Rapide, puissant, fort de la tête et doté de pieds précis. Toutes ces qualités sont rassemblées chez Dayot Upamecano. Dayotchanculle, de son prénom complet, choisi par son père en hommage à un ancêtre familial qui était chef de village en Guinée-Bissau. Ses statistiques lors de cette saison de Bundesliga parlent pour lui: 91% de passes arrivées à destination, 64% de duels gagnés, et 7 duels aériens disputés sur 10 qui terminent sur son front. Ajoutez à cela une saison aboutie collectivement pour ses couleurs, et vous avez la recette d'un beau transfert annoncé pour l'été.

Certains parlent d'un nouveau Marcel Desailly. La comparaison tient-elle la route? Ralf Rangnick, qui l'a eu sous ses ordres à Leipzig, est en tout cas sous le charme: "S'il y a quatre défenseurs centraux meilleurs que Dayot, je demande à les voir." De sacrées louanges pour un joueur dont la vie n'a pas toujours été rose, et qui attend toujours de faire ses débuts chez les Bleus.

À Valenciennes, on le décrit rapidement comme "un enfant dans un corps d'adulte".

Dayot Upamecano grandit à Evreux, à l'ouest de Paris. Dans son quartier de la Madeleine, d'où vient également Ousmane Dembélé, les jeunes se retrouvent rapidement à côtoyer leurs aînés pour des petits tournois. L'occasion de développer leur technique, leur agressivité et leur force physique. Le langage de Dayot est moins affirmé que son football: il est timide, bégaie, on lui soupçonne une dyslexie. Son français manque de fluidité. Mais rien de tout ça ne se remarque sur le terrain, où sa personnalité s'exprime. Attaquant ou milieu de terrain, il brille.

DÉCOLLAGE PAR LE NORD

Remarqué par des scouts de Valenciennes, il rejoint le nord en 2013. Là, on fait de lui un défenseur. Il reçoit également le soutien de logopèdes, qui l'aident à travailler son expression orale. Laisser sa famille derrière lui est une épreuve, mais la présence à ses côtés d'un de ses amis d'Evreux la rend plus simple. À Valenciennes, on dit de Dayot qu'il est "un enfant dans un corps d'adulte." S'il n'a pas peur de s'affirmer dans les duels, il reste très taiseux hors du terrain. Question de timidité. Chaque week-end, ses parents, ses quatre soeurs et son frère viennent le soutenir au bord de la pelouse.

À dix-sept ans, il a déjà tapé dans l'oeil des scouts internationaux. Manchester United l'invite pour une visite à Old Trafford, mais la famille et leur conseiller finissent par repousser l'offre des Red Devils. Les garanties scolaires sont trop faibles, et vivre dans une famille d'accueil n'enthousiasme pas Upamecano.

Upamecano franchit les étapes du cursus Red Bull à un rythme éblouissant.

Une autre visite, au centre de formation du Red Bull Salzbourg, éveille plus d'intérêt. Dayot pourra y vivre dans un internat dédié au football, avec une occupation très internationale: des Maliens, des Chinois ou encore des Japonais. Qui plus est, le coach qui l'accueille parle français, héritage d'un passage à Sochaux. Naby Keita, aujourd'hui à Liverpool, est l'un de ses coéquipiers. En compagnie des autres francophones, il suit des leçons d'allemand. C'est également à Salzbourg qu'il rencontre Rangnick, qui sera plus tard son coach à Leipzig. Et qui lui donne ce conseil: "Ceux qui travaillent dur, ils y arrivent."

Dayot emprunte la trajectoire classique du cursus Red Bull: de Liefering à Leipzig en passant par Salzbourg. Le tout, en l'espace d'un an et demi. En janvier 2017, on considère qu'il est déjà prêt pour la Bundesliga. Leipzig l'achète 10 millions, et lui offre rapidement une dizaine d'apparitions. Un an plus tard, il marque son premier but, en février 2018 contre Augsbourg. Deux années passent, et il est prêt pour une nouvelle étape. Celle qui doit l'amener au sommet.

Rapide, puissant, fort de la tête et doté de pieds précis. Toutes ces qualités sont rassemblées chez Dayot Upamecano. Dayotchanculle, de son prénom complet, choisi par son père en hommage à un ancêtre familial qui était chef de village en Guinée-Bissau. Ses statistiques lors de cette saison de Bundesliga parlent pour lui: 91% de passes arrivées à destination, 64% de duels gagnés, et 7 duels aériens disputés sur 10 qui terminent sur son front. Ajoutez à cela une saison aboutie collectivement pour ses couleurs, et vous avez la recette d'un beau transfert annoncé pour l'été.Certains parlent d'un nouveau Marcel Desailly. La comparaison tient-elle la route? Ralf Rangnick, qui l'a eu sous ses ordres à Leipzig, est en tout cas sous le charme: "S'il y a quatre défenseurs centraux meilleurs que Dayot, je demande à les voir." De sacrées louanges pour un joueur dont la vie n'a pas toujours été rose, et qui attend toujours de faire ses débuts chez les Bleus.Dayot Upamecano grandit à Evreux, à l'ouest de Paris. Dans son quartier de la Madeleine, d'où vient également Ousmane Dembélé, les jeunes se retrouvent rapidement à côtoyer leurs aînés pour des petits tournois. L'occasion de développer leur technique, leur agressivité et leur force physique. Le langage de Dayot est moins affirmé que son football: il est timide, bégaie, on lui soupçonne une dyslexie. Son français manque de fluidité. Mais rien de tout ça ne se remarque sur le terrain, où sa personnalité s'exprime. Attaquant ou milieu de terrain, il brille.Remarqué par des scouts de Valenciennes, il rejoint le nord en 2013. Là, on fait de lui un défenseur. Il reçoit également le soutien de logopèdes, qui l'aident à travailler son expression orale. Laisser sa famille derrière lui est une épreuve, mais la présence à ses côtés d'un de ses amis d'Evreux la rend plus simple. À Valenciennes, on dit de Dayot qu'il est "un enfant dans un corps d'adulte." S'il n'a pas peur de s'affirmer dans les duels, il reste très taiseux hors du terrain. Question de timidité. Chaque week-end, ses parents, ses quatre soeurs et son frère viennent le soutenir au bord de la pelouse.À dix-sept ans, il a déjà tapé dans l'oeil des scouts internationaux. Manchester United l'invite pour une visite à Old Trafford, mais la famille et leur conseiller finissent par repousser l'offre des Red Devils. Les garanties scolaires sont trop faibles, et vivre dans une famille d'accueil n'enthousiasme pas Upamecano.Une autre visite, au centre de formation du Red Bull Salzbourg, éveille plus d'intérêt. Dayot pourra y vivre dans un internat dédié au football, avec une occupation très internationale: des Maliens, des Chinois ou encore des Japonais. Qui plus est, le coach qui l'accueille parle français, héritage d'un passage à Sochaux. Naby Keita, aujourd'hui à Liverpool, est l'un de ses coéquipiers. En compagnie des autres francophones, il suit des leçons d'allemand. C'est également à Salzbourg qu'il rencontre Rangnick, qui sera plus tard son coach à Leipzig. Et qui lui donne ce conseil: "Ceux qui travaillent dur, ils y arrivent."Dayot emprunte la trajectoire classique du cursus Red Bull: de Liefering à Leipzig en passant par Salzbourg. Le tout, en l'espace d'un an et demi. En janvier 2017, on considère qu'il est déjà prêt pour la Bundesliga. Leipzig l'achète 10 millions, et lui offre rapidement une dizaine d'apparitions. Un an plus tard, il marque son premier but, en février 2018 contre Augsbourg. Deux années passent, et il est prêt pour une nouvelle étape. Celle qui doit l'amener au sommet.