En juillet 2017, vous preniez en main l'équipe première de Waasland-Beveren. Cinq ans plus tard, on vous retrouve dans les bureaux cossus d'un cador du championnat de France. Vous serez où dans cinq ans?

PHILIPPE CLEMENT: "Je n'ai pas de plan de carrière. Le seul, c'était d'un jour me retrouver à jouer dans un club professionnel. En fait, je voulais surtout rentrer dans un vestiaire (il rit). Ça date de quand j'étais petit. J'avais un ami dont le père était photographe professionnel. Tous les week-ends, il assistait aux matches en bord terrain pour son travail. Il allait dans tous les stades. Et forcément, ça nous faisait rêver. D'autant qu'à l'époque, les journalistes et les photographes pouvaient encore entrer dans les vestiaires. On était tous jaloux de son fils parce que son père lui ramenait des autographes. C'est en partie pour ça que toute mon enfance, j'ai voulu devenir footballeur professionnel. Pour pouvoir moi aussi aller dans les vestiaires de Bruges, d'Anderlecht ou du Standard. Cette case est maintenant cochée depuis longtemps donc je me contente de profiter de ma vie. Je reste ambitieux, mais je n'ai plus de rêve. Pendant longtemps, je me voyais même bien rester entraîneur des jeunes à Bruges. Ça ne m'aurait pas dérangé."

Parfois le succès monte à la tête. Et chamboule les plans initiaux. Vous ne vous trouvez pas changé en cinq ans?

CLEMENT: "L'homme n'a pas changé tant que ça, enfin j'espère. L'entraîneur, lui, a évolué. Enfin, j'espère aussi (il rit). Chaque année, j'ai appris. J'ai découvert de nouvelles choses. Vécu des moments multiples et variés. Je suis de plus en plus convaincu que rien ne vaut l'expérience des situations rencontrées. En cela, mon travail et ma relation avec mes joueurs a beaucoup changé. J'ai compris beaucoup de choses. Je gère par exemple nettement mieux les moments de tension dans un groupe qu'à mes débuts. Concrètement, si je devais pointer un domaine dans lequel je pense m'être bonifié, c'est dans ma capacité de réaction."

Ce qui n'a pas changé par contre, c'est que vous avez toujours la même habitude de transformer vos fins de saisons en apothéose. Comment avez-vous vécu émotionnellement le thriller de la fin de l'exercice écoulé? Passant en deux mois d'un siège qu'on disait éjectable aux louanges présidentielles?

CLEMENT: "C'est parti d'un journaliste qui a écrit que c'était compliqué, que je pourrais être licencié. C'est parfois plus complexe. Dehors, il y a eu des perceptions. Elles étaient seulement liées aux résultats. À l'intérieur même du club, par contre, c'était très différent. Je préfère me fier au feeling que je peux avoir avec les gens qu'à ce que peut bien écrire un journaliste. Le directeur sportif (Paul Mitchell, ndlr) assistait aux entraînements, il voyait ce qu'il se passait. Il pouvait aussi analyser les statistiques, voir comment je faisais évoluer mon groupe. Le président également avait dit qu'on avait tout son soutien. Vous savez, c'est vraiment quand vous êtes à l'intérieur du réacteur que vous pouvez vraiment juger de comment les choses se passent. Et je peux vous dire qu'à l'intérieur de ce réacteur, il n'y a jamais eu personne pour douter de ma méthode et tout le monde était très enthousiaste de la manière dont on travaillait avec les joueurs."

Lisez cette interview complète avec Philippe Clément dans votre Sport/Foot Magazine de ce 22 juillet.

En juillet 2017, vous preniez en main l'équipe première de Waasland-Beveren. Cinq ans plus tard, on vous retrouve dans les bureaux cossus d'un cador du championnat de France. Vous serez où dans cinq ans? PHILIPPE CLEMENT: "Je n'ai pas de plan de carrière. Le seul, c'était d'un jour me retrouver à jouer dans un club professionnel. En fait, je voulais surtout rentrer dans un vestiaire (il rit). Ça date de quand j'étais petit. J'avais un ami dont le père était photographe professionnel. Tous les week-ends, il assistait aux matches en bord terrain pour son travail. Il allait dans tous les stades. Et forcément, ça nous faisait rêver. D'autant qu'à l'époque, les journalistes et les photographes pouvaient encore entrer dans les vestiaires. On était tous jaloux de son fils parce que son père lui ramenait des autographes. C'est en partie pour ça que toute mon enfance, j'ai voulu devenir footballeur professionnel. Pour pouvoir moi aussi aller dans les vestiaires de Bruges, d'Anderlecht ou du Standard. Cette case est maintenant cochée depuis longtemps donc je me contente de profiter de ma vie. Je reste ambitieux, mais je n'ai plus de rêve. Pendant longtemps, je me voyais même bien rester entraîneur des jeunes à Bruges. Ça ne m'aurait pas dérangé." Parfois le succès monte à la tête. Et chamboule les plans initiaux. Vous ne vous trouvez pas changé en cinq ans? CLEMENT: "L'homme n'a pas changé tant que ça, enfin j'espère. L'entraîneur, lui, a évolué. Enfin, j'espère aussi (il rit). Chaque année, j'ai appris. J'ai découvert de nouvelles choses. Vécu des moments multiples et variés. Je suis de plus en plus convaincu que rien ne vaut l'expérience des situations rencontrées. En cela, mon travail et ma relation avec mes joueurs a beaucoup changé. J'ai compris beaucoup de choses. Je gère par exemple nettement mieux les moments de tension dans un groupe qu'à mes débuts. Concrètement, si je devais pointer un domaine dans lequel je pense m'être bonifié, c'est dans ma capacité de réaction." Ce qui n'a pas changé par contre, c'est que vous avez toujours la même habitude de transformer vos fins de saisons en apothéose. Comment avez-vous vécu émotionnellement le thriller de la fin de l'exercice écoulé? Passant en deux mois d'un siège qu'on disait éjectable aux louanges présidentielles? CLEMENT: "C'est parti d'un journaliste qui a écrit que c'était compliqué, que je pourrais être licencié. C'est parfois plus complexe. Dehors, il y a eu des perceptions. Elles étaient seulement liées aux résultats. À l'intérieur même du club, par contre, c'était très différent. Je préfère me fier au feeling que je peux avoir avec les gens qu'à ce que peut bien écrire un journaliste. Le directeur sportif (Paul Mitchell, ndlr) assistait aux entraînements, il voyait ce qu'il se passait. Il pouvait aussi analyser les statistiques, voir comment je faisais évoluer mon groupe. Le président également avait dit qu'on avait tout son soutien. Vous savez, c'est vraiment quand vous êtes à l'intérieur du réacteur que vous pouvez vraiment juger de comment les choses se passent. Et je peux vous dire qu'à l'intérieur de ce réacteur, il n'y a jamais eu personne pour douter de ma méthode et tout le monde était très enthousiaste de la manière dont on travaillait avec les joueurs." Lisez cette interview complète avec Philippe Clément dans votre Sport/Foot Magazine de ce 22 juillet.