Blessé au genou en 2014 après avoir connu le traditionnel spleen du champion du monde, Mesut Özil a profité de ses quatre mois loin des terrains pour se bâtir un physique digne des pelouses anglaises. Les heures supplémentaires à la salle de sport se sont poursuivies après son retour sur le terrain, malgré son désamour affirmé pour ce football moderne "plus physique qu'il ne devrait l'être."

"J'ai dû travailler plus dur et adapter mon jeu", reconnaît le maître à jouer des Gunners. "Le football ici se joue sur un tempo plus élevé." Arsène Wenger confirme qu'Özil est devenu "plus fort physiquement, et mieux équipé pour s'affirmer en Premier League." Cette adaptation terminée, Mesut pèse plus que jamais sur le jeu de son équipe. L'Allemand réalise 66 passes par match cette saison, alors qu'il tournait autour des 40 passes par rencontre lors de sa période madrilène. "Il montre plus d'autorité qu'avant pour dicter le jeu", confirme Wenger.

Plus souvent au ballon au point d'en devenir omniprésent, Özil profite des qualités balle au pied de Santi Cazorla pour recevoir de nombreuses passes dans sa zone de prédilection. Car sa mission principale reste de créer des occasions. Et cette année, il le fait plus que jamais. "C'est la meilleure saison que j'ai jamais jouée", affirme celui qui, avec 4,5 occasions créées par rencontre, est le spécialiste européen en la matière, loin devant les Neymar, Di María ou De Bruyne. En championnat, Mesut affiche déjà douze passes décisives. Mieux que lors des deux saisons précédentes, alors qu'il reste plus de vingt matches à jouer.

Christian Eriksen, qui tourne à trois occasions créées par match, est presque honteux d'être comparé à l'artiste allemand avant le derby londonien : "Je le regardais déjà jouer quand j'étais encore à l'Ajax, alors que lui jouait au Real. Il est tellement bon qu'on dirait que c'est une blague." En tout cas, le niveau actuel d'Özil ne fait pas rire les défenseurs de Premier League.

"Il joue maintenant au niveau que nous imaginions tous de sa part quand il est arrivé", affirme Gary Neville. Bienvenue à Londres, monsieur Özil. Vous avez deux petites années de retard, mais c'est terriblement bon de vous revoir.

Cet Özil-là suffira-t-il à Arsenal pour enfin se mêler à la course au titre en Premier League cette saison ? Les fans des Gunners osent à peine y croire. Mais Mesut leur a déjà redonné le droit de rêver jusqu'en hiver, période où les illusions ont pris l'habitude d'être déjà enterrées à Arsenal. Des rêves pleins d'élégance, de nostalgie du football d'hier et de passes inimaginables. "Il est l'un de ces joueurs qui méritent qu'on paie pour les voir jouer", conclut Graeme Souness. Et à 1.200 euros l'abonnement annuel à l'Emirates Stadium, on vous laisse imaginer à quel point il faut être bon pour que les supporters en aient pour leur argent.

Par Guillaume Gautier

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Mesut Özil dans votre Sport/Foot Magazine

Blessé au genou en 2014 après avoir connu le traditionnel spleen du champion du monde, Mesut Özil a profité de ses quatre mois loin des terrains pour se bâtir un physique digne des pelouses anglaises. Les heures supplémentaires à la salle de sport se sont poursuivies après son retour sur le terrain, malgré son désamour affirmé pour ce football moderne "plus physique qu'il ne devrait l'être.""J'ai dû travailler plus dur et adapter mon jeu", reconnaît le maître à jouer des Gunners. "Le football ici se joue sur un tempo plus élevé." Arsène Wenger confirme qu'Özil est devenu "plus fort physiquement, et mieux équipé pour s'affirmer en Premier League." Cette adaptation terminée, Mesut pèse plus que jamais sur le jeu de son équipe. L'Allemand réalise 66 passes par match cette saison, alors qu'il tournait autour des 40 passes par rencontre lors de sa période madrilène. "Il montre plus d'autorité qu'avant pour dicter le jeu", confirme Wenger.Plus souvent au ballon au point d'en devenir omniprésent, Özil profite des qualités balle au pied de Santi Cazorla pour recevoir de nombreuses passes dans sa zone de prédilection. Car sa mission principale reste de créer des occasions. Et cette année, il le fait plus que jamais. "C'est la meilleure saison que j'ai jamais jouée", affirme celui qui, avec 4,5 occasions créées par rencontre, est le spécialiste européen en la matière, loin devant les Neymar, Di María ou De Bruyne. En championnat, Mesut affiche déjà douze passes décisives. Mieux que lors des deux saisons précédentes, alors qu'il reste plus de vingt matches à jouer.Christian Eriksen, qui tourne à trois occasions créées par match, est presque honteux d'être comparé à l'artiste allemand avant le derby londonien : "Je le regardais déjà jouer quand j'étais encore à l'Ajax, alors que lui jouait au Real. Il est tellement bon qu'on dirait que c'est une blague." En tout cas, le niveau actuel d'Özil ne fait pas rire les défenseurs de Premier League."Il joue maintenant au niveau que nous imaginions tous de sa part quand il est arrivé", affirme Gary Neville. Bienvenue à Londres, monsieur Özil. Vous avez deux petites années de retard, mais c'est terriblement bon de vous revoir.Cet Özil-là suffira-t-il à Arsenal pour enfin se mêler à la course au titre en Premier League cette saison ? Les fans des Gunners osent à peine y croire. Mais Mesut leur a déjà redonné le droit de rêver jusqu'en hiver, période où les illusions ont pris l'habitude d'être déjà enterrées à Arsenal. Des rêves pleins d'élégance, de nostalgie du football d'hier et de passes inimaginables. "Il est l'un de ces joueurs qui méritent qu'on paie pour les voir jouer", conclut Graeme Souness. Et à 1.200 euros l'abonnement annuel à l'Emirates Stadium, on vous laisse imaginer à quel point il faut être bon pour que les supporters en aient pour leur argent.Par Guillaume GautierRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Mesut Özil dans votre Sport/Foot Magazine