Deux nouveaux matches, deux matches sans vrai enjeu pour un nouvel essai : avoir en équipe nationale le Kevin De Bruyne qui continue à éblouir l'Europe avec Manchester City, que ce soit en Premier League ou en Ligue des Champions. En quatre matches européens, il a donné trois assists et il a marqué une fois. Et puis, il est brillant contre tout le monde, à la limite encore plus quand l'adversaire est d'un niveau exceptionnel. On l'a vu dans ses deux matches contre Naples. En Angleterre, il a marqué ce week-end contre Arsenal, il avait mis le seul but du match contre Chelsea, il a balancé deux assists contre Liverpool.
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Deux nouveaux matches, deux matches sans vrai enjeu pour un nouvel essai : avoir en équipe nationale le Kevin De Bruyne qui continue à éblouir l'Europe avec Manchester City, que ce soit en Premier League ou en Ligue des Champions. En quatre matches européens, il a donné trois assists et il a marqué une fois. Et puis, il est brillant contre tout le monde, à la limite encore plus quand l'adversaire est d'un niveau exceptionnel. On l'a vu dans ses deux matches contre Naples. En Angleterre, il a marqué ce week-end contre Arsenal, il avait mis le seul but du match contre Chelsea, il a balancé deux assists contre Liverpool. Alors, on est forcé de se poser, encore, une question qu'on s'est déjà posée plein de fois depuis que De Bruyne fait partie du top européen. Pourquoi n'arrive-t-il pas à faire la même chose chez les Diables Rouges ? Il y a un truc qui saute aux yeux, indépendamment du jeu qu'il produit ou ne produit pas : quand il joue avec l'équipe nationale, il est rarement souriant. Alors qu'on le voit heureux avec City. J'imagine que les responsabilités qu'il reçoit de Pep Guardiola y sont pour quelque chose. Là-bas, son coach le considère publiquement comme son joueur le plus important et il l'inonde de compliments. Je pense que ça joue dans l'esprit du joueur. Et puis on doit bien tirer la conclusion que Roberto Martinez n'a toujours pas réussi à lui trouver le poste qui lui convient le mieux. Il y a eu pas mal d'essais dans un schéma précis et ils ont rarement été concluants : quand Kevin De Bruyne joue assez haut, sur la même ligne qu'Eden Hazard, il y a quelque chose qui cloche. Alors, pourquoi ne pas le poster plus bas, près d'Axel Witsel ? De là, De Bruyne pourrait faire jouer à fond ses facultés d'accélérateur du jeu. À City, il fait marquer tous les gars qui sont devant lui. Faire marquer Romelu Lukaku... ça ferait plaisir à Lukaku. Il est dans le dur et les critiques se déchaînent directement en Angleterre. José Mourinho continue à le défendre. Il sait sans doute qu'il a une responsabilité dans la moins bonne période de Lukaku. Autant Guardiola essaie toujours de pratiquer un jeu dominant, autant Mourinho mise sur le point du nul avant de penser aux trois points de la victoire. Dans certains matches, ça peut donner le Lukaku isolé et en plein doute qu'on a vu ce week-end contre Chelsea. Les matches contre le Mexique et le Japon tombent très bien, ils sont bien placés. D'abord parce qu'on va avoir deux adversaires d'un bon niveau. C'est amical mais ça promet d'être solide quand même. Il y a quelques questions à trancher dans le groupe et le moment est idéal. La Russie, c'est bientôt et il faut de plus en plus penser à des nouvelles solutions derrière. Les indisponibilités de Vincent Kompany, ça continue. La méforme, les blessures et l'absence de temps de jeu de ThomasVermaelen, ça continue. Cette fois, il nous manque Toby Alderweireld. C'est peut-être le moment pour Dedryck Boyata. Ou pour un retour de Laurent Ciman comme dépanneur qui ne déçoit jamais. Deux retours me laissent avec pas mal de questions. Si Martinez a repris Adnan Januzaj en tenant compte de la méforme de Yannick Carrasco, je suis étonné. Januzaj n'a pas du tout le profil pour faire tout le flanc avec une défense à trois. Et puis il y a l'éternel cas Radja Nainggolan. Si Martinez l'a pris sur la base de ses deux gros matches contre Chelsea, c'est surprenant. La communication du coach sur le sujet n'est toujours pas claire. A-t-il peur, oui ou non, d'avoir un Nainggolan sur le banc, maintenant ou à la Coupe du Monde ? Comme dans le cas de Kevin De Bruyne, ce serait bien d'avoir chez les Diables un Radja Nainggolan qui sourit comme il le fait à Rome. Mais on ne peut pas forcer les gens à sourire. Il faut que tout s'emmanche bien pour eux en équipe nationale pour que leur visage s'illumine.