1. Tu étais déjà de la partie lors de l'EURO 2016, avec une qualification pour les huitièmes et nonante minutes contre l'Allemagne. Tu en gardes de bons souvenirs?
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1. Tu étais déjà de la partie lors de l'EURO 2016, avec une qualification pour les huitièmes et nonante minutes contre l'Allemagne. Tu en gardes de bons souvenirs? Pas seulement pour moi, mais aussi pour tout le pays, parce qu'on jouait le premier EURO de l'histoire de la Slovaquie. Cet été en France reste un souvenir énorme. Nos supporters étaient présents en nombre et ils mettaient une ambiance incroyable, et la cerise sur le gâteau, c'était cette qualification, après avoir sorti un très bon match contre l'Angleterre. Le match face aux Allemands, par contre, c'était un autre calibre. On parle quand même d'une équipe qui était championne du monde en titre, avec Toni Kroos pour faire tourner le ballon... Je me souviens qu'on n'a pas fait un grand match ce jour-là, mais affronter des joueurs de ce niveau, ça reste une expérience hors du commun. 2. C'est le troisième grand tournoi de la Slovaquie, et la sélection a toujours franchi la phase de poules. Tu le sens bien pour cette fois? En tout cas, notre but est clairement de passer la phase de poules. L'Espagne est le gros morceau du groupe, mais à côté de ça, la course à la deuxième place sera ouverte. Notre premier match contre la Pologne sera hyper important. Si on le gagne, alors on aura de grandes chances de se qualifier pour les huitièmes. L'équipe a beaucoup changé depuis notre participation à l'EURO 2016, mais on a toujours pas mal de talent sur le terrain, donc atteindre le deuxième tour me semble être un objectif réaliste. 3. L'équipe n'est plus la même, mais Marek Hamsik est toujours là. Ça fait maintenant un peu plus de deux ans qu'il a quitté Naples et qu'il est sorti des radars. Il tient toujours la grande forme? Marek reste le key-player de notre équipe, ça c'est clair. Il est récemment revenu en Europe, et il a pu jouer quelques matches dans son nouveau club en Suède ( Hamsik a disputé six matches avec Göteborg depuis la mi-avril, ndlr). C'est une très bonne chose pour lui et pour nous, parce que ça lui a permis de reprendre du rythme de match. En Chine, avec la pandémie, le foot a été arrêté très longtemps et c'était compliqué, même s'il a évidemment gardé la forme. Je pense que ce retour en Europe a finalement été un soulagement, à quelques semaines de l'EURO. 4. La saison a été très longue pour pas mal de joueurs. Cet EURO, ça ne va pas être un peu trop lourd à supporter physiquement et mentalement? C'est clair que beaucoup de joueurs qui seront présents à l'EURO ont vraiment eu une très longue saison. En plus, avec toutes les restrictions qu'on a affrontées, elle était plutôt éprouvante psychologiquement. Mais bon, on ne peut pas se plaindre. Surtout quand on a le privilège et la grande chance de pouvoir représenter sa patrie dans un tournoi comme celui-ci. Dans ces moments-là, on parvient à oublier la fatigue et à tout donner pour son pays. 5. Avec Jere Uronen, tu seras l'un des deux seuls représentants de Genk à l'EURO. C'est une surprise pour toi, au vu des saisons de gars comme Bryan Heynen ou Theo Bongonda? Ils ont fait une saison énorme, j'espérais pour eux qu'ils puissent aussi être de la partie. Mais il faut reconnaître que la sélection belge, c'est du costaud, avec la majorité des joueurs qui évoluent dans les meilleurs championnats de la planète. Personnellement, je suis évidemment déçu pour Theo et Bryan mais par contre, je ne me fais pas de souci pour eux: s'ils continuent à aligner les performances au même niveau que cette saison, c'est sûr et certain qu'ils auront leur chance un jour.