Sa défense, et en particulier le gardien Casillas, ont été mis en boîte par Van Persie (2 buts) et Robben (2). Ce qui est assez inquiétant pour La Roja, même si elle avait également débuté par une défaite (0-1 contre la Suisse) il y a quatre ans en Afrique du Sud.

Le meneur de jeu néerlandais Wesley Sneijder, 30 ans, qui honorait sa 100e sélection, a failli fêter l'événement en inscrivant son 27e goal en orange dès la 8e minute.

Parfaitement lancé par Robben, il gaspilla toutefois l'occasion en tirant avec trop de précipitation sur Casillas, qui n'eut même pas besoin de sortir le grand jeu pour repouser l'envoi.

Ce sont au contraire les Espagnols, grâce au très remuant Diego Costa, pourtant copieusement sifflé par le public brésilien qui le considère comme un traître, qui allaient ouvrir la marque peu avant la demi-heure.

L'attaquant de l'Atletico feinta en effet De Vrij qui l'accrocha (?) malencontreusement, Xabi Alonso se chargeant de transformer le penalty (1-0, 27e).

David Silva eut la balle de 2-0 au bout du pied à la 43e, mais le gardien Cillessen détourna du bout des doigts. C'était le tournant du match.

Van Persie remit en effet les équipes à égalité sur la contre-attaque en lobant magnifiquement Casillas de la tête sur un centre non moins remarquable de Blind.

Robben, ensuite, dans son style caractéristique, porta les Pays-bas au commandement sur une nouvelle passe en or de Blind à la 53e.

Van Persie, devenu le seul joueur néerlandait buteur lors de trois mondiaux, fit ensuite trembler la barre à la 61e.

Deux bévues très inhabituelles de Casillas permirent ensuite à De Vrij (64e) et Van Persie (72e) de faire monter le marquoir à 4-1.

Robben inscrivit ensuite le numéro 5 au terme d'un raid irrésitible à 10 minutes de la fin.

La plus lourde défaite pour un champion en titre en ouverture

La défaite de l'Espagne constitue le plus lourd revers enregistré par un champion du monde en titre lors de son premier match en Coupe du monde.

C'est la cinquième fois de l'histoire que le tenant du trophée perd dès son entrée en lice dans le tournoi.

En 1950, les Italiens, doubles champions du monde en titre, se font surprendre 3-2 à Sao Paulo par les amateurs suédois, malgré l'ouverture du score de Riccardo Carapellese.

L'Argentine de Diego Maradona connaît pareille déconvenue le 13 juin 1982, battue 1-0 par la Belgique devant les 95.000 spectateurs massés dans le Camp Nou de Barcelone.

Rebelote en 1990: l'Argentine et Maradona perdent à nouveau 1-0 en ouverture du tournoi. Cette fois, la scène se passe à Milan et leur bourreau est camerounais.

En 2002, les champions du monde français sont battus par le Sénégal (1-0) à Séoul.

La presse néerlandaise salue une revanche "historique"

La presse néerlandaise ne tarissait pas d'éloges samedi matin pour l'équipe nationale des Pays-Bas, encensée par tout un pays au lendemain d'une victoire "historique" contre l'Espagne à la Coupe du monde de football.

"Ce sont des héros!", "Un début de rêve pour les Oranje", "Incroyable!", "Les Pays-Bas écrasent l'Espagne" ou encore "Historique", titraient, euphoriques, les principaux quotidiens du pays.

Les Pays-Bas ont écrasé les champions du monde en titre espagnols 5 buts à 1 vendredi soir, prenant symboliquement leur revanche sur la finale de la Coupe du monde 2010. "Quelle revanche incomparable contre l'Espagne : 5-1", jubilait d'ailleurs le quotidien populaire de Telegraaf.

"Dans une des rencontres les plus mémorables de l'histoire des Pays-Bas en Coupe du monde, que dis-je, une des rencontres les plus mémorables de l'histoire de la Coupe du monde, les Pays-Bas ont écrasé le champion du monde en titre", affirmait quant à lui le Volkskrant.

Le quotidien a surtout salué "le plan magistral" de l'entraîneur Louis van Gaal, pourtant décrié dernièrement pour sa tactique à 5 défenseurs, ainsi que le premier but de Robin van Persie, une superbe tête plongeante lobée.

"Il volait", s'exclamait le quotidien au sujet de Van Persie : "quel but de classe mondiale".

Le quotidien Trouw a pour sa part évoqué "une victoire surréaliste" qui devrait permettre aux Pays-Bas d'ambitionner la première place du groupe B, et donc éviter le Brésil en huitièmes de finale. "Des Pays-Bas déchaînés ont déchiré en lambeaux une Espagne désorientée", affirmait la même source.

"Qui aurait pu imaginer cela? 5-1 contre le champion du monde!", soutenait de son côté le quotidien AD, publiant des photos de supporteurs néerlandais en liesse à Amsterdam, Rotterdam ou Eindhoven.

Partout à travers le pays, les supporteurs néerlandais ont laissé explosé leur joie, les mots "revanche" et "historique" revenant sur toutes les lèvres.

La réaction du commentateur sportif Jack van Gelder, de la télévision publique néerlandaise, illustrait parfaitement l'euphorie générale.

"C'est historique, qu'on se le dise. Plus tard, les gens se demanderont : ou étiez-vous quand les Pays-Bas ont écrase les champions du monde? Ce seront des choses à raconter à vos petits-enfants".

La Roja "humiliée" et "ridicule" pour la presse espagnole

La presse espagnole était sous le choc samedi après "l'humiliation" subie par sa sélection, championne du monde et d'Europe en titre, lors de son match inaugural jugé "ridicule" au Mondial-2014 face aux Pays-Bas.

Iker Casillas désemparé et à genoux après avoir encaissé l'un des deux buts d'Arjen Robben... La détresse du gardien espagnol, auteur d'un match catastrophique, s'affichait sur la plupart des unes des journaux du pays samedi matin.

"Humiliation", titrait El Mundo. "Les Pays-Bas, emmenés par Robben, renversent le champion du monde en titre. Casillas encaisse cinq buts lors de l'un de ses pires matches", résumait le quotidien de la péninsule.

"Ridicule pour commencer" déplorait Sport. "Les Pays-Bas ont étrillé les champions du monde lors d'une seconde mi-temps funeste", constatait le quotidien sportif, pointant le "naufrage de la défense et de Casillas", responsables de ce "carton historique".

"Casillas a été méconnaissable" selon l'une des plumes de Sport, Joan Maria Battle, qui fustige le "manque de coordination" des défenseurs Piqué et Sergio Ramos, et la "disparition" en deuxième période des milieux de terrain Iniesta et Xavi.

El Pais évoquait "l'échec mondial" d'une Espagne ayant "succombé de façon retentissante face aux Pays-Bas". Le quotidien sportif As voyait dans cette déroute un "sinistre total" orchestré par Robben et Van Persie.

Pour El Mundo Deportivo, la Roja a vécu un "Vendredi 13" et reçu une "grosse claque" de la part des Pays-Bas qui ont "pris leur revanche sur la finale du Mondial-2010", remportée 1-0 par les Espagnols.

"L'Espagne se complique les choses lors de tristes débuts", constatait le quotidien ABC, qui se démarquait par le choix d'une photo de l'attaquant Diego Costa se tenant le visage à deux mains.

Plus de buts en un match qu'en 2010 et 2012

De son côté, Marca préférait exhorter les joueurs à la révolte: "Réglez ça", titrait le quotidien sportif, estimant que les matches contre le Chili et l'Australie seraient "deux finales pour démontrer le talent et le football qui ont fait de nous des champions", et ajoutant: "Nous y croyons".

Le journal insistait toutefois sur le caractère historique de ce "désastre", l'Espagne ayant encaissé "plus de buts en un seul match que lors du Mondial-2010 et de l'Euro-2012 réunis".

Certains éditorialistes voyaient déjà dans ce fiasco la fin d'un cycle pour les champions du monde et champions d'Europe, alors que d'autres tentaient de relativiser en rappelant le revers, certes moins cinglant (1-0), subi face aux Suisses en ouverture du Mondial-2010.

Après les lamentations, l'heure était aussi aux changements et à la remobilisation dans la presse ibérique. "Si l'Espagne veut prolonger sa série victorieuse après son sacre lors du Mondial-2010 et des derniers Championnats d'Europe, le sélectionneur Vicente del Bosque va devoir chercher des solutions d'urgence", prévient Marca pour qui "le plus dur sera de maintenir l'esprit d'équipe".

"C'est l'heure de réfléchir rapidement, de tirer des conclusions fermes et d'opérer les bons changements dans le 11 de départ pour revenir dans cette Coupe du Monde", conseille le journaliste du Mundo Deportivo Lobo Carrasco avant le prochain match contre le Chili d'Alexis Sanchez et Vidal, mercredi prochain.

Sa défense, et en particulier le gardien Casillas, ont été mis en boîte par Van Persie (2 buts) et Robben (2). Ce qui est assez inquiétant pour La Roja, même si elle avait également débuté par une défaite (0-1 contre la Suisse) il y a quatre ans en Afrique du Sud.Le meneur de jeu néerlandais Wesley Sneijder, 30 ans, qui honorait sa 100e sélection, a failli fêter l'événement en inscrivant son 27e goal en orange dès la 8e minute. Parfaitement lancé par Robben, il gaspilla toutefois l'occasion en tirant avec trop de précipitation sur Casillas, qui n'eut même pas besoin de sortir le grand jeu pour repouser l'envoi.Ce sont au contraire les Espagnols, grâce au très remuant Diego Costa, pourtant copieusement sifflé par le public brésilien qui le considère comme un traître, qui allaient ouvrir la marque peu avant la demi-heure.L'attaquant de l'Atletico feinta en effet De Vrij qui l'accrocha (?) malencontreusement, Xabi Alonso se chargeant de transformer le penalty (1-0, 27e).David Silva eut la balle de 2-0 au bout du pied à la 43e, mais le gardien Cillessen détourna du bout des doigts. C'était le tournant du match.Van Persie remit en effet les équipes à égalité sur la contre-attaque en lobant magnifiquement Casillas de la tête sur un centre non moins remarquable de Blind.Robben, ensuite, dans son style caractéristique, porta les Pays-bas au commandement sur une nouvelle passe en or de Blind à la 53e. Van Persie, devenu le seul joueur néerlandait buteur lors de trois mondiaux, fit ensuite trembler la barre à la 61e. Deux bévues très inhabituelles de Casillas permirent ensuite à De Vrij (64e) et Van Persie (72e) de faire monter le marquoir à 4-1. Robben inscrivit ensuite le numéro 5 au terme d'un raid irrésitible à 10 minutes de la fin.La plus lourde défaite pour un champion en titre en ouvertureLa défaite de l'Espagne constitue le plus lourd revers enregistré par un champion du monde en titre lors de son premier match en Coupe du monde.C'est la cinquième fois de l'histoire que le tenant du trophée perd dès son entrée en lice dans le tournoi. En 1950, les Italiens, doubles champions du monde en titre, se font surprendre 3-2 à Sao Paulo par les amateurs suédois, malgré l'ouverture du score de Riccardo Carapellese. L'Argentine de Diego Maradona connaît pareille déconvenue le 13 juin 1982, battue 1-0 par la Belgique devant les 95.000 spectateurs massés dans le Camp Nou de Barcelone. Rebelote en 1990: l'Argentine et Maradona perdent à nouveau 1-0 en ouverture du tournoi. Cette fois, la scène se passe à Milan et leur bourreau est camerounais. En 2002, les champions du monde français sont battus par le Sénégal (1-0) à Séoul. La presse néerlandaise salue une revanche "historique"La presse néerlandaise ne tarissait pas d'éloges samedi matin pour l'équipe nationale des Pays-Bas, encensée par tout un pays au lendemain d'une victoire "historique" contre l'Espagne à la Coupe du monde de football."Ce sont des héros!", "Un début de rêve pour les Oranje", "Incroyable!", "Les Pays-Bas écrasent l'Espagne" ou encore "Historique", titraient, euphoriques, les principaux quotidiens du pays.Les Pays-Bas ont écrasé les champions du monde en titre espagnols 5 buts à 1 vendredi soir, prenant symboliquement leur revanche sur la finale de la Coupe du monde 2010. "Quelle revanche incomparable contre l'Espagne : 5-1", jubilait d'ailleurs le quotidien populaire de Telegraaf."Dans une des rencontres les plus mémorables de l'histoire des Pays-Bas en Coupe du monde, que dis-je, une des rencontres les plus mémorables de l'histoire de la Coupe du monde, les Pays-Bas ont écrasé le champion du monde en titre", affirmait quant à lui le Volkskrant.Le quotidien a surtout salué "le plan magistral" de l'entraîneur Louis van Gaal, pourtant décrié dernièrement pour sa tactique à 5 défenseurs, ainsi que le premier but de Robin van Persie, une superbe tête plongeante lobée."Il volait", s'exclamait le quotidien au sujet de Van Persie : "quel but de classe mondiale".Le quotidien Trouw a pour sa part évoqué "une victoire surréaliste" qui devrait permettre aux Pays-Bas d'ambitionner la première place du groupe B, et donc éviter le Brésil en huitièmes de finale. "Des Pays-Bas déchaînés ont déchiré en lambeaux une Espagne désorientée", affirmait la même source."Qui aurait pu imaginer cela? 5-1 contre le champion du monde!", soutenait de son côté le quotidien AD, publiant des photos de supporteurs néerlandais en liesse à Amsterdam, Rotterdam ou Eindhoven.Partout à travers le pays, les supporteurs néerlandais ont laissé explosé leur joie, les mots "revanche" et "historique" revenant sur toutes les lèvres.La réaction du commentateur sportif Jack van Gelder, de la télévision publique néerlandaise, illustrait parfaitement l'euphorie générale."C'est historique, qu'on se le dise. Plus tard, les gens se demanderont : ou étiez-vous quand les Pays-Bas ont écrase les champions du monde? Ce seront des choses à raconter à vos petits-enfants".La Roja "humiliée" et "ridicule" pour la presse espagnoleLa presse espagnole était sous le choc samedi après "l'humiliation" subie par sa sélection, championne du monde et d'Europe en titre, lors de son match inaugural jugé "ridicule" au Mondial-2014 face aux Pays-Bas.Iker Casillas désemparé et à genoux après avoir encaissé l'un des deux buts d'Arjen Robben... La détresse du gardien espagnol, auteur d'un match catastrophique, s'affichait sur la plupart des unes des journaux du pays samedi matin."Humiliation", titrait El Mundo. "Les Pays-Bas, emmenés par Robben, renversent le champion du monde en titre. Casillas encaisse cinq buts lors de l'un de ses pires matches", résumait le quotidien de la péninsule."Ridicule pour commencer" déplorait Sport. "Les Pays-Bas ont étrillé les champions du monde lors d'une seconde mi-temps funeste", constatait le quotidien sportif, pointant le "naufrage de la défense et de Casillas", responsables de ce "carton historique"."Casillas a été méconnaissable" selon l'une des plumes de Sport, Joan Maria Battle, qui fustige le "manque de coordination" des défenseurs Piqué et Sergio Ramos, et la "disparition" en deuxième période des milieux de terrain Iniesta et Xavi.El Pais évoquait "l'échec mondial" d'une Espagne ayant "succombé de façon retentissante face aux Pays-Bas". Le quotidien sportif As voyait dans cette déroute un "sinistre total" orchestré par Robben et Van Persie.Pour El Mundo Deportivo, la Roja a vécu un "Vendredi 13" et reçu une "grosse claque" de la part des Pays-Bas qui ont "pris leur revanche sur la finale du Mondial-2010", remportée 1-0 par les Espagnols."L'Espagne se complique les choses lors de tristes débuts", constatait le quotidien ABC, qui se démarquait par le choix d'une photo de l'attaquant Diego Costa se tenant le visage à deux mains.Plus de buts en un match qu'en 2010 et 2012De son côté, Marca préférait exhorter les joueurs à la révolte: "Réglez ça", titrait le quotidien sportif, estimant que les matches contre le Chili et l'Australie seraient "deux finales pour démontrer le talent et le football qui ont fait de nous des champions", et ajoutant: "Nous y croyons".Le journal insistait toutefois sur le caractère historique de ce "désastre", l'Espagne ayant encaissé "plus de buts en un seul match que lors du Mondial-2010 et de l'Euro-2012 réunis".Certains éditorialistes voyaient déjà dans ce fiasco la fin d'un cycle pour les champions du monde et champions d'Europe, alors que d'autres tentaient de relativiser en rappelant le revers, certes moins cinglant (1-0), subi face aux Suisses en ouverture du Mondial-2010.Après les lamentations, l'heure était aussi aux changements et à la remobilisation dans la presse ibérique. "Si l'Espagne veut prolonger sa série victorieuse après son sacre lors du Mondial-2010 et des derniers Championnats d'Europe, le sélectionneur Vicente del Bosque va devoir chercher des solutions d'urgence", prévient Marca pour qui "le plus dur sera de maintenir l'esprit d'équipe"."C'est l'heure de réfléchir rapidement, de tirer des conclusions fermes et d'opérer les bons changements dans le 11 de départ pour revenir dans cette Coupe du Monde", conseille le journaliste du Mundo Deportivo Lobo Carrasco avant le prochain match contre le Chili d'Alexis Sanchez et Vidal, mercredi prochain.