"Je me suis adapté aux variations constantes du plan sportif, mais après trois mois de discussions, je ne pouvais pas accepter la situation d'instabilité qu'ils ont générée en voulant changer l'accord que nous avions." Un soir d'août, Marcelo Bielsa lâche l'affaire. Reste à savoir pour quelles raisons. El Loco a réellement quitté Marseille sur "un point de détail technique" comme s'est évertué à l'affirmer son désormais ex-patron, Vincent Labrune. Ou a-t-il été une nouvelle fois déçu de la gestion sportive du directoire olympien ?

De nombreux cadres sont partis (Payet, Thauvin, Imbula, Lemina), parfois gratuitement (Gignac, Ayew, Morel, Fanni). La manoeuvre a un but très simple : alléger la masse salariale du club, celle-là même qui culminait à plus de 100 millions en 2011, moment où Labrune, longtemps proche de Robert Louis-Dreyfus, est nommé président. Quatre ans plus tard, elle pointe à 40 millions. Une aubaine pour une entité qui, selon la LFP, affichait un déficit de 31 millions sur la saison dernière.

Un entraîneur anti-foot-business s'en va, un autre - Michel - plus docile arrive, et la valeur absolue du club est réduite au maximum, en attendant de sûrement transférer Michy Batshuayi au plus offrant cet été. L'objectif se lit entre les lignes : laisser une feuille blanche pour la promesse d'un budget sain et équilibré. Le message est clair : l'Olympique de Marseille est à vendre.

Le prix, fixé aux alentours de 100 millions d'euros, se rapproche peu ou prou de la valeur du PSG lors de sa reprise qatarie. L'acquéreur devra ensuite injecter des liquidités considérables dans les caisses, à hauteur d'une autre centaine de millions, afin que l'entité redevienne compétitive sur le plan européen. Le fonds d'investissement Doyen Sports est en bonne voie pour rafler la mise.

Par Nicolas Taiana

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à l'OM dans votre Sport/Foot Magazine

"Je me suis adapté aux variations constantes du plan sportif, mais après trois mois de discussions, je ne pouvais pas accepter la situation d'instabilité qu'ils ont générée en voulant changer l'accord que nous avions." Un soir d'août, Marcelo Bielsa lâche l'affaire. Reste à savoir pour quelles raisons. El Loco a réellement quitté Marseille sur "un point de détail technique" comme s'est évertué à l'affirmer son désormais ex-patron, Vincent Labrune. Ou a-t-il été une nouvelle fois déçu de la gestion sportive du directoire olympien ? De nombreux cadres sont partis (Payet, Thauvin, Imbula, Lemina), parfois gratuitement (Gignac, Ayew, Morel, Fanni). La manoeuvre a un but très simple : alléger la masse salariale du club, celle-là même qui culminait à plus de 100 millions en 2011, moment où Labrune, longtemps proche de Robert Louis-Dreyfus, est nommé président. Quatre ans plus tard, elle pointe à 40 millions. Une aubaine pour une entité qui, selon la LFP, affichait un déficit de 31 millions sur la saison dernière.Un entraîneur anti-foot-business s'en va, un autre - Michel - plus docile arrive, et la valeur absolue du club est réduite au maximum, en attendant de sûrement transférer Michy Batshuayi au plus offrant cet été. L'objectif se lit entre les lignes : laisser une feuille blanche pour la promesse d'un budget sain et équilibré. Le message est clair : l'Olympique de Marseille est à vendre.Le prix, fixé aux alentours de 100 millions d'euros, se rapproche peu ou prou de la valeur du PSG lors de sa reprise qatarie. L'acquéreur devra ensuite injecter des liquidités considérables dans les caisses, à hauteur d'une autre centaine de millions, afin que l'entité redevienne compétitive sur le plan européen. Le fonds d'investissement Doyen Sports est en bonne voie pour rafler la mise. Par Nicolas TaianaRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à l'OM dans votre Sport/Foot Magazine