Lors de ce comité exécutif, l'UEFA a également nommé le Grec Theodore Theodoridis, 50 ans, secrétaire général par intérim en remplacement de l'Italo-Suisse Gianni Infantino, élu la semaine dernière à la présidence de la Fifa.

"Le Comité exécutif de l'UEFA a reconfirmé sa décision prise en janvier de ne pas programmer une élection à la présidence tant qu'une décision du TAS suite à l'appel de Michel Platini n'aura pas été rendue", a indiqué l'instance du football européen dans un communiqué. La décision a été prise "à l'unanimité", a précisé M. Theodoridis.

Le TAS, la juridiction sportive suprême, a annoncé mercredi qu'il devrait trancher le cas Platini avant le début de l'Euro-2016 le 10 juin.

Pour autant, l'UEFA ne ferme pas la porte à l'hypothèse d'un remplacement rapide du Français si le TAS confirmait sa suspension. Dans ce cas-là, l'élection de son successeur pourrait en effet être organisée en urgence, sans le délai légal de trois mois de campagne électorale prévu par les statuts de l'UEFA. Dans cette hypothèse, le football européen pourrait alors disposer d'un nouveau patron pour le début de l'Euro.

"Dès qu'il y aura une décision du TAS, nous pourrons immédiatement enclencher un processus accéléré pour une élection (...) Nous pourrons écourter le délai, de trois mois à zéro", a expliqué Alasdair Bell, responsable juridique de l'UEFA.

Dernier recours

L'annonce de l'UEFA de maintenir Platini à son poste en attendant le verdict final ne fait que confirmer une décision prise dès janvier. Mais cette confirmation intervient alors que des voix commencent à s'élever en Europe pour réclamer un retrait immédiat de Platini.

Reinhard Rauball, président par intérim de la Fédération allemande de football (DFB), a ainsi déclaré mercredi que le Français devrait renoncer de lui-même à la présidence. "Je reste convaincu qu'il ne faut pas de jugement hâtif. Mais eu égard à l'Euro, ce serait bien que Platini réfléchisse si ce ne serait pas rendre service à l'UEFA qu'il renonce à son poste", a affirmé Rauball dans l'hebdomadaire Sport Bild.

Platini a été suspendu par la justice interne de la Fifa pour "abus de confiance", "conflit d'intérêt" et "gestion déloyale". En cause, un paiement de 1,8 million d'euros effectué sans contrat écrit en 2011 par l'ancien président de la Fifa Joseph Blatter, également suspendu.

D'abord portée à huit ans, la suspension des deux hommes a été réduite à six lors d'un premier appel devant la Fifa. Le TAS est le dernier recours possible.

Selon les deux ex-hommes forts du football mondial, ce versement constituait le solde de la rémunération d'un travail de conseiller réalisé par Platini auprès de Blatter entre 1999 et 2002, sur la base d'un contrat oral.

Outre les débats sur son numéro 1 et son numéro 2, le Comité exécutif de l'UEFA a décidé la mise en place de la technologie sur la ligne de but dès les finales de la Ligue des champions et de l'Europa League cette saison.

Cette décision ne fait qu'anticiper l'introduction de cette technologie, qui permet de déterminer si un ballon a bien franchi la ligne de but, pour l'Euro-2016 et la C1 à partir de la saison prochaine, déjà actée par l'UEFA en janvier.

La Fifa l'a adoptée depuis 2012 et l'a notamment utilisée lors du Mondial-2014 au Brésil.

Lors de ce comité exécutif, l'UEFA a également nommé le Grec Theodore Theodoridis, 50 ans, secrétaire général par intérim en remplacement de l'Italo-Suisse Gianni Infantino, élu la semaine dernière à la présidence de la Fifa."Le Comité exécutif de l'UEFA a reconfirmé sa décision prise en janvier de ne pas programmer une élection à la présidence tant qu'une décision du TAS suite à l'appel de Michel Platini n'aura pas été rendue", a indiqué l'instance du football européen dans un communiqué. La décision a été prise "à l'unanimité", a précisé M. Theodoridis.Le TAS, la juridiction sportive suprême, a annoncé mercredi qu'il devrait trancher le cas Platini avant le début de l'Euro-2016 le 10 juin.Pour autant, l'UEFA ne ferme pas la porte à l'hypothèse d'un remplacement rapide du Français si le TAS confirmait sa suspension. Dans ce cas-là, l'élection de son successeur pourrait en effet être organisée en urgence, sans le délai légal de trois mois de campagne électorale prévu par les statuts de l'UEFA. Dans cette hypothèse, le football européen pourrait alors disposer d'un nouveau patron pour le début de l'Euro."Dès qu'il y aura une décision du TAS, nous pourrons immédiatement enclencher un processus accéléré pour une élection (...) Nous pourrons écourter le délai, de trois mois à zéro", a expliqué Alasdair Bell, responsable juridique de l'UEFA. Dernier recoursL'annonce de l'UEFA de maintenir Platini à son poste en attendant le verdict final ne fait que confirmer une décision prise dès janvier. Mais cette confirmation intervient alors que des voix commencent à s'élever en Europe pour réclamer un retrait immédiat de Platini.Reinhard Rauball, président par intérim de la Fédération allemande de football (DFB), a ainsi déclaré mercredi que le Français devrait renoncer de lui-même à la présidence. "Je reste convaincu qu'il ne faut pas de jugement hâtif. Mais eu égard à l'Euro, ce serait bien que Platini réfléchisse si ce ne serait pas rendre service à l'UEFA qu'il renonce à son poste", a affirmé Rauball dans l'hebdomadaire Sport Bild.Platini a été suspendu par la justice interne de la Fifa pour "abus de confiance", "conflit d'intérêt" et "gestion déloyale". En cause, un paiement de 1,8 million d'euros effectué sans contrat écrit en 2011 par l'ancien président de la Fifa Joseph Blatter, également suspendu.D'abord portée à huit ans, la suspension des deux hommes a été réduite à six lors d'un premier appel devant la Fifa. Le TAS est le dernier recours possible.Selon les deux ex-hommes forts du football mondial, ce versement constituait le solde de la rémunération d'un travail de conseiller réalisé par Platini auprès de Blatter entre 1999 et 2002, sur la base d'un contrat oral.Outre les débats sur son numéro 1 et son numéro 2, le Comité exécutif de l'UEFA a décidé la mise en place de la technologie sur la ligne de but dès les finales de la Ligue des champions et de l'Europa League cette saison.Cette décision ne fait qu'anticiper l'introduction de cette technologie, qui permet de déterminer si un ballon a bien franchi la ligne de but, pour l'Euro-2016 et la C1 à partir de la saison prochaine, déjà actée par l'UEFA en janvier.La Fifa l'a adoptée depuis 2012 et l'a notamment utilisée lors du Mondial-2014 au Brésil.