Message reçu sauf pour une petite vingtaine de supporter courageux. Ceux-ci attendent patiemment dans le hall des arrivées, faisant fi des recommandations de l'entraineur. "Wilmots a dit ça mais on veut vraiment dire merci aux diables, leur montrer qu'on est encore derrière eux", explique Adrien. A peine finit-il sa phrase qu'un employé de l'aéroport prend la parole pour annoncer que les Diables rouges ne sortiront pas par l'arrivée principale : "on ne sait pas combien de monde il risque d'y avoir dans une heure. On ne peut pas prendre le risque d'être débordé", justifie-t-il.

Déception et colère : "tout ce qu'on voulait c'était les voir"

Les réactions sont unanimes et ne se font pas attendre : "Oh les... ça c'est nul! On s'est tapé deux heures de route pour rien ? Je sais qu'on nous avait dit de ne pas venir... Mais tout ce qu'on voulait c'était les voir. On ne demandait rien de plus", s'exclame Jill. Un autre supporter mécontent déplore le deux poids de mesures : "c'est bien dommage. Je peux comprendre qu'ils soient fatigués mais quand il s'agit d'aller faire coucou au Roi, là tout va bien hein..." Fait-il remarquer. "Aux infos, on a vu que les Français eux sont passés par la porte de monsieur et madame tout le monde et certains ont même signé des autographes. Pourquoi un tel snobisme chez les Diables ?", ajoute-t-il d'un ton énervé.

Un dispositif policier important


C'est donc à Abelag, un aérodrome sécurisé situé à l'arrière de l'aéroport principal, que les Diables rouges vont atterrir. L'info se répand assez vite et ce n'est donc plus une vingtaine mais une cinquantaine de fans qui se massent devant les grilles de l'aérodrome. Le dispositif semble prêt. La police est déployée, règle la circulation et se tient proche des supporters histoire de parer à toute éventualité. "C'est surtout pour empêcher les supporters de gêner la progression du bus, contrôler la foule pour qu'il n'y ait pas de trouble à l'ordre public", explique le commissaire Lemmens.

Abelag, théâtre de nouvelles déceptions


L'espoir de voir les Diables de près grandit lorsque les gens aperçoivent l'avion noir-jaune rouge atterrir. Sur le tarmac se trouve un bus à toit ouvert. Sans doute les Belges vont-ils monter dedans et saluer les quelques fans. Mais leurs espoirs laisseront vite la place à de nouvelles déceptions. En effet, ce n'est pas dans ce bus que montent les Diables, mais dans le bus officiel... Celui avec les vitres teintées. Précédé d'une escorte de huit motos, le bus ne s'arrête même pas une demi-seconde. "C'est scandaleux, ils auraient très bien pu coller des papiers sur les vitres teintées pour être sûrs qu'on ne les voit pas du tout", peste une mère de famille venue avec ses 3 enfants. "Je comprends qu'ils aient envie de revoir leur familles mais au prix où ils sont payés, ça fait quoi trois heures de plus ?", se demande Béatrice H. Cette attitude est encore plus amère pour ceux qui se sont déplacés de loin. Parmi ceux-là, il y a Nathalie qui est venue de Mouscron avec ses enfants et a dormi à l'hôtel pour être sûr de les voir : "Ce n'est pas chouette ! C'est débile ! On les a pourtant soutenus pendant toute la Coupe du monde et même avant." La colère lui fait déjà regretter des temps anciens : "Avec Leekens ça ne se serait jamais passé comme ça. Il était plus proche de son public." Peut-être qu'il n'y aurait rien eu à fêter non plus...

Rendez-vous à la Place des Palais et au fan day


Après la réception chez le Roi, les joueurs devraient saluer leur douzième homme sur la Place des Palais. Mais pour Marie, c'en est trop : "Oh que non, si c'est pour aller là-bas à 20.000 et les voir de loin, il n'en est pas question. Si les résultats sont meilleurs aujourd'hui, il y a quelque chose qu'ils ont perdu : leur simplicité."
Quant à l'Union Belge, elle a donné rendez-vous à tous les fans le 6 septembre pour le fan day, où ils pourront voir les Diables rouges de près. À l'heure où nous écrivons, il est impossible de savoir si l'évènement sera gratuit ou payant.

Eric L. (st.)

Message reçu sauf pour une petite vingtaine de supporter courageux. Ceux-ci attendent patiemment dans le hall des arrivées, faisant fi des recommandations de l'entraineur. "Wilmots a dit ça mais on veut vraiment dire merci aux diables, leur montrer qu'on est encore derrière eux", explique Adrien. A peine finit-il sa phrase qu'un employé de l'aéroport prend la parole pour annoncer que les Diables rouges ne sortiront pas par l'arrivée principale : "on ne sait pas combien de monde il risque d'y avoir dans une heure. On ne peut pas prendre le risque d'être débordé", justifie-t-il. Déception et colère : "tout ce qu'on voulait c'était les voir" Les réactions sont unanimes et ne se font pas attendre : "Oh les... ça c'est nul! On s'est tapé deux heures de route pour rien ? Je sais qu'on nous avait dit de ne pas venir... Mais tout ce qu'on voulait c'était les voir. On ne demandait rien de plus", s'exclame Jill. Un autre supporter mécontent déplore le deux poids de mesures : "c'est bien dommage. Je peux comprendre qu'ils soient fatigués mais quand il s'agit d'aller faire coucou au Roi, là tout va bien hein..." Fait-il remarquer. "Aux infos, on a vu que les Français eux sont passés par la porte de monsieur et madame tout le monde et certains ont même signé des autographes. Pourquoi un tel snobisme chez les Diables ?", ajoute-t-il d'un ton énervé. Un dispositif policier important C'est donc à Abelag, un aérodrome sécurisé situé à l'arrière de l'aéroport principal, que les Diables rouges vont atterrir. L'info se répand assez vite et ce n'est donc plus une vingtaine mais une cinquantaine de fans qui se massent devant les grilles de l'aérodrome. Le dispositif semble prêt. La police est déployée, règle la circulation et se tient proche des supporters histoire de parer à toute éventualité. "C'est surtout pour empêcher les supporters de gêner la progression du bus, contrôler la foule pour qu'il n'y ait pas de trouble à l'ordre public", explique le commissaire Lemmens. Abelag, théâtre de nouvelles déceptions L'espoir de voir les Diables de près grandit lorsque les gens aperçoivent l'avion noir-jaune rouge atterrir. Sur le tarmac se trouve un bus à toit ouvert. Sans doute les Belges vont-ils monter dedans et saluer les quelques fans. Mais leurs espoirs laisseront vite la place à de nouvelles déceptions. En effet, ce n'est pas dans ce bus que montent les Diables, mais dans le bus officiel... Celui avec les vitres teintées. Précédé d'une escorte de huit motos, le bus ne s'arrête même pas une demi-seconde. "C'est scandaleux, ils auraient très bien pu coller des papiers sur les vitres teintées pour être sûrs qu'on ne les voit pas du tout", peste une mère de famille venue avec ses 3 enfants. "Je comprends qu'ils aient envie de revoir leur familles mais au prix où ils sont payés, ça fait quoi trois heures de plus ?", se demande Béatrice H. Cette attitude est encore plus amère pour ceux qui se sont déplacés de loin. Parmi ceux-là, il y a Nathalie qui est venue de Mouscron avec ses enfants et a dormi à l'hôtel pour être sûr de les voir : "Ce n'est pas chouette ! C'est débile ! On les a pourtant soutenus pendant toute la Coupe du monde et même avant." La colère lui fait déjà regretter des temps anciens : "Avec Leekens ça ne se serait jamais passé comme ça. Il était plus proche de son public." Peut-être qu'il n'y aurait rien eu à fêter non plus... Rendez-vous à la Place des Palais et au fan day Après la réception chez le Roi, les joueurs devraient saluer leur douzième homme sur la Place des Palais. Mais pour Marie, c'en est trop : "Oh que non, si c'est pour aller là-bas à 20.000 et les voir de loin, il n'en est pas question. Si les résultats sont meilleurs aujourd'hui, il y a quelque chose qu'ils ont perdu : leur simplicité." Quant à l'Union Belge, elle a donné rendez-vous à tous les fans le 6 septembre pour le fan day, où ils pourront voir les Diables rouges de près. À l'heure où nous écrivons, il est impossible de savoir si l'évènement sera gratuit ou payant. Eric L. (st.)