Il a déjà 28 ans et pourtant il n'a pas encore connu beaucoup de clubs dans sa carrière. David Alaba est de ceux que l'on appelle encore clubman. Enfin, jusqu'en fin de saison...

Né en 1992, à Vienne, l'Autrichien arrive dès ses dix ans au sein de l'académie du club local, l'Austria. À quinze ans seulement, il grimpe les échelons et évolue déjà en équipe réserve. Très rapidement, il est repéré par les recruteurs du Bayern Munich, club qui le transfère en 2008. À seize ans, il fait donc ses premiers pas au sein d'une des plus grandes équipes européennes, dominatrice depuis très longtemps en Bundesliga mais qui n'avait plus brillé sur la scène européenne depuis de longues années. Il débute sous les couleurs bavaroises lors d'un match de coupe d'Allemagne. Il n'a que dix-sept ans. Mais ce talent précoce ne s'arrête pas là : il honore également sa première sélection face à l'équipe de France, en 2009.

Ultra polyvalent

Désireux de ne pas laisser "moisir" un talent brut sur son banc, le Bayern décide de prêter sa pépite à Hoffenheim, au mercato hivernal de 2011. Il participe à dix-sept rencontres en à peine 6 mois. Jupp Heynckes, à l'époque entraineur, est impressionné par ses prestations et décide de le faire revenir à Munich pour en faire un titulaire. C'est le début d'une carrière qui s'avère très prometteuse pour l'Autrichien. Dès cette saison, il impressionne toute l'Europe. Sa technique (hors du commun pour un défenseur), sa vision du jeu mais aussi sa vitesse et son entente avec Frank Ribéry font de lui l'un des meilleurs latéraux au monde.

Il devient un joueur presque indispensable au sein de la défense des champions du monde en titre. D'abord arrière gauche pendant quelques saisons, c'est sous Pep Guardiola qu'il commence à rêver de changement. Le joueur se considère, lui, plus comme un milieu de terrain, comme lors de sa formation. "C'est un latéral gauche, même si lui ne le pense pas", déclarait le coach catalan, à l'époque. Une décla' que Pep ne dirait sans doute plus à l'heure actuelle tellement il est polyvalent. Une fois arrière gauche, une fois dans le milieu de terrain, une fois défenseur central gauche, il est devenu presque impossible de définir clairement la position d'Alaba sur le terrain. Il change non seulement d'un match à l'autre (moins depuis l'ascension d'Alphonso Davies comme arrière latéral gauche) mais également parfois au cours d'un seul et même match selon les ajustements tactiques nécessaires.

Plus impressionnant encore qu'à gauche

Sous Guardiola (beaucoup moins depuis l'arrivée de Hans-Dieter Flick à la tête des Allemands), son rôle pouvait paraître un peu flou. Le jeu prôné par l'entraineur espagnol voulait que les côtés soient rarement occupés de manière égale. C'est là que son intelligence de jeu, son placement et son jeu de passes ont été particulièrement utiles pour trouver des solutions aux quelques problèmes rencontrés par les Munichois. Pour Guardiola, "avec lui, nous sommes une meilleure équipe. Il peut jouer partout. Il est sensationnel. Sur une échelle de 1 à 10, il a toujours un niveau de 8, 9, parfois 10. C'est un des joueurs les plus importants pour le Bayern Munich."

Comme souvent lorsqu'un entraineur débarque, de gros changements ou quelques ajustements sont faits pour améliorer les performances collectives de l'équipe. À son arrivée à la tête de l'équipe suite au licenciement de Niko Kovac, Hans-Dieter Flick, l'ex-adjoint de Joachim Low, repositionne Alaba en tant que déf' central suite aux blessures de Niklas Süle et de Lucas Hernandez. Même s'il n'est plus aussi souvent utilisé au milieu (il y a joué lors de la Coupe du monde des clubs ou en championnat ce week-end contre Bielefeld), en tant que défenseur central, il reste toujours très haut sur l'échiquier du coach allemand. Il utilise très souvent sa qualité de passe pour apporter de la verticalité vers les attaquants, démarqués grâce aux mouvements perpétuels de la ligne d'attaque et de Thomas Müller, notamment. Peut-être encore plus impressionnant à cette position, il a vite mis tout le monde d'accord. Comme d'habitude, à vrai dire...

Par Arthur Gosset (st.)

Il a déjà 28 ans et pourtant il n'a pas encore connu beaucoup de clubs dans sa carrière. David Alaba est de ceux que l'on appelle encore clubman. Enfin, jusqu'en fin de saison... Né en 1992, à Vienne, l'Autrichien arrive dès ses dix ans au sein de l'académie du club local, l'Austria. À quinze ans seulement, il grimpe les échelons et évolue déjà en équipe réserve. Très rapidement, il est repéré par les recruteurs du Bayern Munich, club qui le transfère en 2008. À seize ans, il fait donc ses premiers pas au sein d'une des plus grandes équipes européennes, dominatrice depuis très longtemps en Bundesliga mais qui n'avait plus brillé sur la scène européenne depuis de longues années. Il débute sous les couleurs bavaroises lors d'un match de coupe d'Allemagne. Il n'a que dix-sept ans. Mais ce talent précoce ne s'arrête pas là : il honore également sa première sélection face à l'équipe de France, en 2009. Désireux de ne pas laisser "moisir" un talent brut sur son banc, le Bayern décide de prêter sa pépite à Hoffenheim, au mercato hivernal de 2011. Il participe à dix-sept rencontres en à peine 6 mois. Jupp Heynckes, à l'époque entraineur, est impressionné par ses prestations et décide de le faire revenir à Munich pour en faire un titulaire. C'est le début d'une carrière qui s'avère très prometteuse pour l'Autrichien. Dès cette saison, il impressionne toute l'Europe. Sa technique (hors du commun pour un défenseur), sa vision du jeu mais aussi sa vitesse et son entente avec Frank Ribéry font de lui l'un des meilleurs latéraux au monde. Il devient un joueur presque indispensable au sein de la défense des champions du monde en titre. D'abord arrière gauche pendant quelques saisons, c'est sous Pep Guardiola qu'il commence à rêver de changement. Le joueur se considère, lui, plus comme un milieu de terrain, comme lors de sa formation. "C'est un latéral gauche, même si lui ne le pense pas", déclarait le coach catalan, à l'époque. Une décla' que Pep ne dirait sans doute plus à l'heure actuelle tellement il est polyvalent. Une fois arrière gauche, une fois dans le milieu de terrain, une fois défenseur central gauche, il est devenu presque impossible de définir clairement la position d'Alaba sur le terrain. Il change non seulement d'un match à l'autre (moins depuis l'ascension d'Alphonso Davies comme arrière latéral gauche) mais également parfois au cours d'un seul et même match selon les ajustements tactiques nécessaires. Sous Guardiola (beaucoup moins depuis l'arrivée de Hans-Dieter Flick à la tête des Allemands), son rôle pouvait paraître un peu flou. Le jeu prôné par l'entraineur espagnol voulait que les côtés soient rarement occupés de manière égale. C'est là que son intelligence de jeu, son placement et son jeu de passes ont été particulièrement utiles pour trouver des solutions aux quelques problèmes rencontrés par les Munichois. Pour Guardiola, "avec lui, nous sommes une meilleure équipe. Il peut jouer partout. Il est sensationnel. Sur une échelle de 1 à 10, il a toujours un niveau de 8, 9, parfois 10. C'est un des joueurs les plus importants pour le Bayern Munich." Comme souvent lorsqu'un entraineur débarque, de gros changements ou quelques ajustements sont faits pour améliorer les performances collectives de l'équipe. À son arrivée à la tête de l'équipe suite au licenciement de Niko Kovac, Hans-Dieter Flick, l'ex-adjoint de Joachim Low, repositionne Alaba en tant que déf' central suite aux blessures de Niklas Süle et de Lucas Hernandez. Même s'il n'est plus aussi souvent utilisé au milieu (il y a joué lors de la Coupe du monde des clubs ou en championnat ce week-end contre Bielefeld), en tant que défenseur central, il reste toujours très haut sur l'échiquier du coach allemand. Il utilise très souvent sa qualité de passe pour apporter de la verticalité vers les attaquants, démarqués grâce aux mouvements perpétuels de la ligne d'attaque et de Thomas Müller, notamment. Peut-être encore plus impressionnant à cette position, il a vite mis tout le monde d'accord. Comme d'habitude, à vrai dire... Par Arthur Gosset (st.)