Le Parc des Princes muet

A l'aller, le Borussia a eu le soutien de son "Mur Jaune" et d'un Signal Iduna Park archicomble, capable de transcender ses joueurs.

Au retour, le Paris SG ne pourra pas bénéficier du même atout, en raison du huis clos prononcé pour éviter la propagation du coronavirus. Dans une partie serrée (Dortmund mène 2-1), c'est un supplément d'âme en moins pour les Parisiens...

Classe biberon et classe mondiale

Attention, un prodige peut en cacher un autre! Derrière le buteur de 19 ans Erling Haaland, Dortmund couve une autre pépite: Jadon Sancho, un Anglais du même âge que l'on a déjà comparé à... Neymar!

A l'aller, le doublé du Norvégien a éclipsé la performance de l'Anglais. Mais Tuchel et ses hommes, eux, n'ont pas dû l'oublier: le gamin arrivé en prêt de Manchester City, où il n'avait jamais joué en équipe première, a obligé Keylor Navas à se coucher deux fois (25e, 27e), et son centre pour Haaland à la 36e minute aurait pu être décisif.

"Il pourrait être pour nous un joueur du profil de Neymar, tout aussi imprévisible", a assuré par le passé Dan Micciche, ex-coach de Sancho en sélection nationale anglaise des U16. "Il est brillant, le voir jouer est un plaisir, mais comme Neymar, il est aussi très efficace".

A l'instar de Haaland, Sancho déchire les statistiques: 14 buts et 16 passes décisives en 25 matches de Bundesliga. Le jeune international anglais (11 sélections) s'apprête même à battre un record: depuis que les passes décisives sont prises en compte (1988/1989), aucun joueur n'a réussi à atteindre les marques de 15 buts et 15 passes la même saison.

Son entente avec Haaland, l'homme aux dix buts en Ligue des champions cette saison, est déjà impressionnante: "Jouer derrière lui et avec lui, c'est juste super", dit Sancho, "je sais où le trouver et où il va vouloir la balle".

Enfin costauds derrière

Avant d'encaisser un but samedi à Mönchengladbach (victoire 2-1), Dortmund avait gardé sa cage inviolée pendant 328 minutes en Bundesliga (plus de trois matches et demie). Un changement radical par rapport au début de saison, où l'équipe marquait mais était incapable de tenir un score (11 points perdus après avoir mené).

L'arrivée au mercato hivernal de l'international Emre Can, transfuge de la Juventus, a tout changé. Il attire certes moins l'attention que Haaland, mais positionné en sentinelle devant la défense, il gagne ses duels, nettoie un nombre incroyable de ballons, et contribue à une relance propre.

Le coach Lucien Favre a en outre procédé à un changement tactique gagnant. Il a abandonné mi-février son 4-3-3 pour un système à trois défenseurs centraux Piszczek-Hummels-Zagadou, et depuis, le Borussia flambe: cinq victoires consécutives, dont celle contre Paris.

"L'avantage psychologique"

Pour le patron du Borussia Hans-Joachim Watzke, les Parisiens "ont ce traumatisme de Manchester United l'année dernière. Pour eux, le monde va s'effondrer s'ils sont éliminés. Je crois que nous avons maintenant un avantage psychologique".

Les trois éliminations d'affilée en 8e de finale mettent en effet une énorme pression sur Paris, compte tenu des ambitions et des investissements des dirigeants.

Dortmund n'a absolument pas ce poids. Les recrutements récents visent à donner les moyens à Favre de remporter la Bundesliga, objectif affiché du club. La Ligue des champions est un bonus.

Depuis sa finale en 2013, le Borussia n'a d'ailleurs atteint qu'une fois les quarts, avec... Thomas Tuchel sur le banc, (défaite contre Monaco en 2017). Une élimination ne constituerait pas un traumatisme pour les dirigeants ou les fans, qui ont tout à gagner mercredi.

Le Parc des Princes muetA l'aller, le Borussia a eu le soutien de son "Mur Jaune" et d'un Signal Iduna Park archicomble, capable de transcender ses joueurs. Au retour, le Paris SG ne pourra pas bénéficier du même atout, en raison du huis clos prononcé pour éviter la propagation du coronavirus. Dans une partie serrée (Dortmund mène 2-1), c'est un supplément d'âme en moins pour les Parisiens...Classe biberon et classe mondialeAttention, un prodige peut en cacher un autre! Derrière le buteur de 19 ans Erling Haaland, Dortmund couve une autre pépite: Jadon Sancho, un Anglais du même âge que l'on a déjà comparé à... Neymar!A l'aller, le doublé du Norvégien a éclipsé la performance de l'Anglais. Mais Tuchel et ses hommes, eux, n'ont pas dû l'oublier: le gamin arrivé en prêt de Manchester City, où il n'avait jamais joué en équipe première, a obligé Keylor Navas à se coucher deux fois (25e, 27e), et son centre pour Haaland à la 36e minute aurait pu être décisif."Il pourrait être pour nous un joueur du profil de Neymar, tout aussi imprévisible", a assuré par le passé Dan Micciche, ex-coach de Sancho en sélection nationale anglaise des U16. "Il est brillant, le voir jouer est un plaisir, mais comme Neymar, il est aussi très efficace".A l'instar de Haaland, Sancho déchire les statistiques: 14 buts et 16 passes décisives en 25 matches de Bundesliga. Le jeune international anglais (11 sélections) s'apprête même à battre un record: depuis que les passes décisives sont prises en compte (1988/1989), aucun joueur n'a réussi à atteindre les marques de 15 buts et 15 passes la même saison.Son entente avec Haaland, l'homme aux dix buts en Ligue des champions cette saison, est déjà impressionnante: "Jouer derrière lui et avec lui, c'est juste super", dit Sancho, "je sais où le trouver et où il va vouloir la balle".Enfin costauds derrièreAvant d'encaisser un but samedi à Mönchengladbach (victoire 2-1), Dortmund avait gardé sa cage inviolée pendant 328 minutes en Bundesliga (plus de trois matches et demie). Un changement radical par rapport au début de saison, où l'équipe marquait mais était incapable de tenir un score (11 points perdus après avoir mené).L'arrivée au mercato hivernal de l'international Emre Can, transfuge de la Juventus, a tout changé. Il attire certes moins l'attention que Haaland, mais positionné en sentinelle devant la défense, il gagne ses duels, nettoie un nombre incroyable de ballons, et contribue à une relance propre.Le coach Lucien Favre a en outre procédé à un changement tactique gagnant. Il a abandonné mi-février son 4-3-3 pour un système à trois défenseurs centraux Piszczek-Hummels-Zagadou, et depuis, le Borussia flambe: cinq victoires consécutives, dont celle contre Paris."L'avantage psychologique"Pour le patron du Borussia Hans-Joachim Watzke, les Parisiens "ont ce traumatisme de Manchester United l'année dernière. Pour eux, le monde va s'effondrer s'ils sont éliminés. Je crois que nous avons maintenant un avantage psychologique".Les trois éliminations d'affilée en 8e de finale mettent en effet une énorme pression sur Paris, compte tenu des ambitions et des investissements des dirigeants. Dortmund n'a absolument pas ce poids. Les recrutements récents visent à donner les moyens à Favre de remporter la Bundesliga, objectif affiché du club. La Ligue des champions est un bonus. Depuis sa finale en 2013, le Borussia n'a d'ailleurs atteint qu'une fois les quarts, avec... Thomas Tuchel sur le banc, (défaite contre Monaco en 2017). Une élimination ne constituerait pas un traumatisme pour les dirigeants ou les fans, qui ont tout à gagner mercredi.