7 mars 2009. L'équipe de Santos affronte celle d'Oeste en championnat de l'état de São Paulo. On joue depuis quinze minutes en deuxième période lorsqu'un gamin de 17 ans remplace le Colombien Molina.

Quatre ans plus tard, Neymar Da Silva Santos Júnior est considéré par la presse brésilienne comme celui qui, lors de la prochaine Coupe du Monde, doit définitivement renvoyer Pelé dans les livres d'histoire.

Depuis 2010, c'est tout un business qui s'est organisé autour du joueur. Celui-ci est soutenu par onze sponsors tandis que 22 personnes travaillent pour lui. En 2012, ses gains se sont élevés à 15,6 millions d'euros. Pour 2013, ils sont évalués à 27,3 millions.

Neymar n'avait pas encore 13 ans lorsque son père, flatté par l'intérêt du Real Madrid, décida de monter une entreprise familiale chargée de gérer les droits de son fils.

A l'époque, c'est lui qui s'occupait de tout mais en 2010, après que Santos eut refusé une proposition de Chelsea, il décida de récupérer l'argent perdu en engageant des collaborateurs chargés de développer le business autour du joueur.

Aujourd'hui, le salaire de Neymar ne représente plus que 8 % du total de ses gains annuels. La proportion pourrait être de 10 % s'il partait à l'étranger. Mais quand?

Car Neymar porte toujours le maillot de Santos et, avant de devenir l'égal de Pelé dans le coeur des Brésiliens, il lui reste encore pas mal de chemin à parcourir.

Cité à Barcelone, partira-t-il avant la fin du contrat qui le lie à Santos (2014) ou tentera-t-il l'aventure dès la saison prochaine, avec tous les risques que cela implique au niveau de l'acclimatation ? Parviendra-t-il à hausser le niveau de jeu d'une équipe brésilienne qui n'a pas encore trouvé son meilleur football ? Et surtout, supportera-t-il la pression que ce statut de star lui impose ? Car Neymar traîne déjà quelques casseroles derrière lui. A 18 ans, il avait provoqué la démission de l'entraîneur de Santos. Et pas plus tard que la semaine dernière, à Rio, il s'est éclipsé avant la fin de la remise du Trophée Laureus, déçu d'avoir été devancé par le tennisman Andy Murray pour le prix de Révélation de l'Année.

S'il veut briller au Maracaña en 2014, Neymar a donc tout intérêt à suivre les conseils de Carlos Alberto Torres, capitaine de l'équipe qui fut championne du monde en 1970 : " Les grands joueurs sont avant tout des gens simples ".

Par Patrice Sintzen

7 mars 2009. L'équipe de Santos affronte celle d'Oeste en championnat de l'état de São Paulo. On joue depuis quinze minutes en deuxième période lorsqu'un gamin de 17 ans remplace le Colombien Molina.Quatre ans plus tard, Neymar Da Silva Santos Júnior est considéré par la presse brésilienne comme celui qui, lors de la prochaine Coupe du Monde, doit définitivement renvoyer Pelé dans les livres d'histoire. Depuis 2010, c'est tout un business qui s'est organisé autour du joueur. Celui-ci est soutenu par onze sponsors tandis que 22 personnes travaillent pour lui. En 2012, ses gains se sont élevés à 15,6 millions d'euros. Pour 2013, ils sont évalués à 27,3 millions.Neymar n'avait pas encore 13 ans lorsque son père, flatté par l'intérêt du Real Madrid, décida de monter une entreprise familiale chargée de gérer les droits de son fils. A l'époque, c'est lui qui s'occupait de tout mais en 2010, après que Santos eut refusé une proposition de Chelsea, il décida de récupérer l'argent perdu en engageant des collaborateurs chargés de développer le business autour du joueur.Aujourd'hui, le salaire de Neymar ne représente plus que 8 % du total de ses gains annuels. La proportion pourrait être de 10 % s'il partait à l'étranger. Mais quand?Car Neymar porte toujours le maillot de Santos et, avant de devenir l'égal de Pelé dans le coeur des Brésiliens, il lui reste encore pas mal de chemin à parcourir.Cité à Barcelone, partira-t-il avant la fin du contrat qui le lie à Santos (2014) ou tentera-t-il l'aventure dès la saison prochaine, avec tous les risques que cela implique au niveau de l'acclimatation ? Parviendra-t-il à hausser le niveau de jeu d'une équipe brésilienne qui n'a pas encore trouvé son meilleur football ? Et surtout, supportera-t-il la pression que ce statut de star lui impose ? Car Neymar traîne déjà quelques casseroles derrière lui. A 18 ans, il avait provoqué la démission de l'entraîneur de Santos. Et pas plus tard que la semaine dernière, à Rio, il s'est éclipsé avant la fin de la remise du Trophée Laureus, déçu d'avoir été devancé par le tennisman Andy Murray pour le prix de Révélation de l'Année.S'il veut briller au Maracaña en 2014, Neymar a donc tout intérêt à suivre les conseils de Carlos Alberto Torres, capitaine de l'équipe qui fut championne du monde en 1970 : " Les grands joueurs sont avant tout des gens simples ".Par Patrice Sintzen