Ensuite, c'est une fouille en règle, du sac à dos à la boîte à gants en passant par les sacs se trouvant dans le coffre et 'le compartiment roue de secours' situé sous l'espace coffre. Ben oui, c'est normal... On est au Stade de France six mois après les attentats et le fait d'avoir une plaque d'immatriculation belge n'arrange sans doute pas les choses.

Mais pour le reste, quel stade ! Les Français ont gagné leur match d'ouverture, grâce au génie de Payet mais aussi, probablement, à une ambiance extraordinaire. Ici, on chante, on crie, on fait des vagues dans les tribunes, on encourage, on vient en famille, on scande la Marseillaise. Et la Marseillaise reprise par une personne sur trois (peut-être), ça fait toujours près de 30.000 gosiers qui font péter les décibels. Magnifique. Emouvant.

Le public français est chauvin à l'extrême, on le sait. Mais le public français est aussi positif quand sa sélection a du mal à gérer la pression, comme ce vendredi. On ne peut s'empêcher de faire la comparaison avec l'ambiance au Stade Roi Baudouin lors des matches des Diables. Il y a cette satanée piste d'athlétisme (une seule fois par an, à l'occasion du Mémorial Van Damme, elle n'est pas satanée) qui empêche le transport des décibels, il y a la froideur relative du public belge (même si c'était dix fois pire il y a quelques années), il y a (sans doute) le côté vieillot du stade et son manque de confort qui empêchent que les supporters s'excitent.

Des politiciens qui arrêtent de se chamailler pour une question de permis de bâtir et de financement, ça fait rêver. Ça ferait avancer d'un coup le projet du stade national. Et ça ne pourrait être que bénéfique aux Diables. Un Stade de Belgique plein à craquer, avec une ambiance débridée et une équipe aussi talentueuse que l'actuelle et que les Bleus d'aujourd'hui : que du bonheur.