Chez nos voisins du nord, de Volkskrant titre "La bataille est perdue", avec une photo du portier batave, Jasper Cilissen, couché la tête entre les mains, après avoir touché le ballon sans l'empêcher de franchir la ligne. Cilissen n'avait jamais arrêté un penalty de sa jeune carrière. Remplacé par Tim Krul juste avant les tirs au but lors du quart de final face au Costa Rica, avec le succès que l'on connaît. Le jeune titulaire l'avait assez mal pris. Mercredi soir, il avait l'occasion de prouver à Louis van Gaal que lui aussi était capable de se montrer décisif dans cet exercice... sans succès !

De telegraaf titre, lui, "Le rêve est terminé". Une sobriété qui contraste avec la une de la veille où le quotidien promettait le dernier tango de Lionel Messi, assorti d'un montage photo avec le coach néerlandais et le stratège argentin (avec évidemment l'Argentin dans le rôle de la danseuse). De Telegraaf affirme néanmoins que le onze néerlandais a été "meilleur".

Sergio Roméro, de zéro à Monaco à héros à São Paulo

Du côté de la presse argentine, c'est le gardien qui fait les couvertures. Pourtant remplaçant toute la saison dans son club, l'AS Monaco, le gardien a réalisé deux arrêts décisifs lors de la séance des tirs au but permettant à l'Argentine d'arracher sa place en finale.

Le quotidien Rio Negro ose le parallèle avec Diego Maradona en titrant "Les mains de Dieu". Pour El Tribuno, l'Argentine a "le meneur et le héros", c'est-à-dire Lionel Messi et Sergio Romero.

L'Albiceleste a été "immense" pour Página 12, alors que c'est un résultat "glorieux" pour La Razon.

El Dia fait dans la sobriété avec un simple "Finalistes" en une quand Norte parle de "ferveur" qui donne des "frissons au pays".

Enfin, Uno parle d'une Argentine qui "va tout donner pour un troisième titre", un match "face à l'Allemagne pour la gloire", conclut Jornada.

Allemagne: entre dédain et (fausse) prudence



Du côté des futurs adversaires allemands, les avis sont mitigés. Il faut dire qu'avec le football de rêve développé par les joueurs de la Mannschaft en demi-finale, il était difficile d'offrir une prestation comparable.

Dans cet esprit, le Bild parle d'"Un football d'épouvante" pour qualifier Argentine - Pays-Bas. Le quotidien allemand souligne ainsi la différence de style entre le jeu des Argentins et celui de la Mannschaft.

Dans le même ordre d'idée, B.Z. salue la victoire des Sud-Américains, mais précise dans la foulée qu'au vu du match, le sélectionneur allemand Joachim Löw ne doit pas être inquiet. Le journal pointe le nombre insuffisant de combinaisons et d'actions de jeu de la part des deux protagonistes.

Die Welt préfère souligner "l'ordre, le contrôle et la solidarité" de l'Albiceleste. Des valeurs que le journal respecte. "Est-ce que l'Argentine est un régal pour le spectateur neutre ? Non ! Est-ce une mauvaise équipe pour autant ? Certainement pas !", ajoute-t-il.

Enfin le Berliner Morgenpost se contente d'un simple "Et voici Messi".

Eric L. (st.)

Chez nos voisins du nord, de Volkskrant titre "La bataille est perdue", avec une photo du portier batave, Jasper Cilissen, couché la tête entre les mains, après avoir touché le ballon sans l'empêcher de franchir la ligne. Cilissen n'avait jamais arrêté un penalty de sa jeune carrière. Remplacé par Tim Krul juste avant les tirs au but lors du quart de final face au Costa Rica, avec le succès que l'on connaît. Le jeune titulaire l'avait assez mal pris. Mercredi soir, il avait l'occasion de prouver à Louis van Gaal que lui aussi était capable de se montrer décisif dans cet exercice... sans succès ! De telegraaf titre, lui, "Le rêve est terminé". Une sobriété qui contraste avec la une de la veille où le quotidien promettait le dernier tango de Lionel Messi, assorti d'un montage photo avec le coach néerlandais et le stratège argentin (avec évidemment l'Argentin dans le rôle de la danseuse). De Telegraaf affirme néanmoins que le onze néerlandais a été "meilleur". Sergio Roméro, de zéro à Monaco à héros à São Paulo Du côté de la presse argentine, c'est le gardien qui fait les couvertures. Pourtant remplaçant toute la saison dans son club, l'AS Monaco, le gardien a réalisé deux arrêts décisifs lors de la séance des tirs au but permettant à l'Argentine d'arracher sa place en finale. Le quotidien Rio Negro ose le parallèle avec Diego Maradona en titrant "Les mains de Dieu". Pour El Tribuno, l'Argentine a "le meneur et le héros", c'est-à-dire Lionel Messi et Sergio Romero. L'Albiceleste a été "immense" pour Página 12, alors que c'est un résultat "glorieux" pour La Razon. El Dia fait dans la sobriété avec un simple "Finalistes" en une quand Norte parle de "ferveur" qui donne des "frissons au pays". Enfin, Uno parle d'une Argentine qui "va tout donner pour un troisième titre", un match "face à l'Allemagne pour la gloire", conclut Jornada. Allemagne: entre dédain et (fausse) prudence Du côté des futurs adversaires allemands, les avis sont mitigés. Il faut dire qu'avec le football de rêve développé par les joueurs de la Mannschaft en demi-finale, il était difficile d'offrir une prestation comparable. Dans cet esprit, le Bild parle d'"Un football d'épouvante" pour qualifier Argentine - Pays-Bas. Le quotidien allemand souligne ainsi la différence de style entre le jeu des Argentins et celui de la Mannschaft. Dans le même ordre d'idée, B.Z. salue la victoire des Sud-Américains, mais précise dans la foulée qu'au vu du match, le sélectionneur allemand Joachim Löw ne doit pas être inquiet. Le journal pointe le nombre insuffisant de combinaisons et d'actions de jeu de la part des deux protagonistes. Die Welt préfère souligner "l'ordre, le contrôle et la solidarité" de l'Albiceleste. Des valeurs que le journal respecte. "Est-ce que l'Argentine est un régal pour le spectateur neutre ? Non ! Est-ce une mauvaise équipe pour autant ? Certainement pas !", ajoute-t-il. Enfin le Berliner Morgenpost se contente d'un simple "Et voici Messi". Eric L. (st.)