"On ne peut pas venir ici contre une très bonne équipe, être une menace comme on l'a été et ensuite défendre comme on l'a fait", a enragé à la BBC le technicien des Reds qui ont mené 3-0. "C'est criminel. C'est évidemment très frustrant et je suis amer. On est leader ce soir, mais on est aussi dévastés. Manchester City va se détacher et gagner, il n'y plus aucun doute possible". A l'issue de ce scénario incroyable, Liverpool reprend bien la tête du championnat à une journée de la fin, mais les Citizens, 2e à un point, comptent un match en retard et une meilleure différence de buts.

"Pendant 75 minutes, on a été incroyables. On a marqué trois fois, on s'est créé des occasions. C'est notre faute à tous, joueurs, entraîneur. On gagne et on perd ensemble, on accepte les critiques et on avance. On a inscrit 99 buts, c'est une réussite phénoménale mais il faut aussi défendre. Sinon ça ne sert à rien", a continué Brendan Rodgers.

Emporté une nouvelle fois par un tempérament joueur que leur entraîneur n'a pas su réfréner, les coéquipiers de Steven Gerrard n'ont pas fermé le jeu et, très naïfs, se sont fait surprendre en contre-attaques.

"Il fallait que l'on gagne pour continuer à mettre la pression avant le dernier match, mais on ne l'a pas fait. Il faut être plus mature que nous ne l'avons été. Je m'attends maintenant à ce que City gagne ses deux matches", a poursuivi le Nord-Irlandais alors que les Reds n'ont jamais semblé aussi proche d'un premier titre depuis 1990.

"L'an passé, on a fini 7e, on est en avance sur le programme. On avance bien, mais je suis ici pour gagner des titres et je ne renoncerais jamais à cela", a-t-il encore rappelé. "Félicitations à Crystal Palace, ils ont réalisé un grand retour et ont puni nos erreurs", a néanmoins conclu, beau joueur, l'entraîneur.

Dévastés

Dévastés, les hommes de Brendan Rodgers payent donc le prix fort d'un match une nouvelle fois spectaculaire. Un peu essoufflés et sûrement échaudés par leur perte d'invincibilité en 2014 face à Chelsea (2-0) après 11 succès de rang, les Reds n'ont pas produit les séquences léchées auxquelles ils sont habitués, malgré le retour de Sturridge qui forme avec Suarez un duo à 52 buts. Tout juste désigné meilleur joueur du pays mais bien tenu, l'Uruguayen a fini par inscrire son 31e but, deux minutes seulement après le 21e de son coéquipier (53).

Face à la défense regroupée du 11e, qui venait de replonger après cinq victoires lui ayant permis de sécuriser son maintien, les joueurs de Rodgers ont avant cela eu du mal à se mettre en situation favorable dans la surface. Mais un corner de Gerrard, qui s'est repris avec sa 20e passe décisive après sa glissade coupable contre les Blues, a permis à Allen de débloquer la situation (18).

Hésitant alors que se dessinait leur 7e déplacement d'affilée victorieux, même s'ils auraient aussi pu bénéficier d'un penalty pour une faute de Bolasie sur Johnson (8), les Reds ont testé la solidité de Mignolet sur des frappes lointaines de Puncheon et Jedinak.

Mais à 3-0, Liverpool s'est complètement délité, permettant aux Eagles d'opérer un incroyable retour. Aussi rapidement que les Reds avaient pris le large, Delaney (79) et Gayle (81) ont réussi à les faire douter en fin de match. Assez en tout cas pour fissurer tout l'édifice et offrir une douloureuse égalisation et un doublé au 2e buteur (88). Ce qui permet au passage à l'entraîneur de Palace Tony Pulis de préserver une invincibilité à domicile contre cet adversaire qui court maintenant depuis six matches.

Les larmes de Suarez:

Le résumé du match:

Avec 81 points contre 80 à leur plus proche rival de Manchester City, les Reds ont beau reprendre la tête du classement, ils ne contrôlent désormais plus rien alors qu'ils courent depuis un premier titre de champion depuis 1990.

Les Citizens disputent mercredi un match en retard contre Aston Villa qui, conjugué à leur meilleure différence de buts, pourrait leur permettre de reléguer Liverpool à deux longueurs avant la 38e et dernière journée dimanche.

"On ne peut pas venir ici contre une très bonne équipe, être une menace comme on l'a été et ensuite défendre comme on l'a fait", a enragé à la BBC le technicien des Reds qui ont mené 3-0. "C'est criminel. C'est évidemment très frustrant et je suis amer. On est leader ce soir, mais on est aussi dévastés. Manchester City va se détacher et gagner, il n'y plus aucun doute possible". A l'issue de ce scénario incroyable, Liverpool reprend bien la tête du championnat à une journée de la fin, mais les Citizens, 2e à un point, comptent un match en retard et une meilleure différence de buts. "Pendant 75 minutes, on a été incroyables. On a marqué trois fois, on s'est créé des occasions. C'est notre faute à tous, joueurs, entraîneur. On gagne et on perd ensemble, on accepte les critiques et on avance. On a inscrit 99 buts, c'est une réussite phénoménale mais il faut aussi défendre. Sinon ça ne sert à rien", a continué Brendan Rodgers. Emporté une nouvelle fois par un tempérament joueur que leur entraîneur n'a pas su réfréner, les coéquipiers de Steven Gerrard n'ont pas fermé le jeu et, très naïfs, se sont fait surprendre en contre-attaques. "Il fallait que l'on gagne pour continuer à mettre la pression avant le dernier match, mais on ne l'a pas fait. Il faut être plus mature que nous ne l'avons été. Je m'attends maintenant à ce que City gagne ses deux matches", a poursuivi le Nord-Irlandais alors que les Reds n'ont jamais semblé aussi proche d'un premier titre depuis 1990. "L'an passé, on a fini 7e, on est en avance sur le programme. On avance bien, mais je suis ici pour gagner des titres et je ne renoncerais jamais à cela", a-t-il encore rappelé. "Félicitations à Crystal Palace, ils ont réalisé un grand retour et ont puni nos erreurs", a néanmoins conclu, beau joueur, l'entraîneur. Dévastés Dévastés, les hommes de Brendan Rodgers payent donc le prix fort d'un match une nouvelle fois spectaculaire. Un peu essoufflés et sûrement échaudés par leur perte d'invincibilité en 2014 face à Chelsea (2-0) après 11 succès de rang, les Reds n'ont pas produit les séquences léchées auxquelles ils sont habitués, malgré le retour de Sturridge qui forme avec Suarez un duo à 52 buts. Tout juste désigné meilleur joueur du pays mais bien tenu, l'Uruguayen a fini par inscrire son 31e but, deux minutes seulement après le 21e de son coéquipier (53). Face à la défense regroupée du 11e, qui venait de replonger après cinq victoires lui ayant permis de sécuriser son maintien, les joueurs de Rodgers ont avant cela eu du mal à se mettre en situation favorable dans la surface. Mais un corner de Gerrard, qui s'est repris avec sa 20e passe décisive après sa glissade coupable contre les Blues, a permis à Allen de débloquer la situation (18). Hésitant alors que se dessinait leur 7e déplacement d'affilée victorieux, même s'ils auraient aussi pu bénéficier d'un penalty pour une faute de Bolasie sur Johnson (8), les Reds ont testé la solidité de Mignolet sur des frappes lointaines de Puncheon et Jedinak. Mais à 3-0, Liverpool s'est complètement délité, permettant aux Eagles d'opérer un incroyable retour. Aussi rapidement que les Reds avaient pris le large, Delaney (79) et Gayle (81) ont réussi à les faire douter en fin de match. Assez en tout cas pour fissurer tout l'édifice et offrir une douloureuse égalisation et un doublé au 2e buteur (88). Ce qui permet au passage à l'entraîneur de Palace Tony Pulis de préserver une invincibilité à domicile contre cet adversaire qui court maintenant depuis six matches.Les larmes de Suarez:Le résumé du match:Avec 81 points contre 80 à leur plus proche rival de Manchester City, les Reds ont beau reprendre la tête du classement, ils ne contrôlent désormais plus rien alors qu'ils courent depuis un premier titre de champion depuis 1990. Les Citizens disputent mercredi un match en retard contre Aston Villa qui, conjugué à leur meilleure différence de buts, pourrait leur permettre de reléguer Liverpool à deux longueurs avant la 38e et dernière journée dimanche.