La Belgique semble épargnée par le phénomène. D'autres sports sont également touchés, ressort-il en outre du rapport annuel de Federbet, selon lequel un match du joueur de tennis belge Olivier Rochus a été truqué au mois d'avril dernier. Le phénomène a doublé par rapport à la période 2008-2011 où 680 matches truqués avaient été détectés. Le chiffre d'affaires annuel relatif aux paris sportifs au niveau mondial se monte à plus de 500 milliards de dollars, dont 10% seraient d'origine criminelle via le blanchiment ou la corruption, explique Marc Tarabella pour qui il s'agit d'une "grave infection gangrenant le sport à tous les échelons".

"C'est un phénomène en perpétuelle expansion alors que le problème pourrait être résolu facilement. Le monde du football ne coopère pas et quand on voit que la Serie A (1ère division italienne, ndlr), qui avait été touchée en 2006 par un scandale de corruption dans la désignation des arbitres, est encore concernée, c'est le signe que rien n'a changé", renchérit Francesco Baranca, secrétaire général de Federbet, qui, avec le député européen, déplore qu'il y ait peu ou pas de poursuites judiciaires.

La plupart des fédérations nationales craignent de porter plainte ou de pousser les clubs à le faire de peur de salir l'image de leur compétition. "Alors que nous proposons justement de les nettoyer", réagit le député européen, estimant que l'UEFA (Union européenne de football) a également un rôle à jouer dans la lutte contre cette corruption.

En Espagne, la ligue de football professionnel (LFP) a justement créé un département d'intégrité en son sein afin de lutter contre la corruption. La lutte passe par la formation (on inculque dès le plus jeune âge la culture de l'intégrité), par l'investigation (via une collaboration renforcée avec la police) et par les sanctions, détaille Manuel Quintana, directeur de l'Intégrité à la LFP. Un code de bonne conduite qui serait notamment signé par les joueurs est en outre à l'étude.

Les peines ne sont en outre pas assez lourdes et pas toujours internationales, ce qui permet aux coupables d'éviter les sanctions, constate Marc Tarabella.

L'augmentation du nombre de matches truqués s'explique par la hausse des paris sportifs, en particulier en ligne, et le manque de peines réellement dissuasives. La corruption migre en outre vers les échelons inférieurs et les compétitions féminines parce que l'attention y est moindre, car de nombreux clubs sont proches de la faillite et qu'un entraîneur, un joueur ou un arbitre coûtent moins cher à corrompre.

Les paris se font depuis trois zones principales: la Chine, les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale comme le Kazakhstan, et le Canada. Mais ce sont à chaque fois des réseaux asiatiques qui sont à l'oeuvre.

Des championnats du top avec des équipes réputées en division 1 et 2 sont touchés. Les compétitions italienne (Atalanta, Empoli, Lazio), française (Bastia, Clermont, Boulogne), portugaise (Benfica, Oliveirense) ou néerlandaise (PSV, Willem) sont ainsi concernées. Des matches préliminaires de Ligue des Champions et d'Europa League sont également dans l'oeil du cyclone. Le rapport annuel de Federbet ne révèle en revanche aucune corruption en Belgique.

Les championnats du subtop européen (Suède, Bulgarie, République tchèque) et de simples rencontres amicales n'échappent pas au phénomène, tout comme d'autres sports d'ailleurs à l'image du tennis, du volley ou du basket-ball.

Selon Federbet, une rencontre d'Olivier Rochus en avril dernier en Guadeloupe est ainsi entachée d'irrégularités. Le tennisman belge s'était imposé 2 sets à 1 contre le Français Vincent Millot, comme le prévoyait le pari sur un résultat d'un set d'écart entre les deux joueurs, et des mises s'étaient agglutinées durant cette rencontre.

Sensible à cette argumentation, la Fédération internationale de football (Fifa) vient de demander un contrôle des flux financiers autour de chaque match de la coupe du monde au Brésil, se réjouit Marc Tarabella, qui rappelle les soupçons de corruption pesant actuellement sur l'attribution du Mondial 2022 au Qatar.

De précédentes éditions de cet événement ont été entachées de tels soupçons, rappelle-t-il. En 2006, un gardien ghanéen avait ainsi admis avoir été approché pour perdre son match contre les Tchèques et, en 2010, quinze rencontres impliquant le Danemark, les Etats-Unis, l'Australie ou le Portugal avaient été visées par des organisations de paris clandestins.

"Un sport dont la base est pourrie ne pourrait subsister sans perdre toute crédibilité. Il faut mettre le blanchiment, la tricherie et la corruption hors-jeu en punissant sévèrement les coupables pour que les amateurs de sport ne soient plus trompés", résume en conclusion le député Marc Tarabella.

La Belgique semble épargnée par le phénomène. D'autres sports sont également touchés, ressort-il en outre du rapport annuel de Federbet, selon lequel un match du joueur de tennis belge Olivier Rochus a été truqué au mois d'avril dernier. Le phénomène a doublé par rapport à la période 2008-2011 où 680 matches truqués avaient été détectés. Le chiffre d'affaires annuel relatif aux paris sportifs au niveau mondial se monte à plus de 500 milliards de dollars, dont 10% seraient d'origine criminelle via le blanchiment ou la corruption, explique Marc Tarabella pour qui il s'agit d'une "grave infection gangrenant le sport à tous les échelons". "C'est un phénomène en perpétuelle expansion alors que le problème pourrait être résolu facilement. Le monde du football ne coopère pas et quand on voit que la Serie A (1ère division italienne, ndlr), qui avait été touchée en 2006 par un scandale de corruption dans la désignation des arbitres, est encore concernée, c'est le signe que rien n'a changé", renchérit Francesco Baranca, secrétaire général de Federbet, qui, avec le député européen, déplore qu'il y ait peu ou pas de poursuites judiciaires. La plupart des fédérations nationales craignent de porter plainte ou de pousser les clubs à le faire de peur de salir l'image de leur compétition. "Alors que nous proposons justement de les nettoyer", réagit le député européen, estimant que l'UEFA (Union européenne de football) a également un rôle à jouer dans la lutte contre cette corruption. En Espagne, la ligue de football professionnel (LFP) a justement créé un département d'intégrité en son sein afin de lutter contre la corruption. La lutte passe par la formation (on inculque dès le plus jeune âge la culture de l'intégrité), par l'investigation (via une collaboration renforcée avec la police) et par les sanctions, détaille Manuel Quintana, directeur de l'Intégrité à la LFP. Un code de bonne conduite qui serait notamment signé par les joueurs est en outre à l'étude. Les peines ne sont en outre pas assez lourdes et pas toujours internationales, ce qui permet aux coupables d'éviter les sanctions, constate Marc Tarabella. L'augmentation du nombre de matches truqués s'explique par la hausse des paris sportifs, en particulier en ligne, et le manque de peines réellement dissuasives. La corruption migre en outre vers les échelons inférieurs et les compétitions féminines parce que l'attention y est moindre, car de nombreux clubs sont proches de la faillite et qu'un entraîneur, un joueur ou un arbitre coûtent moins cher à corrompre. Les paris se font depuis trois zones principales: la Chine, les anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale comme le Kazakhstan, et le Canada. Mais ce sont à chaque fois des réseaux asiatiques qui sont à l'oeuvre. Des championnats du top avec des équipes réputées en division 1 et 2 sont touchés. Les compétitions italienne (Atalanta, Empoli, Lazio), française (Bastia, Clermont, Boulogne), portugaise (Benfica, Oliveirense) ou néerlandaise (PSV, Willem) sont ainsi concernées. Des matches préliminaires de Ligue des Champions et d'Europa League sont également dans l'oeil du cyclone. Le rapport annuel de Federbet ne révèle en revanche aucune corruption en Belgique. Les championnats du subtop européen (Suède, Bulgarie, République tchèque) et de simples rencontres amicales n'échappent pas au phénomène, tout comme d'autres sports d'ailleurs à l'image du tennis, du volley ou du basket-ball. Selon Federbet, une rencontre d'Olivier Rochus en avril dernier en Guadeloupe est ainsi entachée d'irrégularités. Le tennisman belge s'était imposé 2 sets à 1 contre le Français Vincent Millot, comme le prévoyait le pari sur un résultat d'un set d'écart entre les deux joueurs, et des mises s'étaient agglutinées durant cette rencontre. Sensible à cette argumentation, la Fédération internationale de football (Fifa) vient de demander un contrôle des flux financiers autour de chaque match de la coupe du monde au Brésil, se réjouit Marc Tarabella, qui rappelle les soupçons de corruption pesant actuellement sur l'attribution du Mondial 2022 au Qatar. De précédentes éditions de cet événement ont été entachées de tels soupçons, rappelle-t-il. En 2006, un gardien ghanéen avait ainsi admis avoir été approché pour perdre son match contre les Tchèques et, en 2010, quinze rencontres impliquant le Danemark, les Etats-Unis, l'Australie ou le Portugal avaient été visées par des organisations de paris clandestins. "Un sport dont la base est pourrie ne pourrait subsister sans perdre toute crédibilité. Il faut mettre le blanchiment, la tricherie et la corruption hors-jeu en punissant sévèrement les coupables pour que les amateurs de sport ne soient plus trompés", résume en conclusion le député Marc Tarabella.