Pep Guardiola est un perfectionniste. A tel point que ça en devient une psychose. "L'avez-vous déjà vu jouer au golf ?", demande Lluis Bassat. L'homme, qui a encore tous ses cheveux et parle d'une voix forte, est un des ténors du business espagnol de la publicité. Il a voulu devenir président du Barça avec Guardiola comme directeur technique. Il a perdu l'élection de justesse contre Joan Laporta, qui avait promis David Beckham. Bassat et Guardiola, eux, n'avaient pas voulu faire de fausses promesses. Beckham n'a pas rejoint le Barça mais Laporta a été élu.

"Il joue comme un professionnel", poursuit Bassat. "Quand ce n'est pas son tour de jouer, il effectue des exercices pour progresser. Je suis également un perfectionniste. Quand je cherche la bonne idée pour un spot publicitaire, il m'arrive de réfléchir toute la nuit. Mais quand je joue au golf, je me détends."

Pas de Neymar

Certains amis de Guardiola trouvent fatigante une soirée en sa compagnie, tant il se comporte formellement, même à table. Ses bonnes manières, sa façon de déguster une salade sans que rien ne glisse de sa fourchette, sa manière d'enrouler le saumon... Là encore, Pep est un perfectionniste. Un perfectionniste n'aime pas les compromis, encore moins en football. Or, il a le sentiment de devoir en faire au Bayern. "Dès qu'il a besoin d'un carnet, on lui en tend un", dit David Trueba, écrivain et ami intime du coach. "Pep apprécie l'organisation du Bayern. "Mais il n'a pas toujours obtenu les joueurs qu'il voulait. Certes, il a obtenu Thiago, Lewandowski, Alonso mais pas Neymar. Ce fou de foot a-t-il fini par douter de l'intelligence sportive des Allemands ?

Changements permanents

Guardiola a tiré une grande leçon de sa période au Barça : durant sa quatrième saison, il a perdu de son aura, de son autorité. C'est dû à l'intensité qu'il requiert de ses joueurs, de ses consignes tactiques très détaillées, de ses changements permanents d'idées, de ses innombrables discours d'avant et d'après match, des consignes délivrées depuis la touche. Guardiola a érigé le changement en principe : en 134 matches, son onze de base a été 132 fois différent du précédent.

Par Marc Hujer

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Pep Guardiola dans votre Sport/Foot Magazine

Pep Guardiola est un perfectionniste. A tel point que ça en devient une psychose. "L'avez-vous déjà vu jouer au golf ?", demande Lluis Bassat. L'homme, qui a encore tous ses cheveux et parle d'une voix forte, est un des ténors du business espagnol de la publicité. Il a voulu devenir président du Barça avec Guardiola comme directeur technique. Il a perdu l'élection de justesse contre Joan Laporta, qui avait promis David Beckham. Bassat et Guardiola, eux, n'avaient pas voulu faire de fausses promesses. Beckham n'a pas rejoint le Barça mais Laporta a été élu."Il joue comme un professionnel", poursuit Bassat. "Quand ce n'est pas son tour de jouer, il effectue des exercices pour progresser. Je suis également un perfectionniste. Quand je cherche la bonne idée pour un spot publicitaire, il m'arrive de réfléchir toute la nuit. Mais quand je joue au golf, je me détends."Pas de NeymarCertains amis de Guardiola trouvent fatigante une soirée en sa compagnie, tant il se comporte formellement, même à table. Ses bonnes manières, sa façon de déguster une salade sans que rien ne glisse de sa fourchette, sa manière d'enrouler le saumon... Là encore, Pep est un perfectionniste. Un perfectionniste n'aime pas les compromis, encore moins en football. Or, il a le sentiment de devoir en faire au Bayern. "Dès qu'il a besoin d'un carnet, on lui en tend un", dit David Trueba, écrivain et ami intime du coach. "Pep apprécie l'organisation du Bayern. "Mais il n'a pas toujours obtenu les joueurs qu'il voulait. Certes, il a obtenu Thiago, Lewandowski, Alonso mais pas Neymar. Ce fou de foot a-t-il fini par douter de l'intelligence sportive des Allemands ?Changements permanentsGuardiola a tiré une grande leçon de sa période au Barça : durant sa quatrième saison, il a perdu de son aura, de son autorité. C'est dû à l'intensité qu'il requiert de ses joueurs, de ses consignes tactiques très détaillées, de ses changements permanents d'idées, de ses innombrables discours d'avant et d'après match, des consignes délivrées depuis la touche. Guardiola a érigé le changement en principe : en 134 matches, son onze de base a été 132 fois différent du précédent. Par Marc HujerRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Pep Guardiola dans votre Sport/Foot Magazine