Seuls 5,8% des affiliés à 1895, l'association des supporters belges, proviennent de Bruxelles. Quand on sait que la capitale représente un dixième de la population nationale et qu'elle abrite entre ses murs le stade Roi Baudouin, on frise le paradoxe.

"Le Bruxellois va peu au stade. Il n'en a pas l'habitude", explique Jean-Michel De Waele, sociologue du sport à l'ULB et auteur d'un ouvrage intitulé Soutenir l'équipe nationale de football. Enjeux politiques et identitaires. "Même à Anderlecht, le supporter bruxellois est sous-représenté dans les tribunes."

Une particularité qui a plusieurs explications : "Tout d'abord, il y a de grandes différences socio-économiques au sein de la capitale et pour beaucoup, se rendre au stade est tout simplement trop cher. Ensuite, on doit évidemment évoquer la question du rapport à l'identité nationale. À Bruxelles, les Européens (Italiens, Français, ceux qui travaillent à la Commission européenne) constituent une grande partie de la population."

"Enfin, il faut se poser la question du rapport à la population d'origine étrangère. Il y a encore de vrais problèmes d'insertion dans la capitale, et très peu des nombreux jeunes qui évoluent dans ces clubs percent jusqu'en équipe première. Cette partie de la population bruxelloise reste un milieu à conquérir. Et finalement, chez les Diables, la multiculturalité présente sur le terrain ne se reflète pas dans les tribunes."

Seuls 5,8% des affiliés à 1895, l'association des supporters belges, proviennent de Bruxelles. Quand on sait que la capitale représente un dixième de la population nationale et qu'elle abrite entre ses murs le stade Roi Baudouin, on frise le paradoxe."Le Bruxellois va peu au stade. Il n'en a pas l'habitude", explique Jean-Michel De Waele, sociologue du sport à l'ULB et auteur d'un ouvrage intitulé Soutenir l'équipe nationale de football. Enjeux politiques et identitaires. "Même à Anderlecht, le supporter bruxellois est sous-représenté dans les tribunes."Une particularité qui a plusieurs explications : "Tout d'abord, il y a de grandes différences socio-économiques au sein de la capitale et pour beaucoup, se rendre au stade est tout simplement trop cher. Ensuite, on doit évidemment évoquer la question du rapport à l'identité nationale. À Bruxelles, les Européens (Italiens, Français, ceux qui travaillent à la Commission européenne) constituent une grande partie de la population.""Enfin, il faut se poser la question du rapport à la population d'origine étrangère. Il y a encore de vrais problèmes d'insertion dans la capitale, et très peu des nombreux jeunes qui évoluent dans ces clubs percent jusqu'en équipe première. Cette partie de la population bruxelloise reste un milieu à conquérir. Et finalement, chez les Diables, la multiculturalité présente sur le terrain ne se reflète pas dans les tribunes."