Il est difficile de faire une comparaison objective avec les coupes du monde précédentes car sur les nombreuses erreurs d'arbitrage, il s'agit pour beaucoup d'erreurs d'interprétation. De plus les moyens techniques évoluant, les erreurs des hommes en noir sont de plus en plus repérées. En revanche, la seule chose que l'on peut constater, c'est que dans les matchs où la réputation des équipes était significativement inégale, les grosses erreurs ont (très) souvent profité aux équipes favorites. On ne prête qu'aux riches dit-on ?

"Donnez-leur tout de suite la coupe du monde"

On commence fort avec une grossière erreur dès le match d'ouverture Brésil-Croatie (3-1). Le Brésilien retenu (très) légèrement dans la surface nous gratifie d'un magnifique plongeon. Tout le monde en rigole sauf les Croates dès l'instant où l'arbitre Nishimura indique le point de penalty. Une erreur qui fera dire à Nico Kovac : "Donnez-leur tout de suite la coupe du monde". Sans doute l'un des premiers à esquisser un sourire en coin lors de la déroute brésilienne face à la Mannschaft (1-7) plus tard.

"Une erreur de chaque côté "

Le lendemain, c'est Nicolas Rizzoli, considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs arbitres en activité, qui a surpris tout le monde lors du match Espagne-Pays Bas (1-5). Tout d'abord, en accordant un penalty très généreux à Diego Costa alors que c'est bien ce dernier qui marche sur la jambe du défenseur batave Stephan De Vrij

Ensuite en ne sifflant pas une faute de Robben sur Casillas qui a permis au défenseur injustement sanctionné préalablement de se racheter par une tête au deuxième poteau. Une erreur de chaque côté peut-on dire. Deux erreurs de trop, mais pas pour la FIFA car il a encore arbitré plusieurs matches par la suite dont la finale... rien que ça !

L'Argentine dit merci à Ashkan Dejagah


L'Iran, regroupée en défense comme à chaque match, joue bien le coup en contre-attaque face à l'Argentine. Quand, à la 53ème minute, Pablo Zabaleta accroche Ashkan Dejagah dans la surface, c'est un penalty indiscutable sauf pour l'arbitre suédois Milorad Mazic. Messi se chargera de sauver l'Albiceleste sur une action individuelle. De quoi l'avoir mauvaise du coté de Téhéran.

Il a été question également d'un penalty non sifflé contre l'Italie face aux modestes (du moins ce que tous croyaient au début) Ticos du Costa Rica. L'attaquant costaricien, Joel Campbell, tentait de déborder l'arrière Azzuri Andrea Barzagli lorsque Giorgio Chiellini le charge par derrière balançant fautivement le Gunners. L'arbitre sûr de son coup a estimé à tort que la charge était valable. Erreur sans conséquence, en revanche, puisque les Ticos l'ont finalement emporté 1-0.

Les dents de Suarez III


L'attaquant uruguayen a les dents longues... En abordant cette coupe avec le titre de meilleur buteur du championnat Anglais, Luiz el pistolero Suarez pouvait bien nourrir certaines ambitions. S'il est réputé pour son mordant au sens figuré, c'est malheureusement le cas aussi au sens propre. Giorgio Chiellini l'a appris à ses dépens lorsque le nouvel attaquant catalan lui a apposé sa marque sur l'épaule. Le referee mexicain Marco Antonio Rodriguez affirmera plus tard qu'il n'avait pas bien réalisé ce qui s'était passé... Heureusement quelque part, car cela a permis à la FIFA de sanctionner a posteriori le multirécidiviste de la dent dure d'après les images vidéos

L'erreur qui aura sans doute le plus affolé la toile.

Le Mexique et les arbitres


Le Mexique n'a pas été chanceux avec l'arbitrage. Tout d'abord face au face au Cameroun, à la onzième minute, Giovanni Dos Santos reprend de volée un centre dans la surface de la réparation et crucifie Itandje, le portier Camerounais. Sa joie a été de courte durée car, directement, il a vu le drapeau levé de l'assistant. Pourtant il était parfaitement aligné au dernier défenseur africain. Et comme il était écrit que l'ex Catalan ne marquerait pas ce soir, un quart d'heure plus tard, l'arbitre colombien Wilmar Rodan annule un autre but valable de Gio pour hors-jeu alors que si l'attaquant était bien en position de hors-jeu au moment de la déviation, les officiels n'ont pas remarqué que celle-ci venait d'un défenseur camerounais. Donc une deuxième erreur dans ce match qui n'a, heureusement, pas prêté à conséquence car Oribe Peralta a fini par trouver l'ouverture du score en deuxième mi-temps.

Ensuite lors du match décisif face à la Croatie, sur une action des Aztèques, le ref Ouzbek ne siffle pas la faute de main flagrante de Dario Srna. Aucune conséquence puisque les Centraméricains se qualifieront et iront défier les Pays-Bas.

Enfin l'adage qui dit que la pluie ne tombe pas tous les jours n'est sûrement pas mexicain car cette fois-ci c'est Arjen Robben qui profite de la naïveté de l'arbitre Pedro Proença. Le Batave connu pour sa réputation de plongeur a décidé en toute fin de match d'y faire honneur. Celui qui, en 2012, avait été élu arbitre de l'année, tombe dans le panneau et siffle un penalty que convertira Klaas Jan Huntelaar. Fait amusant : le sociétaire du Bayern de Munich avouera après coup avoir plongé. Les Mexicains, eux, n'ont pas du rire beaucoup...

Eric L. (st.)

Il est difficile de faire une comparaison objective avec les coupes du monde précédentes car sur les nombreuses erreurs d'arbitrage, il s'agit pour beaucoup d'erreurs d'interprétation. De plus les moyens techniques évoluant, les erreurs des hommes en noir sont de plus en plus repérées. En revanche, la seule chose que l'on peut constater, c'est que dans les matchs où la réputation des équipes était significativement inégale, les grosses erreurs ont (très) souvent profité aux équipes favorites. On ne prête qu'aux riches dit-on ? "Donnez-leur tout de suite la coupe du monde" On commence fort avec une grossière erreur dès le match d'ouverture Brésil-Croatie (3-1). Le Brésilien retenu (très) légèrement dans la surface nous gratifie d'un magnifique plongeon. Tout le monde en rigole sauf les Croates dès l'instant où l'arbitre Nishimura indique le point de penalty. Une erreur qui fera dire à Nico Kovac : "Donnez-leur tout de suite la coupe du monde". Sans doute l'un des premiers à esquisser un sourire en coin lors de la déroute brésilienne face à la Mannschaft (1-7) plus tard. "Une erreur de chaque côté " Le lendemain, c'est Nicolas Rizzoli, considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs arbitres en activité, qui a surpris tout le monde lors du match Espagne-Pays Bas (1-5). Tout d'abord, en accordant un penalty très généreux à Diego Costa alors que c'est bien ce dernier qui marche sur la jambe du défenseur batave Stephan De Vrij Ensuite en ne sifflant pas une faute de Robben sur Casillas qui a permis au défenseur injustement sanctionné préalablement de se racheter par une tête au deuxième poteau. Une erreur de chaque côté peut-on dire. Deux erreurs de trop, mais pas pour la FIFA car il a encore arbitré plusieurs matches par la suite dont la finale... rien que ça ! L'Argentine dit merci à Ashkan Dejagah L'Iran, regroupée en défense comme à chaque match, joue bien le coup en contre-attaque face à l'Argentine. Quand, à la 53ème minute, Pablo Zabaleta accroche Ashkan Dejagah dans la surface, c'est un penalty indiscutable sauf pour l'arbitre suédois Milorad Mazic. Messi se chargera de sauver l'Albiceleste sur une action individuelle. De quoi l'avoir mauvaise du coté de Téhéran.Il a été question également d'un penalty non sifflé contre l'Italie face aux modestes (du moins ce que tous croyaient au début) Ticos du Costa Rica. L'attaquant costaricien, Joel Campbell, tentait de déborder l'arrière Azzuri Andrea Barzagli lorsque Giorgio Chiellini le charge par derrière balançant fautivement le Gunners. L'arbitre sûr de son coup a estimé à tort que la charge était valable. Erreur sans conséquence, en revanche, puisque les Ticos l'ont finalement emporté 1-0. Les dents de Suarez III L'attaquant uruguayen a les dents longues... En abordant cette coupe avec le titre de meilleur buteur du championnat Anglais, Luiz el pistolero Suarez pouvait bien nourrir certaines ambitions. S'il est réputé pour son mordant au sens figuré, c'est malheureusement le cas aussi au sens propre. Giorgio Chiellini l'a appris à ses dépens lorsque le nouvel attaquant catalan lui a apposé sa marque sur l'épaule. Le referee mexicain Marco Antonio Rodriguez affirmera plus tard qu'il n'avait pas bien réalisé ce qui s'était passé... Heureusement quelque part, car cela a permis à la FIFA de sanctionner a posteriori le multirécidiviste de la dent dure d'après les images vidéosL'erreur qui aura sans doute le plus affolé la toile. Le Mexique et les arbitres Le Mexique n'a pas été chanceux avec l'arbitrage. Tout d'abord face au face au Cameroun, à la onzième minute, Giovanni Dos Santos reprend de volée un centre dans la surface de la réparation et crucifie Itandje, le portier Camerounais. Sa joie a été de courte durée car, directement, il a vu le drapeau levé de l'assistant. Pourtant il était parfaitement aligné au dernier défenseur africain. Et comme il était écrit que l'ex Catalan ne marquerait pas ce soir, un quart d'heure plus tard, l'arbitre colombien Wilmar Rodan annule un autre but valable de Gio pour hors-jeu alors que si l'attaquant était bien en position de hors-jeu au moment de la déviation, les officiels n'ont pas remarqué que celle-ci venait d'un défenseur camerounais. Donc une deuxième erreur dans ce match qui n'a, heureusement, pas prêté à conséquence car Oribe Peralta a fini par trouver l'ouverture du score en deuxième mi-temps.Ensuite lors du match décisif face à la Croatie, sur une action des Aztèques, le ref Ouzbek ne siffle pas la faute de main flagrante de Dario Srna. Aucune conséquence puisque les Centraméricains se qualifieront et iront défier les Pays-Bas.Enfin l'adage qui dit que la pluie ne tombe pas tous les jours n'est sûrement pas mexicain car cette fois-ci c'est Arjen Robben qui profite de la naïveté de l'arbitre Pedro Proença. Le Batave connu pour sa réputation de plongeur a décidé en toute fin de match d'y faire honneur. Celui qui, en 2012, avait été élu arbitre de l'année, tombe dans le panneau et siffle un penalty que convertira Klaas Jan Huntelaar. Fait amusant : le sociétaire du Bayern de Munich avouera après coup avoir plongé. Les Mexicains, eux, n'ont pas du rire beaucoup... Eric L. (st.)