Hégémonique depuis 2008 (double championne d'Europe et championne du monde), l'Espagne rejoint le Brésil de 1966, la France de 2002 et l'Italie de 2010, tenants du titre éliminés dès le premier tour d'un Mondial.

Le sélectionneur Vicente Del Bosque avait pourtant tenté un pari, en laissant deux de ses cadres, les Barcelonais Xavi et Piqué, sur le banc et en maintenant Iker Casillas dans les buts, malgré sa production catastrophique lors de la déroute face aux Pays-Bas (5-1). Cautère sur une jambe de bois... La domination chilienne a été totale.

Le portier du Real Madrid ne tardait pas à avoir du travail, les Chiliens se créant les premières occasions après deux minutes de jeu. L'Espagne ne portait le danger dans le camp chilien qu'au quart d'heure, mais cela restait confus. Confusion qui tournait à la catastrophe cinq minutes plus tard à l'autre bout du terrain. Vargas concluait une très belle action collective du Chili en trompant Iker Casillas: 0-1 à la 20e minute.

Le Sud-Américains rentraient au vestiaire avec un avantage de deux buts. A la 43e, Iker Casillas repoussait des poings un coup franc d'Alexis Sanchez. Aránguiz récupérait dans le rectangle et plaçait le cuir au fond des filets espagnols.

L'Espagne se montrait plus volontaire en début de seconde période. A la 54e, Busquets se retrouvait seul devant le but mais manquait l'immanquable.

Les deux équipes tentaient de trouver le chemin de filet mais le score n'évoluait plus, malgré deux grosses occasions espagnoles en fin de rencontre (Cazorla à la 81e et Iniesta à la 85e). L'Espagne est éliminée avec zéro points, sept buts encaissés pour un seul marqué.

Equipe vieillissante, joueurs cadres fragilisés, saison interminable pour certains, jeu à base de passes courtes dépassé... Les raisons ne manquent pas pour tenter d'expliquer cette élimination prématurée. Et les cinq jours qui séparent la Roja de son ultime match sans enjeu face à l'Australie, éliminée aussi, le 23 juin à Curitiba, à proximité du camp de base, vont paraître bien longs aux joueurs, habitués à jouer les premiers rôles.

Ces cent-vingt heures permettront peut-être au sélectionneur Vicente Del Bosque d'accélérer la transition vers le prochain objectif (l'Euro 2016) en offrant du temps de jeu et de l'expérience à ceux qui piaffent sur le banc depuis tant d'années. A moins qu'il ne choisisse d'offrir un dernier bal à ses glorieux soldats.

A l'inverse, les Pays-Bas et le Chili peuvent eux déjà envisager les huitièmes de finale avec beaucoup d'appétit. Leur duel du 23 juin sera quand même pimenté par un bel enjeu: le vainqueur (ou les Pays-Bas en cas de match nul) devrait éviter le Brésil en huitième de finale.

Contre l'Espagne, comme face à l'Australie (3-1), les Chiliens ont montré qu'ils avaient de solides arguments, notamment un dispositif bien en place, au service de brillantes individualités comme Vidal, Isla ou Vargas.

Ils peuvent aussi compter sur une colonie impressionnante de supporters passionnés qui pour certains ont parcouru 4500 km et franchi la Cordillère des Andes pour venir pousser derrière "l'autre" Roja. L'enthousiasme a même débordé, puisqu'une centaine d'entre eux, faute de billet, ont tenté de forcer les portes du Maracana avant le coup d'envoi. Mais ils ont été arrêtés.

Del Bosque reconnaît l'infériorité de l'Espagne et refuse de parler de décisions futures

Le sélectionneur espagnol Vicente del Bosque a reconnu que son équipe a été inférieure à ses adversaires, les Pays-Bas vendredi et le Chili mercredi, mais refuse de se prononcer sur l'opportunité de prendre une décision concernant son avenir après l'élimination de l'Espagne au premier tour du Mondial.

"L'élimination est juste car nos adversaire ont été supérieurs et il n'y a pas d'excuse pour ces défaites. Cependant, l'équipe a fait preuve de caractère, mais nous n'avons pas été chanceux devant le but", a déclaré Del Bosque à Tele 5.

Le sélectionneur tenant du titre explique que ce n'est pas le moment de parler de ses décisions futures, mais plutôt d'"évaluer et de réfléchir sur ce qui a été fait."

Hégémonique depuis 2008 (double championne d'Europe et championne du monde), l'Espagne rejoint le Brésil de 1966, la France de 2002 et l'Italie de 2010, tenants du titre éliminés dès le premier tour d'un Mondial. Le sélectionneur Vicente Del Bosque avait pourtant tenté un pari, en laissant deux de ses cadres, les Barcelonais Xavi et Piqué, sur le banc et en maintenant Iker Casillas dans les buts, malgré sa production catastrophique lors de la déroute face aux Pays-Bas (5-1). Cautère sur une jambe de bois... La domination chilienne a été totale.Le portier du Real Madrid ne tardait pas à avoir du travail, les Chiliens se créant les premières occasions après deux minutes de jeu. L'Espagne ne portait le danger dans le camp chilien qu'au quart d'heure, mais cela restait confus. Confusion qui tournait à la catastrophe cinq minutes plus tard à l'autre bout du terrain. Vargas concluait une très belle action collective du Chili en trompant Iker Casillas: 0-1 à la 20e minute.Le Sud-Américains rentraient au vestiaire avec un avantage de deux buts. A la 43e, Iker Casillas repoussait des poings un coup franc d'Alexis Sanchez. Aránguiz récupérait dans le rectangle et plaçait le cuir au fond des filets espagnols.L'Espagne se montrait plus volontaire en début de seconde période. A la 54e, Busquets se retrouvait seul devant le but mais manquait l'immanquable.Les deux équipes tentaient de trouver le chemin de filet mais le score n'évoluait plus, malgré deux grosses occasions espagnoles en fin de rencontre (Cazorla à la 81e et Iniesta à la 85e). L'Espagne est éliminée avec zéro points, sept buts encaissés pour un seul marqué.Equipe vieillissante, joueurs cadres fragilisés, saison interminable pour certains, jeu à base de passes courtes dépassé... Les raisons ne manquent pas pour tenter d'expliquer cette élimination prématurée. Et les cinq jours qui séparent la Roja de son ultime match sans enjeu face à l'Australie, éliminée aussi, le 23 juin à Curitiba, à proximité du camp de base, vont paraître bien longs aux joueurs, habitués à jouer les premiers rôles. Ces cent-vingt heures permettront peut-être au sélectionneur Vicente Del Bosque d'accélérer la transition vers le prochain objectif (l'Euro 2016) en offrant du temps de jeu et de l'expérience à ceux qui piaffent sur le banc depuis tant d'années. A moins qu'il ne choisisse d'offrir un dernier bal à ses glorieux soldats. A l'inverse, les Pays-Bas et le Chili peuvent eux déjà envisager les huitièmes de finale avec beaucoup d'appétit. Leur duel du 23 juin sera quand même pimenté par un bel enjeu: le vainqueur (ou les Pays-Bas en cas de match nul) devrait éviter le Brésil en huitième de finale. Contre l'Espagne, comme face à l'Australie (3-1), les Chiliens ont montré qu'ils avaient de solides arguments, notamment un dispositif bien en place, au service de brillantes individualités comme Vidal, Isla ou Vargas. Ils peuvent aussi compter sur une colonie impressionnante de supporters passionnés qui pour certains ont parcouru 4500 km et franchi la Cordillère des Andes pour venir pousser derrière "l'autre" Roja. L'enthousiasme a même débordé, puisqu'une centaine d'entre eux, faute de billet, ont tenté de forcer les portes du Maracana avant le coup d'envoi. Mais ils ont été arrêtés. Del Bosque reconnaît l'infériorité de l'Espagne et refuse de parler de décisions futures Le sélectionneur espagnol Vicente del Bosque a reconnu que son équipe a été inférieure à ses adversaires, les Pays-Bas vendredi et le Chili mercredi, mais refuse de se prononcer sur l'opportunité de prendre une décision concernant son avenir après l'élimination de l'Espagne au premier tour du Mondial."L'élimination est juste car nos adversaire ont été supérieurs et il n'y a pas d'excuse pour ces défaites. Cependant, l'équipe a fait preuve de caractère, mais nous n'avons pas été chanceux devant le but", a déclaré Del Bosque à Tele 5.Le sélectionneur tenant du titre explique que ce n'est pas le moment de parler de ses décisions futures, mais plutôt d'"évaluer et de réfléchir sur ce qui a été fait."