Le football est un big business et les riches de ce monde ont trouvé le chemin des stades depuis des années. Les Cheiks du pétrole aussi. Ils ont d'abord attiré de grands footballeurs et entraîneurs dans leur pays. Dans une deuxième phase, ils ont sponsorisé des clubs européens, via leurs maillots ou en donnant leur nom aux stades. Ils ont racheté ces clubs et financé des contrats comme c...

Le football est un big business et les riches de ce monde ont trouvé le chemin des stades depuis des années. Les Cheiks du pétrole aussi. Ils ont d'abord attiré de grands footballeurs et entraîneurs dans leur pays. Dans une deuxième phase, ils ont sponsorisé des clubs européens, via leurs maillots ou en donnant leur nom aux stades. Ils ont racheté ces clubs et financé des contrats comme celui de Neymar. La prochaine étape ? L'arrivée du footballeur-sponsor. En marge d'un accord sur la retransmission de la Liga dans les états du Golfe, la Ligue pro espagnole a conclu un accord avec les autorités sportives saoudiennes. Les responsables sportifs ibériques ont été invités à sélectionner des joueurs durant un tournoi. Ils en ont trouvé neuf. Cinq d'entre eux vont débarquer dans trois clubs de Primera Liga (Villarreal, Levante en Leganés) et quatre clubs de D2 (Numancia, Rayo, le Sporting et Valladolid) en prennent chacun un. En échange, l'Arabie saoudite, qui vient d'ouvrir ses stades aux femmes, offre des accords de marketing et de sponsoring. Le joueur-sponsor fait donc son apparition : de facto, le footballeur (ou son pays) paie sa place dans le noyau A d'un club professionnel espagnol. Le syndicat des joueurs espagnol s'est cabré. L'arrivée des Saoudiens va priver les joueurs du cru d'une chance de promotion. La Ligue pro, qui a conclu cet accord avec les autorités sportives saoudiennes, qui ont obligé leurs clubs à céder ces joueurs, n'y voit pas malice. Les joueurs qui arrivent en Espagne participeront bientôt au Mondial et ont donc une certaine valeur sportive. En outre, les entraîneurs sont libres de les aligner ou pas. Les Saoudiens estiment qu'il s'agit là d'une solution où tout le monde gagne. Ils partent du principe qu'aucune formation espagnole ne se serait intéressée à leurs joueurs sans cela. En liant le business à cette livraison de joueurs, ils soutiennent le développement sportif de ceux-ci. Par Peter t'Kint