"Je ne me présenterai pas à la présidence de la FIFA. Je retire ma candidature. (...) Je n'ai plus le temps ni les moyens" d'aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres (NDLR: avant la date du 26 janvier, date limite de l'enregistrement des candidatures). "En me retirant je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n'y a plus rien", a-t-il expliqué au quotidien sportif dans un entretien à paraître vendredi.

Il ajoute: "C'est une question de calendrier, mais pas seulement. Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne? Pourtant, quand Blatter s'est retiré, j'ai reçu 150 soutiens déclarés. Une centaine de lettres officielles de fédérations et une cinquantaine de promesses. Tout cela en deux jours. Aujourd'hui, je dois m'occuper de tous les recours, suivre les procédures. En plus des motivations qui doivent encore être rendues, il y aura, derrière, le TAS puis la commission présidée par Domenico Scala (en charge de la commission électorale de la FIFA) qui a dit que j'avais falsifié les comptes. Je me suis battu comme je l'ai toujours fait dans ma vie mais on ne m'a pas donné la possibilité de concourir ce coup-ci."

Cinq candidats encore en lice

Ils sont cinq candidats admis à se présenter à l'élection à la présidence de la FIFA le 26 février, après le désistement jeudi de Michel Platini, qui n'a plus le temps d'épuiser les recours après la suspension de 8 ans de toute activité liée au football prononcée le 21 décembre par la justice interne de la FIFA

* Gianni Infantino (Ita/Sui/45 ans): le n°2 de l'UEFA, connu jusqu'ici seulement du grand public comme l'homme chauve qui préside au tirage au sort de la Ligue des champions, avait promis de se retirer si son patron Michel Platini pouvait se lancer. Il représente seul désormais les intérêts de l'UEFA. Depuis son annonce le 26 octobre, Infantino mène une vraie campagne. Il est un des favoris.

* Cheikh Salman (Bhr/49 ans): C'est l'autre grand favori. Mais le président de la puissante Confédération asiatique, vice-président de la FIFA est vivement critiqué par les organisations de défense des Droits de l'Homme pour son rôle, qu'il réfute, dans la répression du soulèvement démocratique de 2011 au Bahreïn.

* Tokyo Sexwale (AfS/62 ans): Ce compagnon de prison de Nelson Mandela, brillant orateur, apparaît comme l'homme neuf réclamé par beaucoup, loin des scandales de la FIFA. Mais il a peu d'appuis au sein du foot mondial, alors que ce sont les 209 fédérations membres qui élisent le président.

* Prince Ali (Jor/39 ans): le demi-frère du roi Abdallah de Jordanie avait poussé au 2e tour Joseph Blatter le 29 mai dernier, avant de se retirer. Mais il était alors soutenu par l'UEFA, qui est cette fois derrière Infantino. Et il n'a pas l'appui de la Confédération asiatique qui est derrière Cheikh Salman.

* Jérôme Champagne (Fra/57 ans): Connaît la FIFA pour y avoir été secrétaire général adjoint.

"Je ne me présenterai pas à la présidence de la FIFA. Je retire ma candidature. (...) Je n'ai plus le temps ni les moyens" d'aller voir les électeurs, de rencontrer les gens, de me battre avec les autres (NDLR: avant la date du 26 janvier, date limite de l'enregistrement des candidatures). "En me retirant je fais le choix de me consacrer à ma défense par rapport à un dossier où on ne parle plus de corruption, de falsification, où il n'y a plus rien", a-t-il expliqué au quotidien sportif dans un entretien à paraître vendredi. Il ajoute: "C'est une question de calendrier, mais pas seulement. Comment remporter une élection quand on est empêché de faire campagne? Pourtant, quand Blatter s'est retiré, j'ai reçu 150 soutiens déclarés. Une centaine de lettres officielles de fédérations et une cinquantaine de promesses. Tout cela en deux jours. Aujourd'hui, je dois m'occuper de tous les recours, suivre les procédures. En plus des motivations qui doivent encore être rendues, il y aura, derrière, le TAS puis la commission présidée par Domenico Scala (en charge de la commission électorale de la FIFA) qui a dit que j'avais falsifié les comptes. Je me suis battu comme je l'ai toujours fait dans ma vie mais on ne m'a pas donné la possibilité de concourir ce coup-ci."Ils sont cinq candidats admis à se présenter à l'élection à la présidence de la FIFA le 26 février, après le désistement jeudi de Michel Platini, qui n'a plus le temps d'épuiser les recours après la suspension de 8 ans de toute activité liée au football prononcée le 21 décembre par la justice interne de la FIFA * Gianni Infantino (Ita/Sui/45 ans): le n°2 de l'UEFA, connu jusqu'ici seulement du grand public comme l'homme chauve qui préside au tirage au sort de la Ligue des champions, avait promis de se retirer si son patron Michel Platini pouvait se lancer. Il représente seul désormais les intérêts de l'UEFA. Depuis son annonce le 26 octobre, Infantino mène une vraie campagne. Il est un des favoris. * Cheikh Salman (Bhr/49 ans): C'est l'autre grand favori. Mais le président de la puissante Confédération asiatique, vice-président de la FIFA est vivement critiqué par les organisations de défense des Droits de l'Homme pour son rôle, qu'il réfute, dans la répression du soulèvement démocratique de 2011 au Bahreïn. * Tokyo Sexwale (AfS/62 ans): Ce compagnon de prison de Nelson Mandela, brillant orateur, apparaît comme l'homme neuf réclamé par beaucoup, loin des scandales de la FIFA. Mais il a peu d'appuis au sein du foot mondial, alors que ce sont les 209 fédérations membres qui élisent le président. * Prince Ali (Jor/39 ans): le demi-frère du roi Abdallah de Jordanie avait poussé au 2e tour Joseph Blatter le 29 mai dernier, avant de se retirer. Mais il était alors soutenu par l'UEFA, qui est cette fois derrière Infantino. Et il n'a pas l'appui de la Confédération asiatique qui est derrière Cheikh Salman. * Jérôme Champagne (Fra/57 ans): Connaît la FIFA pour y avoir été secrétaire général adjoint.