"Avec le groupe qu'on a, je suis très à l'aise, c'est comme si je n'étais jamais parti", martelait le milieu de Manchester United au début du rassemblement, ravi de revenir au centre d'entraînement de Clairefontaine pour la première fois depuis juin 2019.

Une semaine plus tard, à 27 ans, "la Pioche" a fêté sans discussion ses 70 et 71es sélections contre l'Ukraine (7-1) puis lors du choc de Ligue des nations contre le Portugal (0-0), et semble bien parti pour en honorer une 72e mercredi contre la Croatie à Zagreb (20h45).

"Avec tout ce qu'il a vécu sous ce maillot-là, il sait la place qu'il a dans ce groupe", expliquait le sélectionneur Didier Deschamps il y a quelques jours.

En d'autres termes, le statut de champion du monde de Pogba lui octroie à lui seul une bonne longueur d'avance sur les autres prétendants du milieu de terrain.

"Accepter" la concurrence

Et ce malgré une sélection très performante sans lui depuis plus d'un an, avec sept victoires et un nul au compteur, une qualification pour l'Euro-2020 dans la poche et un remplaçant efficace en la personne de Corentin Tolisso, titularisé lors des six matches de l'automne 2019.

Le joueur du Bayern Munich n'est toutefois pas le seul à mettre la pression sur Paul Pogba: depuis septembre, le retour en Bleu d'Adrien Rabiot en fait un candidat crédible, et l'éclosion du Rennais Eduardo Camavinga, 17 ans, apporte un prometteur vent de jeunesse.

"C'est toujours bon d'avoir des joueurs de qualité tout autour, on a besoin de plus que 11 joueurs pour gagner. La concurrence, c'est normal", évacue l'ancien joueur de la Juventus Turin. "J'étais titulaire depuis des années, mais si un joueur arrive et apporte plus, que le coach le décide, il faut l'accepter, et tant mieux".

Pour l'instant, Pogba reste néanmoins assez loin du banc, et ce malgré une "saison compliquée" sur le plan physique, entre opération à une cheville et longue convalescence l'an dernier, et test positif au Covid-19 en septembre.

"Bolo" et "Uno"

"Remettre ce maillot, cela m'avait vraiment manqué. Quand tu es blessé et absent pendant un certain moment, c'est là que tu réalises que c'est un plaisir, que chaque moment est très spécial", analyse l'homme aux 10 buts sous la tunique tricolore.

Au-delà des pelouses, le Mancunien a aussi retrouvé un vestiaire, des habitudes et des amis ces derniers jours. Il a pris sous son aile Camavinga, l'affublant du surnom "Bolo" pour son affection envers les pâtes à la bolognaise, a eu des mots forts pour soutenir Antoine Griezmann - "mon Grizou" -, et on l'a vu hilare et chambreur sur les réseaux sociaux lors d'interminables parties de "Uno" avec Kylian Mbappé, Wissam Ben Yedder, Houssem Aouar ou encore Kurt Zouma.

Sur le terrain, on a retrouvé "La Pioche" et son jeu risqué vers l'avant, son association toujours invaincue avec N'Golo Kanté. Mais tout de même encore pas mal d'imprécisions et d'erreurs techniques, à l'image d'une ou deux transversales directement en touche, des écueils déjà entrevus en club ces dernières semaines.

"J'ai retrouvé un bon Paul", s'est tout de même satisfait Deschamps après le match nul contre les champions d'Europe portugais. "Il n'est pas toujours là pour marquer et faire marquer, mais il a le volume. Il est bien sur le plan technique aussi. Par rapport à son début de saison et les soucis de santé qu'il a eus avec le Covid, il a été à un bon niveau".

Le sélectionneur a en outre relevé un axe de progression pour son milieu fétiche: "Le liant avec l'attaque". Mais ce souci concerne aussi tous les autres, et le match contre la Croatie arrive à point nommé pour y remédier. Surtout qu'en finale du Mondial-2018, contre ces mêmes Croates, Pogba avait marqué...

"Avec le groupe qu'on a, je suis très à l'aise, c'est comme si je n'étais jamais parti", martelait le milieu de Manchester United au début du rassemblement, ravi de revenir au centre d'entraînement de Clairefontaine pour la première fois depuis juin 2019.Une semaine plus tard, à 27 ans, "la Pioche" a fêté sans discussion ses 70 et 71es sélections contre l'Ukraine (7-1) puis lors du choc de Ligue des nations contre le Portugal (0-0), et semble bien parti pour en honorer une 72e mercredi contre la Croatie à Zagreb (20h45)."Avec tout ce qu'il a vécu sous ce maillot-là, il sait la place qu'il a dans ce groupe", expliquait le sélectionneur Didier Deschamps il y a quelques jours. En d'autres termes, le statut de champion du monde de Pogba lui octroie à lui seul une bonne longueur d'avance sur les autres prétendants du milieu de terrain. "Accepter" la concurrenceEt ce malgré une sélection très performante sans lui depuis plus d'un an, avec sept victoires et un nul au compteur, une qualification pour l'Euro-2020 dans la poche et un remplaçant efficace en la personne de Corentin Tolisso, titularisé lors des six matches de l'automne 2019.Le joueur du Bayern Munich n'est toutefois pas le seul à mettre la pression sur Paul Pogba: depuis septembre, le retour en Bleu d'Adrien Rabiot en fait un candidat crédible, et l'éclosion du Rennais Eduardo Camavinga, 17 ans, apporte un prometteur vent de jeunesse."C'est toujours bon d'avoir des joueurs de qualité tout autour, on a besoin de plus que 11 joueurs pour gagner. La concurrence, c'est normal", évacue l'ancien joueur de la Juventus Turin. "J'étais titulaire depuis des années, mais si un joueur arrive et apporte plus, que le coach le décide, il faut l'accepter, et tant mieux".Pour l'instant, Pogba reste néanmoins assez loin du banc, et ce malgré une "saison compliquée" sur le plan physique, entre opération à une cheville et longue convalescence l'an dernier, et test positif au Covid-19 en septembre."Bolo" et "Uno""Remettre ce maillot, cela m'avait vraiment manqué. Quand tu es blessé et absent pendant un certain moment, c'est là que tu réalises que c'est un plaisir, que chaque moment est très spécial", analyse l'homme aux 10 buts sous la tunique tricolore.Au-delà des pelouses, le Mancunien a aussi retrouvé un vestiaire, des habitudes et des amis ces derniers jours. Il a pris sous son aile Camavinga, l'affublant du surnom "Bolo" pour son affection envers les pâtes à la bolognaise, a eu des mots forts pour soutenir Antoine Griezmann - "mon Grizou" -, et on l'a vu hilare et chambreur sur les réseaux sociaux lors d'interminables parties de "Uno" avec Kylian Mbappé, Wissam Ben Yedder, Houssem Aouar ou encore Kurt Zouma.Sur le terrain, on a retrouvé "La Pioche" et son jeu risqué vers l'avant, son association toujours invaincue avec N'Golo Kanté. Mais tout de même encore pas mal d'imprécisions et d'erreurs techniques, à l'image d'une ou deux transversales directement en touche, des écueils déjà entrevus en club ces dernières semaines."J'ai retrouvé un bon Paul", s'est tout de même satisfait Deschamps après le match nul contre les champions d'Europe portugais. "Il n'est pas toujours là pour marquer et faire marquer, mais il a le volume. Il est bien sur le plan technique aussi. Par rapport à son début de saison et les soucis de santé qu'il a eus avec le Covid, il a été à un bon niveau".Le sélectionneur a en outre relevé un axe de progression pour son milieu fétiche: "Le liant avec l'attaque". Mais ce souci concerne aussi tous les autres, et le match contre la Croatie arrive à point nommé pour y remédier. Surtout qu'en finale du Mondial-2018, contre ces mêmes Croates, Pogba avait marqué...