"Je demande pardon à tout le monde"

Le capitaine du Brésil David Luiz a demandé "pardon à tout le monde, à tout le peuple brésilien", après la déroute de la Seleçao face à l'Allemagne (1-7) en demi-finale du Mondial 2014, mardi à Belo Horizonte.

"Je voulais voir le peuple du Brésil sourire. Tout le monde sait que c'est important pour moi de voir le Brésil heureux grâce au foot", a déclaré David Luiz, les yeux rougis. "Ils méritent leur victoire, ils étaient meilleurs que nous. Ils se sont mieux préparés que nous. C'est un jour de très grande tristesse", a-t-il conclu.

"Ma pire défaite"

Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a estimé que la défaite contre l'Allemagne (7-1) était la pire défaite de sa carrière.

"Qui est responsable quand l'équipe se présente sur le terrain?", a-t-l répondu à une question d'un journaliste. "Qui est entraîneur? Qui est responsable des choix? C'est moi. Le résultat est catastrophique. Le résultat peut être partagé entre tous parce que les joueurs ont demandé à partager la responsabilité. Mais toute la partie tactique, c'est moi. Le responsable, c'est moi. C'est probablement ma pire défaite. J'ai perdu d'autres matches comme joueur et entraîneur (...) mais je crois que c'est la pire journée de ma vie. J'ai fait ce que pensais être le mieux pour mon équipe. On a travaillé et on a subi une défaite ici. C'est la troisième depuis que j'ai pris le poste il y a un an et demi, mais cette défaite est horrible... 7-1. Je demande d'ailleurs pardon au peuple brésilien pour ce résultat négatif, pardon pour ne pas avoir atteint la finale. On va continuer à travailler et on va jouer la troisième place à Brasilia. Je remercie aussi les supporters pour leur soutien, parce qu'ils nous a soutenus même après 5-6-7-zéro."

"On a été en difficulté tout de suite. On a pris le premier but sur corner et après il y a eu ces cinq minutes de manque de contrôle. De passage à vide. Ce n'est pas normal. Après, à 5-0, on ouvre le jeu pour essayer de revenir et les Allemands ont transformé leurs occasions. On a essayé de courir derrière le résultat pour faire au moins honneur au maillot."

"Truc de fou"

La victoire 7-1 de l'Allemagne sur le Brésil est "un truc de fou", selon l'attaquant allemand Thomas Müller, auteur de l'ouverture du score qui prévient que "l'objectif n'a pas encore été atteint".

"Je n'arrive pas à y croire, c'est un truc de fou, a dit le joueur de 24 ans. Ce n'était évidemment pas forcément prévu comme ça. On voit à quel point les matches peuvent prendre une tournure différente. Là je pense à notre match bien-aimé contre l'Algérie" (ironique).

"Contre le Brésil ça s'est passé différemment, on a vite récupéré des ballons, et les espaces se sont alors plus ouverts que face à des équipes défensives, a-t-il analysé. On a fait cela jusqu'à la moitié de la première période. L'adversaire, à un moment donné, craque".

"Mais l'objectif n'a pas encore été atteint, a-t-il ajouté. On va encore une fois donner plein gaz, jouer notre vie pour aller chercher le truc". "On doit rester les pieds sur terre, a-t-il tempéré. "Comme on nous avait cassé après le match de l'Algérie, on va nous porter aux nues. Ce n'est pas la bonne méthode. Nous sommes simplement une vraiment bonne équipe".

"On s'est servi de l'immense pression qui pesait sur les Brésiliens"

"Les sentiments sont évidemment très beaux. On a gagné et on s'est qualifié pour la finale. On a affronté avec calme et ordre la profonde émotion et la passion des Brésiliens. On s'était dit que si nous étions courageux et conscients de nos propres forces, nous allions gagner ce match", a expliqué mardi le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne Joachim Löw.

"Les trois buts en quatre minutes, pour le pays hôte, c'était évidemment un choc. A 2-0, ils étaient sens dessus dessous, ils ont perdu leur organisation et on s'en est servi de manière très froide. On s'est servi de l'immense pression qui pesait sur les Brésiliens. On a compris qu'ils étaient perdus, sur le point de craquer. Et on en a profité. On savait aussi, en préparant ce match, que lorsque ses adversaires jouaient vite, le Brésil avait des problèmes. Je sais ce que ressentent les Brésiliens car on a vécu la même chose chez nous en 2006..."

L'Argentine ou les Pays-Bas ? "L'Argentine a une grosse défense et Messi et Higuain forment une magnifique attaque. Les Pays-Bas jouent très bien aussi avec un Robben en grande forme. L'adversaire sera différent et aura d'autres qualités. Il faut en tout cas surtout rester modestes, bien préparer ce rendez-vous pour répondre présent. Pas d'euphorie s'il vous plaît..."

"Le Brésil remportera le 6e titre en Russie"

Le Brésil n'a pas pu remporter sa sixième étoile pour la Coupe du monde à domicile mais il pourra le faire dans quatre ans au Mondial de Russie 2018, a affirmé mardi soir le "roi" Pelé.

"Nous allons remporter le sixième titre en Russie. Bravo l'Allemagne!", a posté l'ancienne star du football brésilien sur son compte Twitter @Pele. "J'ai toujours dit que le football était une boîte à surprises. Personne ne s'attendait à ce résultat", a ajouté le joueur trois fois champion du monde (1958, 1962 et 1970), qui quelques heures avant avait posté des messages d'encouragement à la Seleçao.

"Historique pour le foot allemand et mondial"

La spectaculaire demi-finale a fait de mardi "un jour historique pour le football allemand et mondial", a estimé le président de la Fédération allemande (DFB), Wolfgang Niersbach.

"C'est un jour historique pour le football allemand et mondial", a-t-il déclaré. "C'est une performance incroyable, dont les mots ne peuvent même pas rendre compte. Le mot sensationnel ne suffit pas, même merveilleux est trop faible". "Cinq buts en 19 minutes, dans la tribune d'honneur les gens me regardaient", a poursuivi M. Niersbach. "C'était du foot comme venant d'une autre planète. Je suis tellement content pour l'entraîneur et l'équipe. C'était très enthousiasmant, mais je vois aussi les facteurs internes, comment ils se comportent entre eux, cette discipline, mais aussi cette décontraction, tout est bien".

"Mais maintenant on n'a pas le droit de déconner", a prévenu le président de la Fédération. "Dimanche on a l'occasion de faire le dernier grand pas. Il faut décrocher la quatrième étoile".

"7-1, ce n'est pas un score normal"

"7-1, ce n'est pas un score normal entre deux grandes puissances", a réagi le sélectionneur de l'Argentine Alejandro Sabella. "Mais l'Allemagne a toujours été très forte, elle est tout le temps en finale ou en demi-finales. Les Allemands ont été supérieurs et ont gagné. Mais le football peut être ainsi: parfois, il se passe des choses que vous n'attendiez pas et c'est ce qui le rend si beau."

L'Argentine sera opposée dans la 2e demi-finale de la Coupe du monde aux Pays-Bas, mercredi à Sao Paulo. Le vainqueur affrontera l'Allemagne en finale, dimanche au Maracana de Rio de Janeiro.

"Très, très triste"

La présidente brésilienne Dilma Rousseff s'est déclarée "très, très triste de la défaite" de la Seleçao. "Comme tous les Brésiliens, je suis très, très triste de la défaite. Je suis immensément désolée pour nous tous, pour les supporters, pour les joueurs", a écrit Dilma Rousseff dans des messages sur son compte Twitter.

"Je demande pardon à tout le monde" Le capitaine du Brésil David Luiz a demandé "pardon à tout le monde, à tout le peuple brésilien", après la déroute de la Seleçao face à l'Allemagne (1-7) en demi-finale du Mondial 2014, mardi à Belo Horizonte. "Je voulais voir le peuple du Brésil sourire. Tout le monde sait que c'est important pour moi de voir le Brésil heureux grâce au foot", a déclaré David Luiz, les yeux rougis. "Ils méritent leur victoire, ils étaient meilleurs que nous. Ils se sont mieux préparés que nous. C'est un jour de très grande tristesse", a-t-il conclu. "Ma pire défaite" Le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari a estimé que la défaite contre l'Allemagne (7-1) était la pire défaite de sa carrière. "Qui est responsable quand l'équipe se présente sur le terrain?", a-t-l répondu à une question d'un journaliste. "Qui est entraîneur? Qui est responsable des choix? C'est moi. Le résultat est catastrophique. Le résultat peut être partagé entre tous parce que les joueurs ont demandé à partager la responsabilité. Mais toute la partie tactique, c'est moi. Le responsable, c'est moi. C'est probablement ma pire défaite. J'ai perdu d'autres matches comme joueur et entraîneur (...) mais je crois que c'est la pire journée de ma vie. J'ai fait ce que pensais être le mieux pour mon équipe. On a travaillé et on a subi une défaite ici. C'est la troisième depuis que j'ai pris le poste il y a un an et demi, mais cette défaite est horrible... 7-1. Je demande d'ailleurs pardon au peuple brésilien pour ce résultat négatif, pardon pour ne pas avoir atteint la finale. On va continuer à travailler et on va jouer la troisième place à Brasilia. Je remercie aussi les supporters pour leur soutien, parce qu'ils nous a soutenus même après 5-6-7-zéro." "On a été en difficulté tout de suite. On a pris le premier but sur corner et après il y a eu ces cinq minutes de manque de contrôle. De passage à vide. Ce n'est pas normal. Après, à 5-0, on ouvre le jeu pour essayer de revenir et les Allemands ont transformé leurs occasions. On a essayé de courir derrière le résultat pour faire au moins honneur au maillot." "Truc de fou" La victoire 7-1 de l'Allemagne sur le Brésil est "un truc de fou", selon l'attaquant allemand Thomas Müller, auteur de l'ouverture du score qui prévient que "l'objectif n'a pas encore été atteint". "Je n'arrive pas à y croire, c'est un truc de fou, a dit le joueur de 24 ans. Ce n'était évidemment pas forcément prévu comme ça. On voit à quel point les matches peuvent prendre une tournure différente. Là je pense à notre match bien-aimé contre l'Algérie" (ironique). "Contre le Brésil ça s'est passé différemment, on a vite récupéré des ballons, et les espaces se sont alors plus ouverts que face à des équipes défensives, a-t-il analysé. On a fait cela jusqu'à la moitié de la première période. L'adversaire, à un moment donné, craque". "Mais l'objectif n'a pas encore été atteint, a-t-il ajouté. On va encore une fois donner plein gaz, jouer notre vie pour aller chercher le truc". "On doit rester les pieds sur terre, a-t-il tempéré. "Comme on nous avait cassé après le match de l'Algérie, on va nous porter aux nues. Ce n'est pas la bonne méthode. Nous sommes simplement une vraiment bonne équipe". "On s'est servi de l'immense pression qui pesait sur les Brésiliens" "Les sentiments sont évidemment très beaux. On a gagné et on s'est qualifié pour la finale. On a affronté avec calme et ordre la profonde émotion et la passion des Brésiliens. On s'était dit que si nous étions courageux et conscients de nos propres forces, nous allions gagner ce match", a expliqué mardi le sélectionneur de l'équipe d'Allemagne Joachim Löw. "Les trois buts en quatre minutes, pour le pays hôte, c'était évidemment un choc. A 2-0, ils étaient sens dessus dessous, ils ont perdu leur organisation et on s'en est servi de manière très froide. On s'est servi de l'immense pression qui pesait sur les Brésiliens. On a compris qu'ils étaient perdus, sur le point de craquer. Et on en a profité. On savait aussi, en préparant ce match, que lorsque ses adversaires jouaient vite, le Brésil avait des problèmes. Je sais ce que ressentent les Brésiliens car on a vécu la même chose chez nous en 2006..." L'Argentine ou les Pays-Bas ? "L'Argentine a une grosse défense et Messi et Higuain forment une magnifique attaque. Les Pays-Bas jouent très bien aussi avec un Robben en grande forme. L'adversaire sera différent et aura d'autres qualités. Il faut en tout cas surtout rester modestes, bien préparer ce rendez-vous pour répondre présent. Pas d'euphorie s'il vous plaît..." "Le Brésil remportera le 6e titre en Russie" Le Brésil n'a pas pu remporter sa sixième étoile pour la Coupe du monde à domicile mais il pourra le faire dans quatre ans au Mondial de Russie 2018, a affirmé mardi soir le "roi" Pelé. "Nous allons remporter le sixième titre en Russie. Bravo l'Allemagne!", a posté l'ancienne star du football brésilien sur son compte Twitter @Pele. "J'ai toujours dit que le football était une boîte à surprises. Personne ne s'attendait à ce résultat", a ajouté le joueur trois fois champion du monde (1958, 1962 et 1970), qui quelques heures avant avait posté des messages d'encouragement à la Seleçao. "Historique pour le foot allemand et mondial" La spectaculaire demi-finale a fait de mardi "un jour historique pour le football allemand et mondial", a estimé le président de la Fédération allemande (DFB), Wolfgang Niersbach. "C'est un jour historique pour le football allemand et mondial", a-t-il déclaré. "C'est une performance incroyable, dont les mots ne peuvent même pas rendre compte. Le mot sensationnel ne suffit pas, même merveilleux est trop faible". "Cinq buts en 19 minutes, dans la tribune d'honneur les gens me regardaient", a poursuivi M. Niersbach. "C'était du foot comme venant d'une autre planète. Je suis tellement content pour l'entraîneur et l'équipe. C'était très enthousiasmant, mais je vois aussi les facteurs internes, comment ils se comportent entre eux, cette discipline, mais aussi cette décontraction, tout est bien". "Mais maintenant on n'a pas le droit de déconner", a prévenu le président de la Fédération. "Dimanche on a l'occasion de faire le dernier grand pas. Il faut décrocher la quatrième étoile". "7-1, ce n'est pas un score normal" "7-1, ce n'est pas un score normal entre deux grandes puissances", a réagi le sélectionneur de l'Argentine Alejandro Sabella. "Mais l'Allemagne a toujours été très forte, elle est tout le temps en finale ou en demi-finales. Les Allemands ont été supérieurs et ont gagné. Mais le football peut être ainsi: parfois, il se passe des choses que vous n'attendiez pas et c'est ce qui le rend si beau." L'Argentine sera opposée dans la 2e demi-finale de la Coupe du monde aux Pays-Bas, mercredi à Sao Paulo. Le vainqueur affrontera l'Allemagne en finale, dimanche au Maracana de Rio de Janeiro. "Très, très triste" La présidente brésilienne Dilma Rousseff s'est déclarée "très, très triste de la défaite" de la Seleçao. "Comme tous les Brésiliens, je suis très, très triste de la défaite. Je suis immensément désolée pour nous tous, pour les supporters, pour les joueurs", a écrit Dilma Rousseff dans des messages sur son compte Twitter.