencontres de ce Mondial. Et c'est là que nous sommes bons. Après une heure de jeu contre l'Algérie, peu de gens croyaient encore à la victoire, alors que les Diables Rouges ont en fin de compte remporté la rencontre de façon très méritée. Même scénario contre la Russie: une seconde mi-temps difficile, mais 1-0 après une solide offensive finale.

... nous avons beaucoup de richesse sur le banc. Pensez à Defour, Chadli ou Januzaj. Jusqu'à présent, les trois buts belges ont été marqués par des remplaçants : Fellaini et Mertens contre l'Algérie, Origi contre la Russie. Notre banc peut se transformer en arme redoutable.

... nous n'avons pas encore été au bout de nos forces. Un grand avantage. Les Diables Rouges n'ont pas encore dû jouer dans des circonstances réellement chaudes et humides. C'est également une des raisons pour lesquelles au tirage au sort le groupe H était considéré comme le groupe le plus favorable.

... nous encaissons peu de buts. Jusqu'ici Thibaut Courtois n'a pas eu beaucoup à faire, même si c'est en partie dû aux adversaires. Le seul but adverse, de l'Algérien Feghouli, a été inscrit sur penalty suite à une faute dispensable de Jan Vertonghen. Contre les Russes, Courtois a été mis à l'épreuve une seule fois, lors d'un tir depuis la seconde ligne de Fayzulin. Courtois peut aussi s'appuyer sur une défense solide, qui a commis peu de fautes contre la Russie. Cependant, si Kokorin avait mieux ajusté sa tête avant la mi-temps, Courtois aurait été battu...

... en huitièmes nous devrions avoir un adversaire "jouable". Si les Diables Rouges sortent en tête de leur groupe, ce qui sera très probablement le cas, ils rencontreront le deuxième du groupe G au tour suivant. Pour l'instant, l'Allemagne mène ce groupe, suivie des États-Unis. Si ces deux nations font match nul lors de leur duel de ce jeudi, ils iront tous deux en huitièmes dans cet ordre.

Les Diables Rouges n'iront pas loin, car...

... leur jeu est difficilement qualifiable de "bon". Si les Diables Rouges ont mieux entamé leur match contre la Russie que contre l'Algérie, le niveau de jeu affiché lors de la seconde mi-temps était à nouveau affligeant, jusqu'à l'offensive finale avec le résultat que l'on connaît. Il faudra également que le rythme s'accélère pour pouvoir se mesurer à des pays comme le Chili, la Colombie ou la France.

...il n'y a presque pas de passion ni de désir dans leur jeu qui semble très poussif. Encore une fois, la façon dont les Belges ont entamé la seconde mi-temps contre la Russie était à pleurer. Deux tirs cadrés en 45 minutes, c'est beaucoup trop peu. Heureusement que les Russes n'étaient pas au top non plus, sinon le score aurait peut-être été 0-3 au lieu de 1-0.

... nous n'avons pas d'attaquants de niveau mondial. Romelu Lukaku n'a encore rien montré dans ce Mondial. Divock Origi l'a bien remplacé à deux reprises, mais il ne faut pas attendre de miracles non plus d'un jeune de 19 ans qui vient de commencer en équipe nationale. Avec Robin van Persie (Manchester United), Karim Benzema (Real Madrid) et Lionel Messi (FC Barcelone) les Pays-Bas, la France et l'Argentine comptent eux des attaquants qui évoluent dans des clubs de très haut niveau et qui sont capables de faire la différence en un clin d'oeil.

... nous n'avons pas l'expérience des tournois. Daniel Van Buyten est le seul Diable Rouge à avoir déjà joué dans un Mondial, en 2002 en Corée du Sud et au Japon. Cette inexpérience peut jouer en la défaveur de ce groupe très jeune étant donné que le tournoi dure encore trois semaines et que les adversaires deviennent de plus en plus forts.

... le climat peut encore nous jouer des tours. Jusqu'ici les Diables n'ont pas encore dû jouer par un temps vraiment chaud. S'ils sortent vainqueurs du groupe H, ils devront jouer les huitièmes de finale dans le climat tropical de Salvador de Bahia, probablement contre l'Allemagne ou les États-Unis. Si nous terminons seconds, nous jouerions à Porto Alegre dans le sud où il fait plus frais...

... il pourrait y avoir des tensions dans le groupe. Depuis dimanche, on parle du cas Lukaku. Lorsque l'attaquant d'Everton a été remplacé - une manoeuvre tout à fait justifiée d'ailleurs - il a refusé la main tendue de Wilmots et a eu un geste de mauvaise humeur. Il n'est pas exclu qu'il y ait encore davantage de ressentiment si les remplaçants se mettent à exiger une place de titulaire. C'est à l'entraîneur d'éviter ce genre de tensions. Il aura besoin autant de Lukaku que d'Origi pour ce Mondial.

(KVDA/CB)

Les Diables Rouges iront loin, car...... la confiance de l'équipe progresse visiblement. Là où ils ont commencé la rencontre assez gauchement contre l'Algérie, au début de leur match contre la Russie les Belges étaient manifestement plus libérés. Entamer un Mondial mollement ne doit pas nécessairement inciter au pessimisme. Il y a quatre ans en Afrique du Sud , l'Espagne, finalement championne du monde, avait commencé son tournoi par une défaite contre la Suisse. Ce que dit Vincent Kompany est exact: dans une compétition comme la Coupe du Monde, il faut progresser et se distinguer au bon moment. Donc à partir des quarts de finale. Par ailleurs, on devient également champion en gagnant les rencontres où l'on ne joue pas bien. ... nous avons une solide offensive finale. Les 20 dernières minutes sont décisives dans de nombreuses rencontres de ce Mondial. Et c'est là que nous sommes bons. Après une heure de jeu contre l'Algérie, peu de gens croyaient encore à la victoire, alors que les Diables Rouges ont en fin de compte remporté la rencontre de façon très méritée. Même scénario contre la Russie: une seconde mi-temps difficile, mais 1-0 après une solide offensive finale. ... nous avons beaucoup de richesse sur le banc. Pensez à Defour, Chadli ou Januzaj. Jusqu'à présent, les trois buts belges ont été marqués par des remplaçants : Fellaini et Mertens contre l'Algérie, Origi contre la Russie. Notre banc peut se transformer en arme redoutable. ... nous n'avons pas encore été au bout de nos forces. Un grand avantage. Les Diables Rouges n'ont pas encore dû jouer dans des circonstances réellement chaudes et humides. C'est également une des raisons pour lesquelles au tirage au sort le groupe H était considéré comme le groupe le plus favorable. ... nous encaissons peu de buts. Jusqu'ici Thibaut Courtois n'a pas eu beaucoup à faire, même si c'est en partie dû aux adversaires. Le seul but adverse, de l'Algérien Feghouli, a été inscrit sur penalty suite à une faute dispensable de Jan Vertonghen. Contre les Russes, Courtois a été mis à l'épreuve une seule fois, lors d'un tir depuis la seconde ligne de Fayzulin. Courtois peut aussi s'appuyer sur une défense solide, qui a commis peu de fautes contre la Russie. Cependant, si Kokorin avait mieux ajusté sa tête avant la mi-temps, Courtois aurait été battu... ... en huitièmes nous devrions avoir un adversaire "jouable". Si les Diables Rouges sortent en tête de leur groupe, ce qui sera très probablement le cas, ils rencontreront le deuxième du groupe G au tour suivant. Pour l'instant, l'Allemagne mène ce groupe, suivie des États-Unis. Si ces deux nations font match nul lors de leur duel de ce jeudi, ils iront tous deux en huitièmes dans cet ordre. Les Diables Rouges n'iront pas loin, car...... leur jeu est difficilement qualifiable de "bon". Si les Diables Rouges ont mieux entamé leur match contre la Russie que contre l'Algérie, le niveau de jeu affiché lors de la seconde mi-temps était à nouveau affligeant, jusqu'à l'offensive finale avec le résultat que l'on connaît. Il faudra également que le rythme s'accélère pour pouvoir se mesurer à des pays comme le Chili, la Colombie ou la France. ...il n'y a presque pas de passion ni de désir dans leur jeu qui semble très poussif. Encore une fois, la façon dont les Belges ont entamé la seconde mi-temps contre la Russie était à pleurer. Deux tirs cadrés en 45 minutes, c'est beaucoup trop peu. Heureusement que les Russes n'étaient pas au top non plus, sinon le score aurait peut-être été 0-3 au lieu de 1-0. ... nous n'avons pas d'attaquants de niveau mondial. Romelu Lukaku n'a encore rien montré dans ce Mondial. Divock Origi l'a bien remplacé à deux reprises, mais il ne faut pas attendre de miracles non plus d'un jeune de 19 ans qui vient de commencer en équipe nationale. Avec Robin van Persie (Manchester United), Karim Benzema (Real Madrid) et Lionel Messi (FC Barcelone) les Pays-Bas, la France et l'Argentine comptent eux des attaquants qui évoluent dans des clubs de très haut niveau et qui sont capables de faire la différence en un clin d'oeil. ... nous n'avons pas l'expérience des tournois. Daniel Van Buyten est le seul Diable Rouge à avoir déjà joué dans un Mondial, en 2002 en Corée du Sud et au Japon. Cette inexpérience peut jouer en la défaveur de ce groupe très jeune étant donné que le tournoi dure encore trois semaines et que les adversaires deviennent de plus en plus forts. ... le climat peut encore nous jouer des tours. Jusqu'ici les Diables n'ont pas encore dû jouer par un temps vraiment chaud. S'ils sortent vainqueurs du groupe H, ils devront jouer les huitièmes de finale dans le climat tropical de Salvador de Bahia, probablement contre l'Allemagne ou les États-Unis. Si nous terminons seconds, nous jouerions à Porto Alegre dans le sud où il fait plus frais... ... il pourrait y avoir des tensions dans le groupe. Depuis dimanche, on parle du cas Lukaku. Lorsque l'attaquant d'Everton a été remplacé - une manoeuvre tout à fait justifiée d'ailleurs - il a refusé la main tendue de Wilmots et a eu un geste de mauvaise humeur. Il n'est pas exclu qu'il y ait encore davantage de ressentiment si les remplaçants se mettent à exiger une place de titulaire. C'est à l'entraîneur d'éviter ce genre de tensions. Il aura besoin autant de Lukaku que d'Origi pour ce Mondial. (KVDA/CB)