Les Pays-Bas possèdent la meilleure attaque des demi-finalistes du Mondial 2014, si l'on ne compte pas le match déjà joué mardi soir par l'Allemagne. Les Oranje pratiquent un football varié et rapide, ce qui fait que le danger peut venir de partout, de la surface (avec Robbie Van Persie), comme des ailes (Arjen Robben, Memphis Depay), ou de l'axe (Wesley Sneijder). Le danger peut donc venir de partout, contrairement à l'Argentine qui, elle, souffre d'une Messi-dépendance.

Une défense à la hauteur de son attaque

Si le problème des équipes offensives se situe généralement en défense, ce n'est pas le cas des Pays-Bas. Avec seulement quatre buts encaissés en cinq matches, dont deux face à l'Australie que les Hollandais avaient clairement sous-estimée, la défense batave semble solide. Celle-ci ne se base pas sur de grandes individualités, mais sur une coordination de haut niveau. Notons que sur les huit défenseurs repris par Louis Van Gaal, six d'entre eux évoluent dans le championnat national.

Un maître tacticien à la tête des Bataves

Argument non négligeable, les Oranje peuvent compter sur l'immense savoir tactique de leur entraîneur. Van Gaal est audacieux et analyse très bien l'adversaire. Là où d'autres se bornent à rester fidèles à un seul système, lui n'hésite pas à changer son dispositif en fonction de l'adversaire. Ainsi, dès sa prise de fonction, il a annoncé ne pas vouloir jouer le 4-3-3 de façon systématique, car "il veut gagner", défiant ainsi Johan Cruyff qui disait que les Pays-Bas doivent toujours jouer de la sorte. Soit dit au passant, le prédécesseur de van Gaal, Bert Van Marwijk, était arrivé en finale en 2010 avec un 4-4-2. La fin d'une époque ? Toujours est-il que le futur coach de Manchester United a déjà utilisé trois systèmes différents dans cette compétition: il a commencé en 3-5-2 face aux Espagnols, il est revenu au 4-3-3 face au Chili et a joué en 3-4-3 face au Costa Rica. Là où certains y verraient de l'instabilité tactique, nous les invitons à en parler avec Felipe Scolari, le sélectionneur du Brésil, qui est un maître en matière de stabilité... Pas sûr que ce soit le meilleur exemple à suivre en ce moment.

Séances de tir au but ? Une arme nommée Krul

Tim Krul est le Batave qui aura le plus fait le buzz depuis la séance de tirs au but contre le Costa Rica en quarts. Il fait partie des rares gardiens qui n'anticipent pas les tirs, mais tentent de l'avoir aux réflexes. Ainsi, sur les tentatives des Ticos, aucune ne l'a pris à contre-pied, car il attendait à chaque fois que le ballon parte. Si le penalty n'est pas parfaitement placé, il est sur le ballon grâce à son mètre 91.

La renaissance d'Higuain à point nommé

Avant le match face à la Belgique, nous pointions le problème de la Messi dépendance dans le chef de l'Argentine. Si celle-ci est toujours vraie dans l'absolu, il faut reconnaître que l'avant-centre, Gonzalo Higuain, a tout fait pour que cela ne le soit plus. Impeccable face aux Diables, l'attaquant du Napoli peut marquer tout seul. C'est un vrai tueur des surfaces qui ne demandait qu'à se réveiller. Si c'est effectivement le cas, l'Argentine pourrait avoir une deuxième force offensive sur laquelle s'appuyer. Dès lors, la moindre incursion de Lionel Messi sera une occasion de but si Higuain se tient prêt dans les 16 mètres... et des incursions il va y en avoir.

Cette renaissance tombe bien, car l'ailier Angel Di Maria sera absent. Blessé à la cuisse, le Madrilène champion d'Europe était le lieutenant du Catalan. C'est lui qui soulageait Lionel Messi de l'animation offensive lorsque celui-ci voulait souffler. C'est lui encore qu'il recherchait lorsqu'il voulait jouer les une-deux et c'est également lui qui amenait le danger par les ailes. Il sera remplacé par Enzo Perez qui n'a certes pas démérité face aux Belges, mais qui est loin du niveau du Merengue.

Une défense critiquée qui rassure


La défense albiceleste n'a pas brillé lors de ce Mondial. Mise en difficulté par la modeste équipe d'Iran, ridiculisée par le Nigeria, elle a su se montrer plus disciplinée face aux Belges. Après avoir ouvert la marque, Les Argentins ont su fermer tous les espaces dont les Diables Rouges sont friands. Il n'y a eu quasiment aucune erreur. Vers la fin, lorsque Van Buyten est monté en attaque, ils ont éprouvé pas mal de difficultés, mais, objectivement, qui n'en aurait pas eu avec les tours que sont Fellaini, Big Dan et Lukaku ?

Ajoutez le fait que l'équipe de Sabella a tendance à monopoliser le ballon, cela ne laisse que peu d'occasions aux adversaires de mettre en danger la paire Garay-Demichelis.

Enfin, les coéquipiers de Lionel Messi peuvent compter sur le retour de Rojo qui, avant sa suspension, était le meilleur homme de l'arrière garde albiceleste.


Au vu des armes de part et d'autre, il n'est pas impossible que l'on aille jusqu'aux prolongations, voire plus si affinité...

Les Pays-Bas possèdent la meilleure attaque des demi-finalistes du Mondial 2014, si l'on ne compte pas le match déjà joué mardi soir par l'Allemagne. Les Oranje pratiquent un football varié et rapide, ce qui fait que le danger peut venir de partout, de la surface (avec Robbie Van Persie), comme des ailes (Arjen Robben, Memphis Depay), ou de l'axe (Wesley Sneijder). Le danger peut donc venir de partout, contrairement à l'Argentine qui, elle, souffre d'une Messi-dépendance. Une défense à la hauteur de son attaque Si le problème des équipes offensives se situe généralement en défense, ce n'est pas le cas des Pays-Bas. Avec seulement quatre buts encaissés en cinq matches, dont deux face à l'Australie que les Hollandais avaient clairement sous-estimée, la défense batave semble solide. Celle-ci ne se base pas sur de grandes individualités, mais sur une coordination de haut niveau. Notons que sur les huit défenseurs repris par Louis Van Gaal, six d'entre eux évoluent dans le championnat national. Un maître tacticien à la tête des Bataves Argument non négligeable, les Oranje peuvent compter sur l'immense savoir tactique de leur entraîneur. Van Gaal est audacieux et analyse très bien l'adversaire. Là où d'autres se bornent à rester fidèles à un seul système, lui n'hésite pas à changer son dispositif en fonction de l'adversaire. Ainsi, dès sa prise de fonction, il a annoncé ne pas vouloir jouer le 4-3-3 de façon systématique, car "il veut gagner", défiant ainsi Johan Cruyff qui disait que les Pays-Bas doivent toujours jouer de la sorte. Soit dit au passant, le prédécesseur de van Gaal, Bert Van Marwijk, était arrivé en finale en 2010 avec un 4-4-2. La fin d'une époque ? Toujours est-il que le futur coach de Manchester United a déjà utilisé trois systèmes différents dans cette compétition: il a commencé en 3-5-2 face aux Espagnols, il est revenu au 4-3-3 face au Chili et a joué en 3-4-3 face au Costa Rica. Là où certains y verraient de l'instabilité tactique, nous les invitons à en parler avec Felipe Scolari, le sélectionneur du Brésil, qui est un maître en matière de stabilité... Pas sûr que ce soit le meilleur exemple à suivre en ce moment. Séances de tir au but ? Une arme nommée Krul Tim Krul est le Batave qui aura le plus fait le buzz depuis la séance de tirs au but contre le Costa Rica en quarts. Il fait partie des rares gardiens qui n'anticipent pas les tirs, mais tentent de l'avoir aux réflexes. Ainsi, sur les tentatives des Ticos, aucune ne l'a pris à contre-pied, car il attendait à chaque fois que le ballon parte. Si le penalty n'est pas parfaitement placé, il est sur le ballon grâce à son mètre 91. La renaissance d'Higuain à point nommé Avant le match face à la Belgique, nous pointions le problème de la Messi dépendance dans le chef de l'Argentine. Si celle-ci est toujours vraie dans l'absolu, il faut reconnaître que l'avant-centre, Gonzalo Higuain, a tout fait pour que cela ne le soit plus. Impeccable face aux Diables, l'attaquant du Napoli peut marquer tout seul. C'est un vrai tueur des surfaces qui ne demandait qu'à se réveiller. Si c'est effectivement le cas, l'Argentine pourrait avoir une deuxième force offensive sur laquelle s'appuyer. Dès lors, la moindre incursion de Lionel Messi sera une occasion de but si Higuain se tient prêt dans les 16 mètres... et des incursions il va y en avoir. Cette renaissance tombe bien, car l'ailier Angel Di Maria sera absent. Blessé à la cuisse, le Madrilène champion d'Europe était le lieutenant du Catalan. C'est lui qui soulageait Lionel Messi de l'animation offensive lorsque celui-ci voulait souffler. C'est lui encore qu'il recherchait lorsqu'il voulait jouer les une-deux et c'est également lui qui amenait le danger par les ailes. Il sera remplacé par Enzo Perez qui n'a certes pas démérité face aux Belges, mais qui est loin du niveau du Merengue. Une défense critiquée qui rassure La défense albiceleste n'a pas brillé lors de ce Mondial. Mise en difficulté par la modeste équipe d'Iran, ridiculisée par le Nigeria, elle a su se montrer plus disciplinée face aux Belges. Après avoir ouvert la marque, Les Argentins ont su fermer tous les espaces dont les Diables Rouges sont friands. Il n'y a eu quasiment aucune erreur. Vers la fin, lorsque Van Buyten est monté en attaque, ils ont éprouvé pas mal de difficultés, mais, objectivement, qui n'en aurait pas eu avec les tours que sont Fellaini, Big Dan et Lukaku ? Ajoutez le fait que l'équipe de Sabella a tendance à monopoliser le ballon, cela ne laisse que peu d'occasions aux adversaires de mettre en danger la paire Garay-Demichelis. Enfin, les coéquipiers de Lionel Messi peuvent compter sur le retour de Rojo qui, avant sa suspension, était le meilleur homme de l'arrière garde albiceleste. Au vu des armes de part et d'autre, il n'est pas impossible que l'on aille jusqu'aux prolongations, voire plus si affinité...