Face au Chili, le Brésil a perdu ses moyens, paralysé par la peur, et il n'a dû sa qualification qu'à un tir échouant sur la transversale à la dernière minute, puis un poteau sortant au dernier tir au but. Les 200 millions de Brésiliens qui veulent voir leur équipe éliminer la Colombie touchent du bois pour que leurs joueurs se réveillent enfin et jouent au niveau attendu.

Des Brésiliens paralysés, une psychologue en renfort

Le coach, Luiz Felipe Scolari, a fait appel en urgence à une psychologue, Regina Brandao, chargée de redonner confiance à une équipe dont le capitaine Thiago Silva a fondu en larmes avant les tirs au but contre Chili.

Quant à la star Neymar, même s'il n'a pas craqué lors de l'épreuve de fin de match, il semblerait que les séances de Regina Brandao lui font beaucoup de bien. "J'apprends beaucoup et j'espère pouvoir continuer les sessions", a déclaré le joueur.

"Felipao", qui pense que tout est lié, espère qu'avec la confiance, le jeu reviendra. Mais il a reconnu en petit comité ce que tout le monde crie haut et fort depuis le début du Mondial: le Brésil n'a pas de fond de jeu et s'en remet uniquement à Neymar, auteur de 4 buts jusque-là. Le ballon n'arrive jamais à l'avant-centre Fred, donnant l'impression que le Brésil joue à 10. L'idée de Scolari est simple: retrouver la circulation du ballon vers l'avant de Hulk et Oscar, qui pour le moment jouent souvent vers l'arrière.

Le sélectionneur du Brésil a donc dû faire face à trois chantiers en quelques jours: guérir les joueurs de leur peur, retrouver une animation offensive digne de ce nom et... bloquer James Rodriguez.

My name is James

La mission du Brésil est aussi claire que difficile: il faut stopper James Rodriguez. Avec lui tout est possible. Le moindre ballon anodin devient une occasion de but dès qu'il le touche. C'est simple, il est le meilleur buteur du tournoi (5), mais sait aussi se faire passeur. On en oublierait presque Radamel Falcao... Vous l'aviez déjà oublié ? Normal.

Pour le contrer, Scolari est contraint de (re)faire confiance à Paulinho. En effet, privé de Luiz Gustavo suspendu, Felipao devrait redonner sa chance au Spurs pourtant médiocre lors des trois premiers matchs.

James Rodriguez vs Neymar Jr.

Rodriguez vs Neymar, c'est le match dans le match. Un duel entre deux gamins de 22 ans qui cristallisent sur leurs personnes les espoirs de leur pays respectifs. "Nous tombons sur un rival très dur, une équipe du Brésil qui possède de grands joueurs. Mais eux aussi doivent penser que nous avons de grands joueurs", a souligné James Rodriguez.

Neymar lui renvoie la politesse: "C'est un excellent joueur, un crack malgré son jeune âge (...) Avec tout mon respect, j'espère que son cycle va se terminer ici et que le Brésil va continuer sa route".

Et à ceux qui ricanent en disant que le "jogo bonito" n'est plus l'apanage du Brésil, le jeune prodige brésilien rétorque : "On n'est pas là pour le spectacle. C'est la dernière chose que nous essayons de faire. On est là pour courir, jusqu'au bout de nos forces, et sortir vainqueurs". En mouillant un maillot qui pèse lourd.

Les équipes probables

Brésil: Julio Cesar - Dani Alves, Thiago Silva (cap), David Luiz, Marcelo - Fernandinho, Paulinho - Oscar, Neymar, Hulk - Fred

Sélectionneur: Luiz Felipe Scolari

Colombie: Ospina - Zuniga, Zapata, Yepès (cap), Armero - Aguilar, Sanchez, Rodriguez, Quintero (ou Martinez), Cuadrado - Gutierrez

Entraîneur: José Pékerman (Arg)

Arbitre: Carlos Velasco Carballo (Esp)

Face au Chili, le Brésil a perdu ses moyens, paralysé par la peur, et il n'a dû sa qualification qu'à un tir échouant sur la transversale à la dernière minute, puis un poteau sortant au dernier tir au but. Les 200 millions de Brésiliens qui veulent voir leur équipe éliminer la Colombie touchent du bois pour que leurs joueurs se réveillent enfin et jouent au niveau attendu. Des Brésiliens paralysés, une psychologue en renfort Le coach, Luiz Felipe Scolari, a fait appel en urgence à une psychologue, Regina Brandao, chargée de redonner confiance à une équipe dont le capitaine Thiago Silva a fondu en larmes avant les tirs au but contre Chili. Quant à la star Neymar, même s'il n'a pas craqué lors de l'épreuve de fin de match, il semblerait que les séances de Regina Brandao lui font beaucoup de bien. "J'apprends beaucoup et j'espère pouvoir continuer les sessions", a déclaré le joueur. "Felipao", qui pense que tout est lié, espère qu'avec la confiance, le jeu reviendra. Mais il a reconnu en petit comité ce que tout le monde crie haut et fort depuis le début du Mondial: le Brésil n'a pas de fond de jeu et s'en remet uniquement à Neymar, auteur de 4 buts jusque-là. Le ballon n'arrive jamais à l'avant-centre Fred, donnant l'impression que le Brésil joue à 10. L'idée de Scolari est simple: retrouver la circulation du ballon vers l'avant de Hulk et Oscar, qui pour le moment jouent souvent vers l'arrière. Le sélectionneur du Brésil a donc dû faire face à trois chantiers en quelques jours: guérir les joueurs de leur peur, retrouver une animation offensive digne de ce nom et... bloquer James Rodriguez. My name is James La mission du Brésil est aussi claire que difficile: il faut stopper James Rodriguez. Avec lui tout est possible. Le moindre ballon anodin devient une occasion de but dès qu'il le touche. C'est simple, il est le meilleur buteur du tournoi (5), mais sait aussi se faire passeur. On en oublierait presque Radamel Falcao... Vous l'aviez déjà oublié ? Normal. Pour le contrer, Scolari est contraint de (re)faire confiance à Paulinho. En effet, privé de Luiz Gustavo suspendu, Felipao devrait redonner sa chance au Spurs pourtant médiocre lors des trois premiers matchs. James Rodriguez vs Neymar Jr. Rodriguez vs Neymar, c'est le match dans le match. Un duel entre deux gamins de 22 ans qui cristallisent sur leurs personnes les espoirs de leur pays respectifs. "Nous tombons sur un rival très dur, une équipe du Brésil qui possède de grands joueurs. Mais eux aussi doivent penser que nous avons de grands joueurs", a souligné James Rodriguez. Neymar lui renvoie la politesse: "C'est un excellent joueur, un crack malgré son jeune âge (...) Avec tout mon respect, j'espère que son cycle va se terminer ici et que le Brésil va continuer sa route". Et à ceux qui ricanent en disant que le "jogo bonito" n'est plus l'apanage du Brésil, le jeune prodige brésilien rétorque : "On n'est pas là pour le spectacle. C'est la dernière chose que nous essayons de faire. On est là pour courir, jusqu'au bout de nos forces, et sortir vainqueurs". En mouillant un maillot qui pèse lourd.