"On a vu la saison dernière qu'il fallait pas mal de points pour passer et que, dans ce cadre, une victoire en déplacement est très importante", a dit Michel Preud'homme mercredi en conférence de presse. "La décrocher, ça fait partie de notre évolution. Juste après le tirage au sort, tout le monde était d'accord pour dire que deux équipes étaient très fortes (Arsenal et Francfort, ndlr). Grâce à notre travail, nous avons su nous mettre en position favorable. A nous de jouer cette chance à fond."

"Pas favori"

L'entraîneur du Standard refuse toutefois l'étiquette de favori que voudrait lui faire porter son confrère de Guimarães. "Les deux équipes se tiennent de très près. On a vu à l'aller que le Vitória laissait peu d'espaces mais qu'il avait aussi des atouts offensifs, tant au niveau des tirs au but que des dribbles. Nous devrons être aussi forts que lors du match aller."

Cela veut-il dire que le Standard entamera ce match comme s'il s'agissait d'une rencontre à domicile? "Nous avons une philosophie de jeu qui ne change pas selon que nous jouons à Sclessin ou en déplacement: quand nous avons le ballon, c'est pour essayer de marquer un goal. Et quand nous le perdons, tout le monde travaille. Le Vitória est venu jouer chez nous avec ses armes, à nous d'en faire autant chez eux. La différence, elle est surtout dans le soutien: c'est sûr qu'il y en a toujours plus à domicile."

Le fait que son adversaire de ce jeudi soit resté 18 jours sans jouer l'interpelle. "Ça leur a évidemment permis de bien préparer le rendez-vous mais est-ce une bonne ou une mauvaise chose? Je me suis aussi posé la question mais je n'ai pas la réponse. De plus, un but rapide peut tout changer."