Les Reds espèrent bien ne pas revivre plus de 11.000 jours d'attente - dont quelques dizaines liées à la pandémie de Covid-19 - avant de refaire la fête.

Mais conserver son titre est une gageure dans une Premier League excessivement compétitive.

Depuis le triplé de Manchester United (2007-2009), seul City y est arrivé en 2018 et 2019 et la concurrence ne va pas rester les bras croisés.

"Il faudra prendre un peu de recul, être humble, et (...) apprendre ce qu'on doit faire pour éviter que cette situation se reproduise", a annoncé Pep Guardiola quelques minutes après le sacre de son rival, se posant en candidat à la reconquête, avec sa puissance financière et son orgueil.

Si son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre sa suspension de toute compétition européenne échoue mi-juillet, City pourrait se concentrer à 100% sur les compétitions nationales.

Chelsea, qui a déjà recruté Hakim Ziyech de l'Ajax et Timo Werner de Leipzig, aura autant d'ambitions que d'atouts pour la deuxième saison de Frank Lampard sur le banc.

Sauvé par son propriétaire

Et Manchester United, ennemi juré des Reds, dont le jeu semble prendre forme sous les ordres d'Ole Gunnar Solskjaer, sera à surveiller s'il négocie bien son mercato.

Liverpool peut malgré tout regarder l'avenir avec une certaine confiance.

Sauvés en 2010, au terme d'une bataille judiciaire, des mains des hommes d'affaires américains George Gillett et Tom Hicks, qui avaient mené le club au bord de la faillite, les Reds doivent leur succès aussi à la politique patiente et avisée de son propriétaire Fenway Sports Group (FSG).

FSG s'était fait connaître en remettant les mythiques Boston Red Sox sur le trône du baseball américain en 2004 - puis en 2007, 2013 et 2018 -, un trophée que la ville attendait depuis 1918.

Si cela a pris 10 ans avec Liverpool, ils ont adapté, sur les bords de la Mersey, des recettes très proches de celles appliquées en Nouvelle-Angleterre, tout en s'adaptant au bassin économique bien moins prospère - chez les supporters comme pour les partenaires locaux - que celui de Boston, ou de Manchester et Londres.

Tout en faisant le choix fort de rester à Anfield Road, ils ont bousculé certaines valeurs locales avec une marchandisation du club et de son histoire - symbolisée par le magasin ouvert au coin du Kop et de la tribune principale - pour générer des ressources financières au service des infrastructures et du terrain.

Chiffre d'affaires triplé en 10 ans

Le chiffre d'affaires du club a triplé en 10 ans pour atteindre 589 M EUR l'an dernier et la valeur du club, racheté 300 M GBP (330 M EUR), est estimée à 2 mds GBP (2,2 Md EUR).

La capacité du stade a été augmentée de 8.000 places, passant à 54.000 en 2016 et une deuxième phase de travaux, retardée par le Covid-19, devrait faire d'Anfield le troisième stade de club par sa capacité après Old Trafford et le Tottenham Hotspur Stadium avec 61.000 sièges.

FSG ne souhaitant pas injecter des millions comme peuvent le faire des mécènes du Golfe ou russes, Liverpool a mené une politique de recrutement parcimonieuse qui fait que le club n'affichait que 107,6 M GBP (118 M EUR) de dépenses nettes en transfert sur les 5 dernières années, à comparer aux 664 M EUR de Manchester City, 536 M EUR de United et près de 300 M EUR pour Arsenal.

Fidèle à ces principes, FSG aurait fait comprendre à Jürgen Klopp qu'il n'y aurait pas de "grosse" recrue cet été, l'une des raisons pour lesquelles Timo Werner, cible d'une cour assidue des Reds, ira finalement à Chelsea.

Mais avec Mohamed Salah, Roberto Firmino, Sadio Mané, Virgil van Dijk et Fabinho, encore sous contrat jusqu'en 2023, et ses latéraux Trent Alexander-Arnold et Andrew Robertson, ainsi que son gardien de but Alisson et son "gourou" Klopp jusqu'en 2024, Liverpool a de quoi voir venir.

Les Reds espèrent bien ne pas revivre plus de 11.000 jours d'attente - dont quelques dizaines liées à la pandémie de Covid-19 - avant de refaire la fête.Mais conserver son titre est une gageure dans une Premier League excessivement compétitive.Depuis le triplé de Manchester United (2007-2009), seul City y est arrivé en 2018 et 2019 et la concurrence ne va pas rester les bras croisés."Il faudra prendre un peu de recul, être humble, et (...) apprendre ce qu'on doit faire pour éviter que cette situation se reproduise", a annoncé Pep Guardiola quelques minutes après le sacre de son rival, se posant en candidat à la reconquête, avec sa puissance financière et son orgueil.Si son appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre sa suspension de toute compétition européenne échoue mi-juillet, City pourrait se concentrer à 100% sur les compétitions nationales.Chelsea, qui a déjà recruté Hakim Ziyech de l'Ajax et Timo Werner de Leipzig, aura autant d'ambitions que d'atouts pour la deuxième saison de Frank Lampard sur le banc.Sauvé par son propriétaireEt Manchester United, ennemi juré des Reds, dont le jeu semble prendre forme sous les ordres d'Ole Gunnar Solskjaer, sera à surveiller s'il négocie bien son mercato.Liverpool peut malgré tout regarder l'avenir avec une certaine confiance.Sauvés en 2010, au terme d'une bataille judiciaire, des mains des hommes d'affaires américains George Gillett et Tom Hicks, qui avaient mené le club au bord de la faillite, les Reds doivent leur succès aussi à la politique patiente et avisée de son propriétaire Fenway Sports Group (FSG).FSG s'était fait connaître en remettant les mythiques Boston Red Sox sur le trône du baseball américain en 2004 - puis en 2007, 2013 et 2018 -, un trophée que la ville attendait depuis 1918.Si cela a pris 10 ans avec Liverpool, ils ont adapté, sur les bords de la Mersey, des recettes très proches de celles appliquées en Nouvelle-Angleterre, tout en s'adaptant au bassin économique bien moins prospère - chez les supporters comme pour les partenaires locaux - que celui de Boston, ou de Manchester et Londres.Tout en faisant le choix fort de rester à Anfield Road, ils ont bousculé certaines valeurs locales avec une marchandisation du club et de son histoire - symbolisée par le magasin ouvert au coin du Kop et de la tribune principale - pour générer des ressources financières au service des infrastructures et du terrain.Chiffre d'affaires triplé en 10 ansLe chiffre d'affaires du club a triplé en 10 ans pour atteindre 589 M EUR l'an dernier et la valeur du club, racheté 300 M GBP (330 M EUR), est estimée à 2 mds GBP (2,2 Md EUR).La capacité du stade a été augmentée de 8.000 places, passant à 54.000 en 2016 et une deuxième phase de travaux, retardée par le Covid-19, devrait faire d'Anfield le troisième stade de club par sa capacité après Old Trafford et le Tottenham Hotspur Stadium avec 61.000 sièges.FSG ne souhaitant pas injecter des millions comme peuvent le faire des mécènes du Golfe ou russes, Liverpool a mené une politique de recrutement parcimonieuse qui fait que le club n'affichait que 107,6 M GBP (118 M EUR) de dépenses nettes en transfert sur les 5 dernières années, à comparer aux 664 M EUR de Manchester City, 536 M EUR de United et près de 300 M EUR pour Arsenal.Fidèle à ces principes, FSG aurait fait comprendre à Jürgen Klopp qu'il n'y aurait pas de "grosse" recrue cet été, l'une des raisons pour lesquelles Timo Werner, cible d'une cour assidue des Reds, ira finalement à Chelsea.Mais avec Mohamed Salah, Roberto Firmino, Sadio Mané, Virgil van Dijk et Fabinho, encore sous contrat jusqu'en 2023, et ses latéraux Trent Alexander-Arnold et Andrew Robertson, ainsi que son gardien de but Alisson et son "gourou" Klopp jusqu'en 2024, Liverpool a de quoi voir venir.