Comment avez-vous eu l'idée de faire appel à Guardiola ?

Il y a trois ans, Barcelone a participé à un tournoi à Munich. Karl-Heinz et moi avons pris un café avec Guardiola. Au moment de rejoindre son équipe, il s'est tourné vers moi et m'a dit: " Je peux m'imaginer travailler un jour pour le Bayern. " Kalle et moi ne l'avons jamais oublié et nous avons donc pensé à lui pour succéder à Jupp Heynckes. Kalle lui a téléphoné et l'a rencontré à Barcelone puis en octobre, Pep lui a dit qu'il aimerait me parler avant de prendre une décision. C'est ainsi que je suis parti à New York. À la fin de l'entretien, il m'a demandé: " Je signe le contrat maintenant? " J'ai répondu : " Ce n'est pas une mauvaise idée. "

Pourquoi a-t-il choisi le Bayern ?

Il va bien gagner sa vie, même s'il aurait pu obtenir davantage ailleurs. Je pense qu'il retrouve au Bayern une philosophie assez identique à celle du Barça. À mon arrivée à New York, il apprenait déjà l'allemand depuis quatre ou cinq semaines et il avait visionné tous les matches du Bayern depuis le mois d'août. Il connaissait tous les joueurs, leurs qualités et leurs défauts. Kalle et Matthias Sammer viennent de le voir à Zurich et Matthias m'a dit que son allemand n'était pas mauvais. Il bénéficie d'un cours particulier plusieurs fois par semaine.

Vous pouvez remporter le titre et la Ligue des Champions cette saison, sans Guardiola. Que peut-il encore apporter au Bayern ?

Si Jupp Heynckes avait fêté ses 58 ans et non ses 68 ans en mai, nous n'aurions pas pensé à Guardiola. Mais bon, nous avons la chance unique d'enrôler l'entraîneur que le monde entier veut. Trouver un entraîneur qui a une philosophie compte presque autant pour nous que les trophées. Heynckes en a une, Guardiola aussi. Celui-ci aura la tâche plus difficile si Heynckes réussit le triplé mais il pourra quand même nous apporter un plus grâce à ses idées.

Par Geert Foutré à Munich

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Comment avez-vous eu l'idée de faire appel à Guardiola ?Il y a trois ans, Barcelone a participé à un tournoi à Munich. Karl-Heinz et moi avons pris un café avec Guardiola. Au moment de rejoindre son équipe, il s'est tourné vers moi et m'a dit: " Je peux m'imaginer travailler un jour pour le Bayern. " Kalle et moi ne l'avons jamais oublié et nous avons donc pensé à lui pour succéder à Jupp Heynckes. Kalle lui a téléphoné et l'a rencontré à Barcelone puis en octobre, Pep lui a dit qu'il aimerait me parler avant de prendre une décision. C'est ainsi que je suis parti à New York. À la fin de l'entretien, il m'a demandé: " Je signe le contrat maintenant? " J'ai répondu : " Ce n'est pas une mauvaise idée. "Pourquoi a-t-il choisi le Bayern ?Il va bien gagner sa vie, même s'il aurait pu obtenir davantage ailleurs. Je pense qu'il retrouve au Bayern une philosophie assez identique à celle du Barça. À mon arrivée à New York, il apprenait déjà l'allemand depuis quatre ou cinq semaines et il avait visionné tous les matches du Bayern depuis le mois d'août. Il connaissait tous les joueurs, leurs qualités et leurs défauts. Kalle et Matthias Sammer viennent de le voir à Zurich et Matthias m'a dit que son allemand n'était pas mauvais. Il bénéficie d'un cours particulier plusieurs fois par semaine. Vous pouvez remporter le titre et la Ligue des Champions cette saison, sans Guardiola. Que peut-il encore apporter au Bayern ?Si Jupp Heynckes avait fêté ses 58 ans et non ses 68 ans en mai, nous n'aurions pas pensé à Guardiola. Mais bon, nous avons la chance unique d'enrôler l'entraîneur que le monde entier veut. Trouver un entraîneur qui a une philosophie compte presque autant pour nous que les trophées. Heynckes en a une, Guardiola aussi. Celui-ci aura la tâche plus difficile si Heynckes réussit le triplé mais il pourra quand même nous apporter un plus grâce à ses idées.Par Geert Foutré à MunichRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine