Dix jours après ses retrouvailles très musclées avec les supporters du PSG, "Ney" continuera-t-il de jouer "à l'extérieur", selon ses propres mots, dans l'enceinte parisienne ?

Entre banderoles injurieuses et insultes à répétition, les ultras avaient fait vivre il y a dix jours un "enfer" à leur superstar brésilienne, coupable cet été d'envies de départ à peine voilées au FC Barcelone, pour son retour au Parc.

Une manière de sanctionner ses velléités de "trahison" en faveur du club qui avait infligé, avec la "remontada" de 2017, la pire humiliation de l'histoire du club de la capitale.

Mais entre-temps, le "crack" a fait étalage d'une telle magie sur le terrain qu'un retournement de situation semble déjà possible.

En seulement deux matches, celui qui n'avait plus porté le maillot parisien depuis le mois de mai, entre suspension, blessure et mise à l'écart du groupe, a illuminé la Ligue 1 par deux prestations déterminantes : après avoir offert un succès in extremis contre Strasbourg (1-0), "Ney" a encore débloqué la situation à Lyon (1-0) sur un exploit individuel de toute beauté.

Compliments

De quoi recevoir les compliments de ses coéquipiers "ravis", à l'image de la recrue Ander Herrera, de pouvoir jouer avec le joueur le plus cher de l'histoire, si proche de partir cet été.

"C'est un joueur fantastique. Il peut être Ballon d'Or l'année prochaine, l'année suivante ou celle d'après. J'espère qu'il pourra jouer comme cela toute la saison", a confié le milieu espagnol après la victoire à Lyon.

Dans les couloirs de l'enceinte lyonnaise, Thomas Meunier s'est montré encore plus élogieux : "Neymar, c'est le talent qui parle, on ne va pas chercher midi à 14 heures : 220 millions d'euros pour un demi-joueur, ça aurait été une arnaque. Et là, on a un joueur et demi ! Pour moi, c'est parfait."

"Je le regarde à l'entraînement tous les jours... C'est un joueur, quand il prend le ballon, tu te mets sur pause et tu le regardes faire. Ici en match, c'est un peu la même chose", a ajouté le latéral belge, admiratif.

Et le pire, c'est qu'il n'est pas encore au maximum de ses possibilités selon son entraîneur Thomas Tuchel.

"Neymar peut faire mieux ! C'est le deuxième ou troisième match en quatre mois pour lui. Il n'a pas sa capacité à 100%. Ce n'est pas sa limite, a-t-il déclaré. Il peut faire mieux, il va faire mieux. Il va retrouver son meilleur niveau, avec les matches et des buts décisifs comme ça, ça va l'aider."

Opération réconciliation sur les réseaux

Pour assurer le service après-vente de ses prestations sportives époustouflantes, la superstar brésilienne n'a cessé de véhiculer sur les réseaux sociaux l'image d'un joueur aussi heureux en dehors des terrains, afin d'accélérer son opération réconciliation.

Présent en tribunes contre le Real Madrid (3-0) en raison de sa suspension, il a par exemple publié un photo de lui tout sourire avec son complice Kylian Mbappé, la coqueluche du public français, accompagné du hashtag (mot-clé) #allezparis.

Quitte à surjouer l'amour retrouvé de "Ney" avec le club de la capitale, son équipe de communicant a également multiplié les montages mêlant le N.10 brésilien et des figures iconiques du club : un jour avec Zlatan Ibrahimovic, légende parisienne, un autre avec le logo parisien.

Comme si le respect de l'institution PSG, l'un des manques qui lui a été maintes fois reprochés, lui tenait désormais à coeur. Suffisant pour obtenir le pardon des fans parisiens ?

"(Au lendemain du match contre Strasbourg, NDLR), nous prônerons l'indifférence en ce qui le concerne", avait prévenu le Collectif Ultras Paris, principal groupe de supporters parisien, dans un communiqué. Des paroles aux actes ?