Si l'on regarde les classements des championnats européens en ce début de saison, beaucoup de gros clubs ne répondent pas au rendez-vous. À part en Bundesliga où le Bayern et Dortmund occupent le haut du classement, le reste des cinq grands championnats n'est pas dominé par les clubs habituels. Regardons la Premier League où Manchester City est actuellement dixième ou la Série A dominée par l'AC Milan et Sassuolo. En Liga, c'est la Real Sociedad qui mène la danse tandis que le Barça réalise son pire départ en championnat depuis bien longtemps. Encore plus désolant, des clubs comme l'Inter, le Real ou le PSG galèrent en Ligue des Champions et vont devoir lutter pour se qualifier. Un constat alarmant principalement dû à l'impact qu'a eu la crise sanitaire sur le football mondial.

Une nouvelle saison sans préparation

Mbappé confiait récemment que le PSG n'a "pas eu de préparation, on est sorti de la finale fin août, on est parti en sélection, après y'a eu pas mal de joueurs qui ont eu le Covid, c'était particulier. Il faut s'adapter. Le plus important c'est de garder la passion et la joie de jouer".

Le jeune champion du monde pointait là une des raisons principales du mauvais début de saison de certains cadors. Il faut en effet savoir que pour bien préparer les corps des athlètes à une longue saison, les préparateurs physiques des clubs concoctent généralement un programme qui démarre six semaines avant le début de la compétition.

A cause de la crise sanitaire et du fait que beaucoup de championnats se sont terminés durant l'été, le programme de la majorité des clubs a dû se dérouler en trois semaines, soit la moitié d'un programme normal. Certaines équipes, comme celles qui ont disputé le "final 8" en Ligue des Champions, ont dû se contenter d'encore moins de temps et ont ainsi commencé la compétition sans préparation physique.

Les joueurs sont donc beaucoup plus vite fatigués physiquement mais également mentalement. Une usure mentale qui se ressent chez les joueurs qui n'ont quasi eu aucun repos cet été. Kylian Mbappé évoquait cette difficulté sur le site officiel du PSG et confiait : "Mentalement, c'est difficile de se remettre. Dans mon esprit, et nous sommes plusieurs à le ressentir, ce n'est pas une nouvelle saison. C'est comme si c'était la continuité de la dernière saison. Pour moi, on est au 60ème match de la saison, et pas au neuvième match de la nouvelle saison. Pour moi, une nouvelle saison, c'est quand tu as une coupure pendant laquelle tu as eu le temps de recharger les batteries. Là, on est juste dans les prolongations, c'est un marathon qui continue, donc ce n'est pas évident".

De Bruyne avait également fait part de ses craintes après le match contre l'Angleterre lors du dernier rassemblement : "L'été dernier, je n'ai eu que 8 ou 9 jours de vacances et je n'ai pas pu partir car ma femme était enceinte. Si la saison va à son terme, cela me fera donc 2 ans sans vraie pause. Or, c'est important pour la tête et le corps. Mais personne n'écoute les joueurs. On ne parle que d'argent mais des blessures vont arriver". Il avait d'ailleurs ensuite manqué quelques matchs avec les Cityzens.

Un rythme effréné

En plus de ce manque de préparation, les dirigeants des compétitions veulent rattraper le retard occasionné par la pandémie pour finir la saison à temps et ont établi un calendrier dans lequel les matchs s'enchainent sans réel break. Les clubs européens doivent jouer tous les trois jours et n'ont pas le temps de se poser pour préparer un match comme il se doit. Pep Guardiola évoquait son mécontentement quant à la situation : "On demande trop aux joueurs. Plus que ce qu'ils ne peuvent en faire. Ce n'est pas compliqué à comprendre ! On a interrompu la saison dernière, puis on a repris, puis on a démarré cette saison après deux semaines de repos. Je demande le maximum à mes joueurs, mais il y a une limite pour des êtres humains. On peut lutter pour une ou deux compétitions. Ce n'est pas un problème. On survivra. Mais on joue tous les 3 jours, et maintenant quand les joueurs rejoignent leur sélection, ils jouent trois matches contre deux avant. Ils voyagent beaucoup, ils reviennent, ils enchaînent la Premier League et la Ligue des champions, la Carabao Cup et tout le reste. Nous n'avons pas eu assez de préparation pour gérer tout ça.".

Les blessures s'enchainent

Ce rythme infernal de ce début de saison laisse peu de temps aux joueurs pour récupérer et les blessures se font de plus en plus nombreuses. Si nous prenons l'exemple de la Premier League, lors des deux premiers mois de compétition, le nombre de blessures musculaires a augmenté de 42% en comparaison avec la même période la saison dernière.

Au Paris Saint-Germain, nous retrouvons actuellement Bernat, Icardi, Verratti, Draxler, Neymar, Mbappe, Kimpembe, Gueye, Kehrer, Florenzi et Kean à l'infirmerie, soit onze blessés. Thomas Tuchel sonnait l'alarme en conférence de presse cette semaine : "On va tuer les joueurs. On n'a pas de phase pour récupérer, pas suffisamment de temps pour préparer. Sans préparation, tout est fragile. Ce n'est pas une excuse, c'est la vérité. À chaque match, on perd un joueur en ce moment. Et pas seulement nous, on peut regarder Liverpool, le Bayern, City... Si on continue comme ça, il n'y aura plus de joueurs disponibles."

Les craintes du coach allemand se confirment car ce week-end, le Bayern de Munich a perdu Joshua Kimmich sur blessure tandis que le Barça a perdu Ansu Fati. Les deux joueurs ont été touchés au ménisque et doivent se faire opérer. Ils seront donc absents pendant plusieurs mois. En Angleterre, Liverpool a perdu Alexander Arnold, touché au mollet, et en Italie, c'est Ronaldo qui est sorti touché à la cheville.

Une motivation qui diminue

Lors de son interview sur le site du PSG, Mbappe confiait également: "C'est étrange parce que vous perdez un peu la sensibilité de ce qui fait la force de ce sport. Je pense que les matchs sont très importants mais que quand vous jouez tous les deux jours , je pense que inconsciemment et vous pouvez être le plus grand compétiteur, vous pensez qu'il y aura toujours un match après et le fait de perdre comme ça, on réalise pas ce qu'on fait. Quand c'est bien mais quand c'est pas bien aussi donc c'est là où il faudra être vigilant parce que c'est pas parce qu'il y a l'enchainement des matchs qu'on doit faire n'importe quoi.". Il laisse donc comprendre, à travers ces propos, que la motivation des joueurs pour gagner un match peut diminuer lorsque les matchs s'enchainent trop vite.

Le manque du public

Pour les grosses écuries européennes, le manque de public peut également avoir un impact sur les résultats. En effet, ces gros clubs et les joueurs perdent un soutient conséquent lors des rencontres. Les supporters souvent capables de galvaniser leurs joueurs dans les derniers instants d'un match ne sont pas là et cela se fait ressentir.

Prenons l'exemple de la Juventus. Avant que les matchs en Italie se jouent à huis-clos, la Vieille Dame avait remporté douze de ses treize matchs à domicile et n'avait concédé qu'un match nul. Depuis la reprise après le confinement, leur bilan est de huit matchs à domicile, 2 nuls et 1 défaite. Les bianconeri se sont également inclinés à domicile face au Barça pour la première fois de leur histoire la semaine dernière en Ligue des Champions.

Peu de transferts

À l'exception de certaines grosses écuries européennes comme City ou Chelsea, la plus grosse partie des clubs de l'élite n'ont pas dépensé de sommes astronomiques sur le marché des transferts. La crise sanitaire a mis énormément de clubs dans le rouge et les a donc empêchés de réaliser de gros achats. C'est par exemple le cas du FC Barcelone, habitué à dépenser énormément lors du marché estival. Cet été, ils ont dû se séparer de quelques gros salaires (Vidal, Suarez) et n'ont pu recruter personne pour les remplacer. Le Real Madrid n'a pas non plus dépensé le moindre sou, seul Ødegaard est de retour après son prêt à la Real Sociedad.

Les contaminés au Covid

Le Covid empêche également les entraineurs de pouvoir compter sur tous leurs joueurs. Prenons l'exemple de la Juventus qui a dû se débrouiller sans Cristiano Ronaldo pendant près d'un mois car il avait été testé positif. La Lazio a dû se déplacer à Bruges sans onze joueurs infectés et le Real a dû faire sans Hazard et Casemiro ce week-end lors de la lourde défaite contre Valence (4-1).

Les matchs sont difficiles à préparer pour les coachs qui doivent prendre en compte de possibles absents de dernières minutes. Philippe Clément confiait avant le match contre le Zénith en Ligue des Champions que "C'est difficile de se préparer pour un tel match. Mais cela vaut pour chaque entraîneur pour le moment. Nous aimerions avoir le contrôle mais dans le monde dans lequel nous vivons actuellement, il faut pouvoir préparer différents plans. Ce sera comme ça tant qu'il n'y aura pas de vaccin. Mes joueurs connaissent tous les joueurs de la Lazio, pas seulement ceux du onze de base. Il n'y aura pas vraiment de surprise. Nous allons essayer de gagner ce match, comme d'habitude."

Cette semaine, les joueurs retournent en sélection pour disputer trois matchs en un laps de temps minime. Laisse à espérer que de nouvelles blessures ou que de nouvelles infections ne viennent pas gâcher la fête. A quelques mois de l'Euro, ce rythme infernal pourrait nous coûter la présence de pas mal de stars durant la compétition.

Leandro Thibaut (St.)

Si l'on regarde les classements des championnats européens en ce début de saison, beaucoup de gros clubs ne répondent pas au rendez-vous. À part en Bundesliga où le Bayern et Dortmund occupent le haut du classement, le reste des cinq grands championnats n'est pas dominé par les clubs habituels. Regardons la Premier League où Manchester City est actuellement dixième ou la Série A dominée par l'AC Milan et Sassuolo. En Liga, c'est la Real Sociedad qui mène la danse tandis que le Barça réalise son pire départ en championnat depuis bien longtemps. Encore plus désolant, des clubs comme l'Inter, le Real ou le PSG galèrent en Ligue des Champions et vont devoir lutter pour se qualifier. Un constat alarmant principalement dû à l'impact qu'a eu la crise sanitaire sur le football mondial. Une nouvelle saison sans préparationMbappé confiait récemment que le PSG n'a "pas eu de préparation, on est sorti de la finale fin août, on est parti en sélection, après y'a eu pas mal de joueurs qui ont eu le Covid, c'était particulier. Il faut s'adapter. Le plus important c'est de garder la passion et la joie de jouer". Le jeune champion du monde pointait là une des raisons principales du mauvais début de saison de certains cadors. Il faut en effet savoir que pour bien préparer les corps des athlètes à une longue saison, les préparateurs physiques des clubs concoctent généralement un programme qui démarre six semaines avant le début de la compétition. A cause de la crise sanitaire et du fait que beaucoup de championnats se sont terminés durant l'été, le programme de la majorité des clubs a dû se dérouler en trois semaines, soit la moitié d'un programme normal. Certaines équipes, comme celles qui ont disputé le "final 8" en Ligue des Champions, ont dû se contenter d'encore moins de temps et ont ainsi commencé la compétition sans préparation physique.Les joueurs sont donc beaucoup plus vite fatigués physiquement mais également mentalement. Une usure mentale qui se ressent chez les joueurs qui n'ont quasi eu aucun repos cet été. Kylian Mbappé évoquait cette difficulté sur le site officiel du PSG et confiait : "Mentalement, c'est difficile de se remettre. Dans mon esprit, et nous sommes plusieurs à le ressentir, ce n'est pas une nouvelle saison. C'est comme si c'était la continuité de la dernière saison. Pour moi, on est au 60ème match de la saison, et pas au neuvième match de la nouvelle saison. Pour moi, une nouvelle saison, c'est quand tu as une coupure pendant laquelle tu as eu le temps de recharger les batteries. Là, on est juste dans les prolongations, c'est un marathon qui continue, donc ce n'est pas évident". De Bruyne avait également fait part de ses craintes après le match contre l'Angleterre lors du dernier rassemblement : "L'été dernier, je n'ai eu que 8 ou 9 jours de vacances et je n'ai pas pu partir car ma femme était enceinte. Si la saison va à son terme, cela me fera donc 2 ans sans vraie pause. Or, c'est important pour la tête et le corps. Mais personne n'écoute les joueurs. On ne parle que d'argent mais des blessures vont arriver". Il avait d'ailleurs ensuite manqué quelques matchs avec les Cityzens. Un rythme effrénéEn plus de ce manque de préparation, les dirigeants des compétitions veulent rattraper le retard occasionné par la pandémie pour finir la saison à temps et ont établi un calendrier dans lequel les matchs s'enchainent sans réel break. Les clubs européens doivent jouer tous les trois jours et n'ont pas le temps de se poser pour préparer un match comme il se doit. Pep Guardiola évoquait son mécontentement quant à la situation : "On demande trop aux joueurs. Plus que ce qu'ils ne peuvent en faire. Ce n'est pas compliqué à comprendre ! On a interrompu la saison dernière, puis on a repris, puis on a démarré cette saison après deux semaines de repos. Je demande le maximum à mes joueurs, mais il y a une limite pour des êtres humains. On peut lutter pour une ou deux compétitions. Ce n'est pas un problème. On survivra. Mais on joue tous les 3 jours, et maintenant quand les joueurs rejoignent leur sélection, ils jouent trois matches contre deux avant. Ils voyagent beaucoup, ils reviennent, ils enchaînent la Premier League et la Ligue des champions, la Carabao Cup et tout le reste. Nous n'avons pas eu assez de préparation pour gérer tout ça.". Les blessures s'enchainent Ce rythme infernal de ce début de saison laisse peu de temps aux joueurs pour récupérer et les blessures se font de plus en plus nombreuses. Si nous prenons l'exemple de la Premier League, lors des deux premiers mois de compétition, le nombre de blessures musculaires a augmenté de 42% en comparaison avec la même période la saison dernière. Au Paris Saint-Germain, nous retrouvons actuellement Bernat, Icardi, Verratti, Draxler, Neymar, Mbappe, Kimpembe, Gueye, Kehrer, Florenzi et Kean à l'infirmerie, soit onze blessés. Thomas Tuchel sonnait l'alarme en conférence de presse cette semaine : "On va tuer les joueurs. On n'a pas de phase pour récupérer, pas suffisamment de temps pour préparer. Sans préparation, tout est fragile. Ce n'est pas une excuse, c'est la vérité. À chaque match, on perd un joueur en ce moment. Et pas seulement nous, on peut regarder Liverpool, le Bayern, City... Si on continue comme ça, il n'y aura plus de joueurs disponibles." Les craintes du coach allemand se confirment car ce week-end, le Bayern de Munich a perdu Joshua Kimmich sur blessure tandis que le Barça a perdu Ansu Fati. Les deux joueurs ont été touchés au ménisque et doivent se faire opérer. Ils seront donc absents pendant plusieurs mois. En Angleterre, Liverpool a perdu Alexander Arnold, touché au mollet, et en Italie, c'est Ronaldo qui est sorti touché à la cheville. Une motivation qui diminueLors de son interview sur le site du PSG, Mbappe confiait également: "C'est étrange parce que vous perdez un peu la sensibilité de ce qui fait la force de ce sport. Je pense que les matchs sont très importants mais que quand vous jouez tous les deux jours , je pense que inconsciemment et vous pouvez être le plus grand compétiteur, vous pensez qu'il y aura toujours un match après et le fait de perdre comme ça, on réalise pas ce qu'on fait. Quand c'est bien mais quand c'est pas bien aussi donc c'est là où il faudra être vigilant parce que c'est pas parce qu'il y a l'enchainement des matchs qu'on doit faire n'importe quoi.". Il laisse donc comprendre, à travers ces propos, que la motivation des joueurs pour gagner un match peut diminuer lorsque les matchs s'enchainent trop vite. Le manque du publicPour les grosses écuries européennes, le manque de public peut également avoir un impact sur les résultats. En effet, ces gros clubs et les joueurs perdent un soutient conséquent lors des rencontres. Les supporters souvent capables de galvaniser leurs joueurs dans les derniers instants d'un match ne sont pas là et cela se fait ressentir. Prenons l'exemple de la Juventus. Avant que les matchs en Italie se jouent à huis-clos, la Vieille Dame avait remporté douze de ses treize matchs à domicile et n'avait concédé qu'un match nul. Depuis la reprise après le confinement, leur bilan est de huit matchs à domicile, 2 nuls et 1 défaite. Les bianconeri se sont également inclinés à domicile face au Barça pour la première fois de leur histoire la semaine dernière en Ligue des Champions. Peu de transferts À l'exception de certaines grosses écuries européennes comme City ou Chelsea, la plus grosse partie des clubs de l'élite n'ont pas dépensé de sommes astronomiques sur le marché des transferts. La crise sanitaire a mis énormément de clubs dans le rouge et les a donc empêchés de réaliser de gros achats. C'est par exemple le cas du FC Barcelone, habitué à dépenser énormément lors du marché estival. Cet été, ils ont dû se séparer de quelques gros salaires (Vidal, Suarez) et n'ont pu recruter personne pour les remplacer. Le Real Madrid n'a pas non plus dépensé le moindre sou, seul Ødegaard est de retour après son prêt à la Real Sociedad.Les contaminés au CovidLe Covid empêche également les entraineurs de pouvoir compter sur tous leurs joueurs. Prenons l'exemple de la Juventus qui a dû se débrouiller sans Cristiano Ronaldo pendant près d'un mois car il avait été testé positif. La Lazio a dû se déplacer à Bruges sans onze joueurs infectés et le Real a dû faire sans Hazard et Casemiro ce week-end lors de la lourde défaite contre Valence (4-1). Les matchs sont difficiles à préparer pour les coachs qui doivent prendre en compte de possibles absents de dernières minutes. Philippe Clément confiait avant le match contre le Zénith en Ligue des Champions que "C'est difficile de se préparer pour un tel match. Mais cela vaut pour chaque entraîneur pour le moment. Nous aimerions avoir le contrôle mais dans le monde dans lequel nous vivons actuellement, il faut pouvoir préparer différents plans. Ce sera comme ça tant qu'il n'y aura pas de vaccin. Mes joueurs connaissent tous les joueurs de la Lazio, pas seulement ceux du onze de base. Il n'y aura pas vraiment de surprise. Nous allons essayer de gagner ce match, comme d'habitude."Cette semaine, les joueurs retournent en sélection pour disputer trois matchs en un laps de temps minime. Laisse à espérer que de nouvelles blessures ou que de nouvelles infections ne viennent pas gâcher la fête. A quelques mois de l'Euro, ce rythme infernal pourrait nous coûter la présence de pas mal de stars durant la compétition. Leandro Thibaut (St.)