Hasard du calendrier, les présidents des plus grands clubs européens, dont ceux qui négocient actuellement le transfert du Brésilien, se retrouveront en effet jeudi et vendredi à Liverpool.

Si la réforme de la Ligue des champions sera au centre des discussions du comité exécutif de l'Association des clubs européens (ECA), difficile d'imaginer que Nasser al-Khelaïfi (PSG), Josep Bartomeu (Barcelone) et Florentino Perez (Real Madrid), notamment, n'aborderont pas en coulisses le cas Neymar.

Alors que le joueur n'a jamais caché sa préférence pour un retour à Barcelone, Paris aurait, ces dernières heures, demandé aux Catalans Philippe Coutinho, Nelson Semedo, le prêt d'un troisième joueur et 100 millions d'euros en échange de Neymar, selon la presse espagnole.

Un prix que le Barça ne semble pas prêt à payer. Mais le club catalan doit composer avec la menace de plus en plus prégnante du Real Madrid.

Car le club merengue est entré dans le jeu de poker menteur la semaine dernière, à en croire la presse espagnole. Par intérêt sincère? Pour contrarier son rival catalan en pole depuis le début de l'été sur le dossier?

"C'est à lui de parler"

Si le joueur le plus cher de l'histoire du football, transféré du Barça à Paris pour 222 millions d'euros en 2017, atterrissait dans la capitale espagnole, ce serait en tout cas un double échec pour le club catalan, qui verrait une de ses cibles prioritaires déserter le Camp Nou mais aussi, et c'est sans doute pire, rejoindre l'ennemi juré.

"Si Neymar rejoignait notre plus grand rival, ça nous ferait mal, surtout après avoir joué chez nous. Nous espérons qu'il reviendra. C'est un joueur spectaculaire, un des meilleurs dans le monde. S'il revient, ce sera une signature exceptionnelle !", a déclaré le milieu de terrain barcelonais Carles Aleña pendant la tournée de présaison des blaugranas aux États-Unis.

L'entraîneur madrilène Zinédine Zidane n'a pas souhaité commenter la potentielle arrivée de Neymar mais les offres du Real sont, d'après la presse, plus alléchantes et ses relations avec Paris excellentes.

Avantage, cependant, pour le Barça: Neymar entretient toujours une amitié profonde avec ses anciens coéquipiers, notamment avec Gérard Piqué, qui a exhorté son ami à "parler".

"C'est à lui de parler. Bien sûr, on échange avec lui, mais je ne peux pas vous révéler le contenu de nos conversations privées. S'il veut parler et donner son opinion, il doit sortir de son silence et le dire", avait déclaré Piqué à Miami.

Point de non retour au Parc

Plus catégorique, le vice-président du club Jordi Cardoner avait asséné le 27 juin : "Neymar veut revenir au Barça", peu avant que le Brésilien n'évoque la remontada de Barcelone au détriment du PSG comme étant l'un des meilleurs souvenirs de sa carrière.

Elément nouveau, le départ de la star brésilienne est appelé par les supporters du PSG, qui ont exprimé leur colère avec des banderoles et chants aux messages explicites, dimanche au Parc, entre les "Casse-toi!" et les "Neymar, fils de pute".

Une situation de tension venue s'ajouter à la décision des dirigeants d'écarter leur joueur de l'équipe pour la reprise du championnat: samedi, pendant la traditionnelle conférence de presse d'avant-match, le nouveau directeur sportif du PSG Leonardo, chaudement applaudi dimanche, avait déclaré que les discussions étaient "plus avancées qu'avant" concernant le transfert de son prodige brésilien. "S'il part, il part. Le plus vite (on le saura), le mieux (ce sera)", avait tranché Leonardo.

De quoi donner encore plus de crédit aux rumeurs d'un remplacement de 'Ney' par une autre star au PSG. La dernière en date provient de la presse italienne, qui soutient que Paris va formuler une offre à la Juventus Turin pour recruter l'Argentin de 25 ans Paulo Dybala.